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Gaulois réfractaires, allons-nous accepter ça encore longtemps ?

Je me rappelle d’un temps où… attendez, excusez-moi, je n’étais pas né en ce temps-là.
J’ai ouï dire d’un temps pas si lointain où mes compatriotes, pour résister à l’invasion d’une puissance ennemie, faisaient sauter des trains, des ponts, des routes, bravaient le couvre-feu, prenaient le maquis et ceci au risque de leurs vies. Ils en étaient parfaitement conscients et pourtant ils agissaient quand même.
Avaient-ils plus de testostérone que nous, plus de « corones ou cojones » comme on dit, plus de courage, plus d’abnégation ?

Je n’en sais rien, mais force est de constater que nous sommes incapables, malgré les circonstances, de faire ne serait-ce que 10 % de ce que nos parents ou grands-parents ont accompli durant cette sombre période. Il fallait en avoir pour dynamiter des voies ferrées en pleine nuit, tout en sachant que les représailles seraient sans pitié et que une fois pris, ce serait la torture, se faire fusiller ou la déportation. Rien à voir avec nos 135 euros d’amende. C’était une autre race. Élevée à la dure, ayant connu la faim, les privations, les maladies amplifiées par la quasi-absence de médecine performante et accessible à tous. Avoir une orange à Noël était quelque chose d’exceptionnel. Fallait avoir la santé physique et mentale pour tenir le coup. C’est sûr que lorsque l’on vit dans ces conditions, la vision de la vie et de la mort est bien différente de la nôtre.
Évitons le danger, restons prudents.

Si nous avions suivi ces préceptes lors de la dernière, nous parlerions une langue étrangère.
Aujourd’hui nous avons accepté et continuons à accepter des choses inimaginables. Aurions-nous accepté d’enterrer l’un des nôtres sans la présence des siens, de ne pas pouvoir lui dire adieu ?
Vous allez me dire que les circonstances étaient différentes. Oui, certes, mais il s’agit quand même d’un gouvernement voulant instaurer un régime totalitaire en voulant enterrer la liberté de mouvement et d’expression, un passeport sanitaire obligatoire, une ségrégation entre les vaccinés et les non vaccinés. Que ce gouvernement soit le nôtre ou étranger, cela ne change pas le fond du problème.

Regardez ce qui se passe en Birmanie. Malgré la répression féroce des forces armées qui ont déjà fait des dizaines de morts, le peuple continue de descendre dans la rue au risque de sa vie. Quand on arrive à un certain stade de saturation, la cocotte-minute explose. 500 morts et les opposants commence à prendre le maquis en compagnie des guérillas ethniques. Heureusement, Le Drian condamne avec fermeté. Ouf…
Autre exemple moins sanglant, le 29/03 en Roumanie, à Bucarest et d’autres grandes villes. Des centaines de manifestants contre les mesures restrictives du gouvernement. Bon, ça n’a pas donné de résultat mais au moins les gens se sont mobilisés. Il y a eu un mouvement contestataire que je vois très peu en France.
Et je ne parle pas de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la Suisse, de la Bulgarie et même de l’Autriche où ont eu lieu des manifestations anti-mesures sanitaires contre le Covid-19. Manifestations débouchant sur des heurts avec les FDO. La France serait-elle le seul pays où personne ne bouge ?

Restrictions de déplacement, fermeture des magasins, couvre-feu maintenu, plus de restos, de culture, interdiction de boire, de parler. Je ne parle pas des classes fermées. Il est vrai qu’avec le niveau scolaire qui baisse d’année en année, un peu plus un peu moins…
Et pour ceux qui croient que le 15 mai tout sera fini ou presque, ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Il suffira qu’une seule personne tousse au fin fond de la Lozère et tout le territoire sera reconfiné. J’en prends le pari. Parce que si c’est pour continuer à porter le masque, ne pas pouvoir aller où l’on veut, scanner un QR code pour pouvoir bouffer au resto ou présenter un passeport vaccinal pour aller au cinoche, je ne vois pas où est la liberté et la fin des restrictions.

Gaulois réfractaires, allons-nous accepter ça encore longtemps ?

Robert CLORIC