Général BHL, à quand le cadavre de Bachar El Assad ?

Publié le 26 octobre 2011 - par - 1 793 vues

On ne sera pas interrogé longtemps sur le silence du Général Lévy.

Le stratègissime aura attendu que le cadavre de son ennemi soit exhibé pour, le devoir accompli jusqu’au bout, montrer enfin au monde que l’on ne badine pas avec la puissance des forces armées françaises. Tournée de plateaux pour tout le monde, c’est la nation victorieuse qui arrose!

Ainsi le dandy des dramatiques télé années 70 se sera-t-il transmué en Octave recevant le triomphe sous les arcs de la République. Chapeau l’artiste! Sincèrement, j’admire.

Malraux s’était engagé chez les Républicains espagnols, qui n’étaient pas tous des anges mais qui au moins s’étaient fédérés contre une idéologie dont on sait les dégâts qu’elle causa en Europe et bien au-delà. On se battait alors au nom de quelques libertés dont le sauvetage coûta un prix humain exorbitant. 

Sur les champs de bataille de ce siècle à son aube, les Libyens “libérés” annoncent aussitôt la couleur : verte, façon bannière coranique, avec les bons versets, ceux qui disent la supériorité du dogme, la conquête et la Loi de Dieu,  écrits dessus. Qui demeurera suffisamment stupide, ou aveugle, pour ne pas les lire et les comprendre? Et surtout, que personne ne s’avise désormais d’aller emmerder les tenants de la charia pour des broutilles. Le ton est donné! 

N’est pas Malraux qui veut. De cela comme du reste, le Général Lévy se fout impérialement. Il a rempli avec succès une mission dont les termes n’échapperont pas longtemps au jugement du plus grand nombre. Et si l’assassin de Lockerbie et du Ténéré a fini comme il méritait de le faire, si pas grand monde ne regrettera son verbe, son style (encore que, les Amazones….), son orgueil et ses penchants ethnocidaires, il n’en demeure pas moins que cette opération dégage quelques tenaces effluves portuaires, de celles, lourdes et sanieuses, que l’on respire à proximité des terminaux pétroliers. Pouah!

Une question au Général pour terminer : maintenant que vous avez négocié, l’épée à la main, l’essence de nos voitures contre l’entrisme islamique dans votre pays (qui est aussi le mien, un détail), dès lors que le peuple syrien en danger (ce mot vous rappelle-t-il quelque chose?) continue à payer chaque jour, de son sang, les accommodements raisonnables de la politique internationale, retraite méritée ou Bachar El Assad?

Alain Dubos

 

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