Gastronomies africaines, avec les recettes d’Avia et d’Obono

Cannibales

En son temps, Laetitia Avia nous proposa l’épaule de chauffeur de taxi parisien à l’étouffée. Cuisinée à la togolaise avec de la goyave et ce qu’il faut d’ail, d’oignons et d’aromates africains, associée à des cocos italiens frais incorporés à 40 minutes du terme, le plat se révèle aussi suave et goûteux que l’agneau pascal.

http://www.lepoint.fr/politique/quand-laetitia-avia-deputee-lrem-mord-un-chauffeur-de-taxi-05-07-2017-2140693_20.php

Edouard Philippe, se révélant à cette occasion hédoniste et gourmand, fit en 2017, à L’Assemblée nationale que les Insoumis et les Écolos n’avaient pas encore transformée en claque pour handicapés poly-sensoriels, l’éloge de la maîtresse-queue, en tout bien tout honneur, mais aussi en parfait amateur des recettes culinaires de l’Empire revenues en France après un long intermède post-colonial. Avouant, en coulisse, qu’il préférait quand même les cardons à la moelle façon Frédéric Dard.

M’jid El Guerrab, dont les mamies et tantes travaillaient quant à elles aux fourneaux marocains, imposa, dans le pur style des Tabors en charge des féministes italiennes au printemps 1944, la cervelle de cadre socialiste au sang, nappée de son hématome extra-dural, une douceur un peu aigre cependant qui nous rappela des enfances martyres nourries jusqu’à la nausée d’hémisphères et de lobes ovins frits dans des huiles plus ou moins réchauffées.

Brisant le carcan finalement assez classique de cette gastronomie traditionnelle, Danielle Obono, surgissant telle un Saint-Laurent (patron des cuisiniers) pressé de grand-remplacer le cassoulet, le tripou, le magret aux figues et l’entrecôte marchand de vin, passe à la vitesse supérieure en dévoilant sa dernière création : le mort blanc-chrétien-décadent à la gabonaise, plus long à cuire qu’une simple épaule mais susceptible de nourrir une famille française déconstruite par Sandrine Rousseau pendant un minimum de cinq à six semaines, tout en épargnant à des gens de plus en plus appauvris par Macron l’ardoise d’une crémation voire d’un enterrement traditionnel.

Et ne laissant, à l’image du cochon, oreilles et queue comprises, rien qui se puisse perdre sauf avis contraire du chef Iquioussen pour ce qui concerne la certification halal.

http://www.leprogres.fr/politique/2022/10/04/mangez-vos-morts-daniele-obono-cree-la-polemique-sur-twitter

Ainsi enrichi sans cesse par des défenseurs remarquables de notre culture gastronomique désormais passée à la moulinette, au hachoir, au mixer et au pil africains, c’est notre patrimoine gallo-franco-romain tout entier qui s’engouffre dans un siècle entièrement dédié au goût, à la finesse papillaire, aux arts de la table et au trans-humanisme en mode cannibale.

Jean Sobieski

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11 Commentaires

  1. Bizarre quand même qu’une expression d’origine gitane se retrouve dans la bouche d’une Africaine.
    L’Afrique est connue pour son cannibalisme appartenant à un passé remontant pas plus loin qu’un siècle et même en deça et forcément au delà.
    J’ai entendu parler d’une autre origine : la colonisation aurait privé des roitelets maliens des revenus de l’esclavagisme et ils se seraient « consolés » avec les cadavres de prisonniers africains prélevés sur leur butin de guerre.
    En tout cas, les morsures dont beaucoup sont coutumiers pour attaquer ou se défendre sont des actes de prédation animales.
    Si l’Europe connait des famines, il faut s’attendre à ce que les Blancs passent dans la marmite.
    Je me souviens d’un film des années 70 : Y a bon les blancs où certains se faisaient ainsi boulotter par les gentils Africains mais affamés !

  2. Les derniers cannibales, ( peut-être en existe-t-il encore aujourd’hui ? ), sont des noirs..Obono et Avia ne renient pas leur race..Ce n’est pas une opinion, ce sont les faits qui le font constater.

    • Il en existe encore en Nouvelle Guinée de façon rituelle et en Amazonie, plus rarement.
      En Océanie, on entretient la légende pour que les flics nous foutent la paix.
      Le dernier gendarme a été mangé en 1930 parce qu’il voulait faire démolir un site sacré pour récupérer les pierres pour sa maison… On l’a fort opportunément rappelé au moment du covid et ça a évité ici et là d’être emmerdé avec muselières, ausweis, couvre-feux et vaccins.

  3. Eh, toi, le blanc ! C’est quoi, ton nom ?

    Heu… mon nom ? Mais pourquoi ?

    C’est pou’ mett’ su’ le menu !

  4. humour et dérision ? pas tant que ça, les surfacturations aidant et la violence interraciale les accompagnant il serait fort utile que les Blancs se décidassent à accepter l’idée qu’il leur faudra un jour manger de la chair humaine quand tout de viable autour d’eux aura disparu dans le néant, la guerre actuelle, une guerre-sans-raison, visant à ce scénario

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