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Gazoducs russes : à qui profite le crime ?

 

On croyait avoir tout vu depuis Goebbels qui continuait à annoncer imperturbablement la victoire imminente du Reich quand les chars soviétiques roulaient dans Berlin. Mais aujourd’hui l’élève Zygomyr surpasse son maître.

Avec les référendums et les gazoducs, la désinformation a encore franchi un cap

Pour le sénile de la Maison Blanche, le paltoquet de l’Élysée et la fuhrette von Berlin qui a réalisé un coup d’État à son profit en Eurocrature, demander aux gens d’exprimer leur avis par un vote… c’est anti-démocratique !

Incroyable ? En aucune façon. Puisque la vraie démocratie, c’est quand les électeurs votent bien. C’est-à-dire dans le sens des décisions du Nouvel Ordre mondial. Sinon on s’assoit sur le scrutin. Les Français le savent depuis 2005.

Et ça continue avec les gazoducs en mer Baltique. Des fuites peut-être accidentelles, mais plus vraisemblablement provoquées par des actions criminelles, ont été détectées. Comme par hasard au moment même où les provinces russophones libérées rejoignent la Fédération de Russie.

Avant même d’avoir envoyé des plongeurs pour observer, des ingénieurs pour tenter d’expliquer et des techniciens pour réparer, c’est l’hallali contre la Russie. Sans poser la question élémentaire mon cher Watson : à qui profite le crime  ?

L’infecte Ursula, qui doit disposer d’informations que le commun des mortels n’a pas, affirme de façon péremptoire qu’il s’agit de sabotages. Et cette espèce de nazillonne mal embouchée, qui ne dispose d’aucune légitimité démocratique et ne représente aucun État, clame avec arrogance que les Russes, coupables, forcément coupables, seront châtiés.

Comment ? En leur injectant de force les mixtures empoisonnées fabriquées par son mari, et qu’elle a obligé l’Eurocrature à acheter au prix fort ?

J’attends encore qu’un média mondialiste cohérent (s’il en reste un) nous explique quel serait l’intérêt des Russes de sacrifier leurs propres installations. Alors qu’il leur suffit de fermer les robinets et de brûler le trop-plein éventuel de gaz pour répondre au blocus de l’OTAN. Sans handicaper l’avenir.

Mais la plupart des journaleux, sans le moindre effort de réflexion, reprennent en chœur l’antienne de la présidence ukrainienne : « Acte terroriste planifié par la Russie » Profitant de l’occasion pour exiger encore plus de dollars et d’armes de leurs alliés, puisqu’ils font le job à leur place… Encore une fois, l’ami Vlad se serait tiré une balle dans le pied !

Au point où en est la propagande otanesque dans ses efforts pour maquiller la réalité, elle ne se soucie même plus d’un minimum de vraisemblance. Puisque les gogos, les barjots, les blaireaux et les ballots avalent sans sourciller toutes ses sornettes.

Des techniques simples et efficaces

La stratégie de base du plénipotentiaire Goebbels était d’avoir un accès prioritaire aux informations pouvant impacter l’opinion publique. Pour les amplifier, les minimiser, les modifier ou les occulter.

Il disait que le contrôle permanent de la population impliquait de maintenir en permanence un niveau d’anxiété optimal, en alimentant un climat d’angoisse tel que les gens apeurés par un futur incertain ne réfléchissent plus par eux-mêmes.

Les infos les plus invraisemblables peuvent alors être diffusées, diluées, assénées afin d’orienter l’auditoire vers les conclusions souhaitées, sans qu’aucune alternative ne semble envisageable.

Le Zygomyr qui fait son show tous les soirs l’a entendu. Inspiré par son modèle qui imposait une conférence téléphonique quotidienne avec ses gauleiters. Pour les tenir bien en main et leur éviter la tentation de « penser de travers ».

Plus c’est invraisemblable, plus ils prétendent que c’est vrai !

Les Russes bombardent leurs propres troupes et des groupes de civils parmi leurs plus chauds partisans… Invraisemblable ? Pas du tout ! Cela prouve leur perfidie. Il sacrifient leurs troupes et leurs soutiens pour faire accuser les gentils Ukronazis de ces crimes et masquer leur prétendue épuration ethnique. Les gogos le croient.

Les Russes pilonnent une centrale atomique sous leur contrôle au risque de provoquer un accident nucléaire majeur dont ils seraient les premières victimes… Invraisemblable ? Que nenni ! Cela prouve leur machiavélisme pour faire accuser les gentils Ukronazis de ces actes irresponsables. Les barjots le croient.

Les Russes enterrent pieusement leurs victimes torturées et génocidées dans des tombes individuelles, surmontées d’une croix portant une plaque avec le nom du défunt… Invraisemblable ! Absolument pas ! Cela prouve leur machiavélisme. Les blaireaux le croient.

