Dans « Quatre-vingt-treize », Gilles Kepel préfère s’en prendre à Riposte Laïque qu’à l’islam

« Quatre-vingt-treize », dernier livre de Gilles Kepel, nous démontre, encore une fois, que nous avons affaire à un politologue de talent. Nous avons là un essayiste très diplomate, connaisseur hors pair de la question islamique. Son écriture ciselée et ses descriptions précises nous mettent à chaque fois face à un enseignant-chercheur capable d’éclairer notre lanterne en nous conduisant dans les dédales de l’islam mondialisé, dans nos banlieues et au cœur-même de nos villes, donc de la Cité.

Le problème auquel Gilles Kepel n’arrive pas à se soustraire est que le travail d’un politologue (et sociologue) ne peut, en aucun cas, être considéré comme politiquement neutre ; à moins que l’essayiste ne soit un vendeur d’illusions ou ne fasse partie de ces citoyens de la République des lâches. Et c’est bien cette pseudo-hauteur de vue par rapport à son sujet qui finit par agacer le lecteur de Gilles Kepel version 2012 : il n’est absolument pas neutre lorsqu’il s’agit de faire des entorses à notre entendement et d’asséner des coups de massue à  tous ceux qui sont ouvertement hostiles à l’islam, à cette vénération obséquieuse et dégradante due au Coran et à Mahomet, mais aussi à tous ceux qui sont inquiets face à l’immigration sans intégration en provenance des pays musulmans.

L’insupportable borgne-attitude

Au lieu de s’attaquer de front et de façon concomitante à des sujets socio-politiques bel et bien liés :

  • Une immigration très mal maîtrisée et en bonne partie liée à une endogamie islamique et tribale,
  • Un refus patent d’intégration en bonne partie pour des raisons cultuelles et culturelles,
  • Un marquage illégal par l’islam d’espaces communs à tous les citoyens,

au lieu de cela, Gilles Kepel tente vainement de détourner son regard des faits sociaux mis en évidence par Riposte Laïque. Notre politologue n’hésite pas à rester vigilant d’un seul œil. Comme Daniel Vaillant et Claude Guéant, il avance des justifications bancales à un phénomène politico-religieux tout à fait scandaleux. Voici comment procède notre politologue :

1 – Page 234, il cite certes les 38 vidéos de Maxime Lépante qui, des mois durant, ont montré l’occupation illégale des rues par les haut-parleurs et par les militants mâles de la prosternation. Gilles Kepel indique même que ces vidéos avaient cumulé plus d’une centaine de milliers de visionnages. Mais il ne pipe pas mot du succès fulgurant enregistré par la vidéo que Riposte Laïque doit à notre ami cinéaste Guy Sauvage, sur le même sujet ! Avec plus de un million six cent mille visites enregistrées dès janvier 2012, cette vidéo démontre que ce n’est pas du tout la prière qui mobilisait une partie des orants musulmans, mais bel et bien l’épreuve de force qu’ils cherchent à tout prix en provoquant la République et les Français et en appelant ouvertement à des émeutes généralisées dans les quartiers et à massacrer les juifs :
(خيبر خيبر يا يهود  — جيش محمد سوف يعود)

2 – A la même page 234, Gilles Kepel ose avancer une hypothèse stipulant que les deux mosquées de Barbès (il n’indique pas que l’une d’elles s’appelle Al Fath = la Conquête islamique) étaient trop exiguës et que l’afflux massif pour occuper des rues entières provenait de la fermeture de la moquée rue de Tanger (métro Stalingrad). Mais Gilles Kepel omet de fournir des repères géographiques et deux indications capitales à son lecteur :

a) la fermeture de cette mosquée parisienne avait permis à la mairie de Paris d’offrir à son imam, Larbi Kechat, un vaste point de chute sis 15 avenue de la Porte de la Villette,

b) le tollé général provoqué par Marine Le Pen a permis à Claude Guéant d’offrir un supplément de récompense aux contrevenants : une caserne de pompiers sise Bd Ney.

M. Kepel omet donc de préciser que lorsque Guéant s’est fait menaçant, les orants ont su trouver le chemin de 12 minutes qui mène au Bd Ney (itinéraire Google Maps), alors qu’ils n’avaient jamais cherché à emprunter le chemin direct, de 5 minutes seulement d’après Google Maps, qui mène à la mosquée provisoire de l’imam Kechat. Si notre politologue daignait seulement pointer ces scandales et ajouter des indications géographiques précises dans ses essais, les citoyens pourraient enfin repérer les diverses supercheries de nos ministres, soi-disant chargés du culte, de  la maréchaussée et de l’ordre sur la chaussée.

Le privilège revient donc à Riposte Laïque de mettre à nu la lâcheté de nos  ministres et les méthodes peu dignes auxquelles a recours un enseignant-chercheur de nos prestigieuses Sciences Po.

Et sans avoir froid à l’unique œil resté ouvert, Gilles Kepel ose rapprocher, page 233, « La faute du bobo Jocelyn », roman à succès de mes amis Pierre Cassen et Christine Tasin, du « Manifeste 2083 » concocté par un malade mental et un tueur de sang froid nommé Anders Behring Breivik.

