Gazelle, magazine de la femme maghrébine : encore de la propagande victimaire

Cet été, alors que je m’attardais devant les nombreux  magazines en vente dans l’espace presse d’une grande surface, mon attention a été attirée par l’un d’eux que je n’avais jamais remarqué auparavant.Il portait le joli titre de GAZELLE.

Un magazine pour les amis des bêtes? Que non!

Un magazine pour les chasseurs? Que non! (je venais de lire un ouvrage de Montherlant, L’histoire d’amour de la rose de sable, et j’avais trouvé la phrase suivante: … « l’arabe pour faire venir la gazelle imite son cri. ») Un magazine féminin? Oui, encore un! Mais pas destiné à n’importe quelle femme puisqu’il s’adressait à la femme maghrébine. Pas de risque de se tromper en l’achetant car la première ligne de la page de couverture annonçait tout de suite la couleur: Le magazine de la femme maghrébine.

Ma couleur à moi étant le « bleu,blanc,rouge », il ne m’était donc pas destiné d’où une certaine hésitation à l’acheter. Mais la curiosité féminine l’ayant emporté, j’ai cédé à la tentation de l’acquérir quand même.

En matière de presse féminine, il y a vraiment pléthore, aussi je voulais savoir s’il y avait vraiment nécessité à en ajouter un autre.

Côté existentiel, on trouve les mêmes questions, les mêmes sujets de préoccupation (dont l’intérêt est qu’ils n’en n’ont guère) que dans les journaux  féminins français:

Exemples:

1) femme française:

– Il parle trop au lit, comment le faire taire?

– Baisse de libido, le grand check-up

– Je ne comprends rien à mon Jules

– J’ai envie de me faire tatouer, qu’est-ce qui me prend?

2) femme maghrébine:

– Qu’est-ce qui fait craquer les hommes?

– Au secours mon homme est convoité

– Cet été, j’arrête de râler

– Garder son nom après le mariage, pour ou contre?

Côté mode, divergence: Si la femme française s’affiche parfois (peut-être même un peu trop) dévêtue, la femme maghrébine est couverte (peut-être même un peu trop) de la tête aux pieds…

Côté  cuisine, la gastronomie française reconnue pourtant mondialement est ignorée par celles qui vivent ici et qui ne pensent que plats comme « là-bas »…

Côté loisirs, découvertes, la femme maghrébine est peu éclectique dans ses choix. Les pays du monde arabe l’attirent surtout mais elle ne dédaigne pas l’Espagne si c’est pour visiter les trésors du monde arabo-musulman comme l’Alcazar de Séville. Donc exit des trésors français comme nos magnifiques châteaux de La Loire!

Ces quelques détails ainsi mentionnés suffisent d’emblée à noter que la femme maghrébine cherche à se différencier de la femme française en faisant fi de ses goûts. Mais là n’est pas l’essentiel!

La rédaction de ce bimestriel ne cache pas qu’il est destiné à des femmes qui ne veulent pas se sentir « obligées d’acheter un magazine qui ne va pas respecter leur pudeur et dans lequel elles ne vont pas retrouver un seul des codes de leur culture ».

GAZELLE n’hésite donc pas à se présenter comme  un magazine identitaire qui suit, ou plutôt encourage les maghrébines à garder leur culture.

Dans nos rues, la fierté maghrébine féminine s’affiche, on le constate de plus en plus, dans les tenues traditionnelles adoptées sans vergogne et qui ne sont pas celles de l’Occident.

Mais est-ce vraiment par pudeur d’abord que nombre de femmes s’affublent voilées?Manque-t-on vraiment de pudeur parce qu’on montre ses cheveux par exemple ou ses chevilles?

L’alibi pudeur ne sert qu’à justifier la nécessité de porter le voile dans le but de revendiquer avec ostentation son appartenance à l’Islam!

Ainsi, sur la page de couverture du numéro de Juillet-Août en ma possession, à côté du titre « mode-Pudeur et élégance à l’orientale », on ne s’étonnera pas de trouver un plus gros titre: « DOSSIER SPECIAL RAMADAN » conseils, témoignages, bons plans, spiritualité… l’indispensable du ramadan 2013.

En 2011,la couverture annonçait: « 60 pages spéciales Ramadan » Tout savoir pour vivre à 100% ce mois sacré.

Hélas, pour vivre à 100% le ramadan, il ne semble pas que ce soit ailleurs que dans un pays musulman que ce soit vraiment réalisable! La France ne manque pas de s’adapter de plus en plus aux exigences de la minorité musulmane, mais n’étant pas encore terre islamique, il y aura bien sûr un peu de rancoeur envers notre pays de ne pas aider plus la communauté musulmane dans ses pratiques d’une culture de plus en plus concurrente pour ne pas dire conquérante.

Le magazine compréhensif de la femme maghrébine semble en plus bien décidé à laisser s’exprimer les griefs présents ou passés de tous les non-souchiens.

Exemples d’articles:

LES OUBLIES DES VACANCES (2013)

On parle de l’association qui permet à des enfants qui ne partent pas en vacances de passer une journée à la mer. Tout ça pour arriver à mettre en exergue le témoignage de Nassera Aourni, bénévole de Marseille: « Sur 20 enfants dont je m’occupe 19 sont maghrébins! »

ENFANTS DE HARKIS: CES VICTIMES DE L’HISTOIRE (2010) à regarder en entier sur internet C’est une présentation du livre de Fatima Besnaci-Lancou.

« …Leur culture et leur façon de vivre est algérienne  sans hésitation. Le dialecte est compris par tous… »

1) Témoignage de Zoulika: « On croit souvent que l’on vit comme des blancs, des Français de souche. Si la plupart d’entre nous n’est jamais allée en Algérie, on vit avec des moeurs de là-bas. »

2) Ali, né en 1957 en Algérie, a grandi en France .

« Très vite, Ali a compris qu’on le freinait dans ses études »: « Il ne fallait pas qu’on obtienne des diplômes… qu’on ait un jour des Blancs sous notre autorité! »

Concernant ces 2 derniers témoignages,le 1er montre bien que les maghrébins de par leur volonté vivent en France comme des étrangers. Ils n’hésitent  pas à le dire et à le manifester (exemple récent à propos du football: quelle équipe a été la plus fêtée, celle de France ou d’Algérie?).Le 2ème témoignage est stigmatisant et mensonger! Il faut même être un esprit pervers pour avancer l’idée nauséabonde que les enseignants mettraient un frein à la réussite scolaire des maghrébins! Je connais le milieu enseignant et je peux affirmer que les enseignants n’ont qu’un but: la réussite de tous leurs élèves et ceci sans distinction de race. Oser avancer le contraire est insultant pour eux, pour nos institutions et pour la France.

Alors en dépit de quelques articles qu’on peut néanmoins lire sans déplaisir, y avait-il besoin d’un magazine identitaire et communautaire en France? Y avait-il besoin d’un magazine d’opposition en quelque sorte à notre société?

Chercher à faire pleurnicher les maghrébins sur leur sort ne peut avoir que des conséquences négatives pour eux et pour la France.

Notre société à ses codes qui ne font pas de notre pays une société fermée mais une société ouverte à ceux qui veulent bien faire l’effort de s’y intégrer. Je ne vois pas pourquoi nous devrions accepter chez nous le code unique de la charia qui règle tous les domaines du comportement en société.

Françoise Lerat

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