Alors qu’ils seraient en pleine déroute, abandonnant armes et bagages dans leur fuite, les Russes trouveraient le temps de maquiller leurs exactions en les faisant passer pour des ennemis morts au combat ou des victimes de frappes collatérales. Invraisemblable ? En aucun cas ! Cela prouve leur méchanceté et leur sournoiserie pour faire accuser de cette mise en scène macabre les gentils Ukronazis. Les ballots le croient.

Que le virtuose du piano à queue qui porte la fourberie sur sa face de rat se livre à ces simagrées et ces simulations, après tout cet histrion est dans son nouveau rôle de Président et de chef de guerre. Un happening improvisé avec pour spectateurs complaisants les crapules mondialistes et leurs larbins islamo-gauchistes.

Mais que des médias de grande écoute diffusent en Occident, sans la moindre réserve, sans le plus petit doute, ces infos surréalistes traduit le niveau de servilité et de pourriture dans lequel baignent les journaleux soumis, devenus propagandistes zélés mais qui ne volent pas haut.

On en revient aux fondamentaux de la propagande de Goebbels

Une peur permanente, diffuse, confuse, irraisonnée née de frustrations en cascade, en l’occurrence « si vous crevez de froid cet hiver, ce sera la faute du vilain méchant Poutine.»

Les individus submergés par ces tsunamis de propagande sont dans un état d’angoisse constante, prêts à prendre des vessies pour des lanternes, pourvu qu’on leur offre une échappatoire, aussi illusoire fût-elle.

Mais il n’y a pas que ça. La répétition assommante de slogans par la publicité, d’abord commerciale puis politique, crée des modes, suscite des achats ou des choix électoraux, et prend insidieusement le contrôle des cerveaux lents.

Sans prétendre délivrer un cours de psychologie sociale, je vais vous rapporter une anecdote d’apparence insignifiante mais qui me semble révélatrice.

De la chansonnette aux poudres de perlimpinpin

À l’époque dite des « yéyés », les radios matraquaient des chansonnettes aux paroles ineptes et aux musiques mal copiées des succès américains. L’objectif était qu’à force d’entendre ces airs, ils s’incrustent dans la tête des jeunes gens et qu’ils finissent par les en imbiber, et créer un état d’accoutumance sinon de dépendance. Objectif : vendre des 45 tours à faire tourner sur les Teppaz.

Avant de lire Gramsci et sa conquête du pouvoir par la saturation des défenses de l’esprit et le remplacement d’un mode de pensée par une « hégémonie culturelle » nouvelle, selon ses propres termes, ma première approche de l’anthropologie culturelle a commencé par une expérience aussi involontaire qu’inquiétante.

J’avais 14 ans. J’étais sur ma mobylette, attendant qu’un feu rouge verdisse, et je me suis surpris à fredonner un « tube » que par ailleurs je détestais au point de changer de station ou d’éteindre le transistor lorsque j’entendais les premières mesures.

Ils pouvaient donc, par la répétition lancinante, occuper des zones de ton cerveau comme une armée ennemie conquiert un territoire. En commençant par en neutraliser les barrages. Lesquels en l’occurrence s’appellent la personnalité intrinsèque avec ses pulsions d’attirance ou de dégoût, le libre arbitre piloté par l’aptitude au choix et à la réflexion, et quelque part aussi une trace d’instinct de survie. Parce que ce n’est pas un sort enviable d’être dans le troupeau un mouton qu’on conduit à l’abattoir.

Les médias emploient aujourd’hui les mêmes méthodes pour convaincre de la supériorité de l’homosexualité ou de la négritude, valoriser les changements de sexe, avoir honte de sa civilisation et de sa culture, et accepter dans la joie le Grand Remplacement.

Plus tard, j’ai lu tout ce qui me tombait sous la main, de « l’Institution oratoire » de Quintilien au « viol des foules » de Tchakotine… Et j’ai réalisé avec effroi que cette emprise sur les cerveaux, bien que dénoncée depuis plus de 2000 ans par les esprits les plus lucides, n’avait jamais cessé. Amplifiée par la TSF puis la télé. Surmultipliée par le web.

1902 : Monsieur le curé l’a dit, donc c’est vrai.

1922 : C’est écrit dans le journal, donc c’est vrai.

1942 : Le Maréchal l’a dit, donc c’est vrai.

1962 : Ils l’ont dit à la radio, donc c’est vrai.

1982 : On l’a vu à la télé, donc c’est vrai.

2002 : Le site .gouv.fr l’a montré, donc c’est vrai.

2022 : Le Zygomyr l’a dit, donc c’est vrai !

Christian Navis

Climats sous influence (climatorealist.blogspot.com)