Gare la gauche, les larmes vont bientôt changer de camp

Publié le 28 octobre 2013 - par - 2 373 vues
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La chasse à « l’infamie » est comme la cueillette des champignons : il arrive qu’on en oublie alors qu’ils sont à nos pieds !

Pendant qu’une certaine Leonarda excite les passions primitives de lycéens ignares – sans doute persuadés qu’en parlant d’Ancien Régime on cause de Sarkozy! –, les Inrockuptibles offrent une jolie couverture à Bertrand Cantat et l’occasion de se justifier. Rien que de « très » normal : il a juste frappé à mort une femme et, vraisemblablement, exercé un tel harcèlement sur une autre qu’elle s’est suicidée. Mais Cantat chantait bien – c’est vrai, je l’ai longtemps écouté –, gauchisait comme il faut. Alors il a le droit de commettre le pire : ses opinions valent pour indulgence.

Pendant que Leonarda nous insulte copieusement, Valeurs actuelles « ose » rappeler qui était le général Giap pour contrebalancer l’emphase mémorielle de Laurent Fabius : « J’ai appris avec émotion le décès du général Giap. Ce fut un grand patriote vietnamien, aimé et respecté par tout son peuple pour le rôle éminent et fondateur qu’il a joué dans l’indépendance de son pays. »

Sans fonction ministérielle, j’aurais mis cette déclaration sur le compte du sens aigu de la provocation du sieur Fabius. Mais compte tenu de ses actuelles responsabilités, cela relève de la trahison pure et simple ; et je m’étonne qu’il soit encore en poste. Les survivants de l’enfer indochinois apprécieront ! Je ne me souviens pas avoir entendu ce même Fabius encenser le général Bigeard à sa mort en 2010, un 18 juin, comme une affirmation ultime de son gaullisme sans faille.

Pendant que Leonarda empoisonne l’atmosphère, on ose parler de rafle, au mépris des anciens déportés, auxquels on interdit dans nombre de nos établissements le droit du souvenir, pour ne pas, probablement, froisser les petites têtes musulmanes, qu’il ne saurait être question d’éduquer autrement que dans le sens de leur fanatisme !

La propagande déliée de la Gauche – dont j’ai personnellement fait les frais en la personne de David Assouline, ainsi que vous pourrez, si le cœur vous en dit, le constater dans le journal de ma page Facebook – ne recule devant rien pour ruiner le tissu national, peut-être pour se venger de sa défaite inéluctable, ainsi que le font la plupart des armées en déroute ( ?).

La morgue des actuels gouvernants n’a d’égal que nos réelles souffrances dont ils sont les artisans exclusifs. Jules Renard a écrit : « Sache sourire quand un homme d’esprit devine tes petites infamies. » Mais gare : les larmes changeront bientôt de camp !

Charles Demassieux

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