La faillite de nos élites

Les sciences sociales participent de notre construction de la Cité, des citoyens qui la composent et des systèmes de pensée appelés à devenir prédominants, surtout lorsque ces sciences sont pratiquées au sein d’une institution aussi courue que Sciences Po. C’est peut être là, rue des Sts-Pères et rue Pré aux Clercs,  que notre élite accouche de belles légendes et de Grands récits nationaux. La pseudo-neutralité des sciences est une de ces légendes. L’autre Grand récit est une construction de diasporas issues uniquement de l’immigration légale durant les trente glorieuses, dont les descendants légitimes seraient discriminés durant les trente piteuses. Ce que Marianne a pu débourser en programmes de soutien, en tentatives de mise à niveau et en réparation des dégâts causés par des briquets, tout cela est passé sous silence ; en pures pertes, sans profits. Quant à la misère africaine qui colle à la peau de bien des populations, quant aux transferts de fonds qui soutiennent bien des économies gangrenées par la corruption, c’est comme si ces facteurs étaient quantités négligeables qu’un politologue et sociologue pouvait écarter de son champ d’analyse et d’observation.

Gilles Kepel est un talentueux catalyseur de ces légendes. Ce n’est pas pour rien qu’il recycle un titre que nous devons à Victor Hugo. Il donne l’impression d’être préoccupé uniquement par la précision de ses descriptions, de sa méthodologie pour prétendre observer et bien décrire, de façon neutre, sans jugement de valeur, le délitement, les heurs et les malheurs de la Cité. Sauf que Victor Hugo ne faisait pas que bien écrire et décrire : il ne faisait pas mystère de son engagement politique dans les affaires de la Cité.

Ceci étant, reconnaissons tout de même que Gilles Kepel et son équipe ont une circonstance atténuante par rapport à Victor Hugo : ils pratiquent une science sous contraintes fortes. Dans leurs laboratoires, ils manipulent et décortiquent une matière sociale autrement plus explosive que le Semtex.  Ils ne peuvent pas se permettre de froisser les sujets qu’ils observent : les musulmans ; ces êtres dont la psychologie est fragilisée par le mensonge et par l’hypocrisie sociale que la religion islamique leur impose au quotidien, aussi bien en métropole qu’au-delà de nos frontières. Et Allah sait comment les musulmans sont capables de signaler à ceux qui les étudient les limites qu’il ne faut surtout pas dépasser pour ne pas les fâcher et provoquer la manifestation de leur indignation, toujours très explosive, menaçante, accompagnée de vociférations et de cris de haine ! Autrement dit, le sujet islamique n’est pas une molécule ou une matière neutre, mais plutôt de la dynamite, un réacteur sous très haute tension, qu’il faut observer et analyser en prenant mille précautions et en enfilant cinq couches de gants ignifuges ; à moins d’être, à la fois, patriote et une tête brûlée, comme le sont les Japonais à Fukushima ou les rédacteurs à Riposte Laïque.

A force de prudence et de doigté unilatéral, le chercheur du laboratoire Kepel finit par être façonné à l’image de la matière qu’il enseigne et étudie. Au lieu de nous démontrer la nocivité des préceptes islamiques les plus basiques pour le creuset de fusion que la France a toujours été, au lieu de mettre en évidence la phagocytose de l’islam et sa tendance à se comporter comme une tache d’huile qui résiste à tout dissolvant, au lieu de rappeler sa tendance à enflammer ses adeptes à la moindre critique du Coran et de Mahomet, au lieu de tout cela, le politologue se fait diplomate, même lorsqu’il s’agit d’affaires parfaitement intérieures. Il se met donc à choisir précautionneusement des propos prétendument neutres et totalement aseptisés. Et voilà notre enseignant-chercheur qui finit par intérioriser et puis par reproduire le comportement hypocrite et faux-cul que la religion islamique inocule à ses sujets et victimes qu’elle oblige à plier l’échine, le tronc et puis le corps tout entier.

A l’instar de Gilles Kepel, le chercheur se trouve pris au piège de la terreur intellectuelle que l’islam a toujours su insinuer et puis imposer, y compris à des esprits lucides et d’apparence indépendante.

Par ailleurs, à force de suivre les mille et une arabesques des courants islamiques, Gilles Kepel a fini par perdre de vue des fondamentaux : la prise en considération du plus grand commun dénominateur ! Notre politologue pagaye vaillamment à travers le maelström d’une pensée organisée en multiples tribus, en écoles divisées, en voies arborescentes, en commandos plus ou moins virulents… Et c’est ainsi qu’il n’ose pas nous présenter une synthèse. Immergé dans un fatras, il ne voit plus que l’islam et ses pratiques quotidiennes les plus basiques sont le dénominateur commun à tout ce qu’il a pu observer depuis ses tout premiers travaux ; en France et à l’étranger. Ce sont les prescriptions coraniques et mahométanes qui sont communes à ce que Gilles Kepel a si bien étudié. Ces prescriptions pratiques sont communes :

  • Aux revendications dès les années 1970 pour obtenir des salles de prières dans les foyers Sonacotra,
  • Aux exigences ‘syndicales’ pour l’aménagement du temps et des espaces pour les ablutions et les prières dans les usines Renault,
  • A l’islam géré directement par les consulats dans les années 1980 et puis depuis 2008,
  • A l’islam des étudiants, attachés au bled mais détachés des consulats,  jusqu’à la prise d’otages et puis la libération de deux journalistes français en Irak. Cet évènement avait mis à nu le double jeu, très dangereux, de l’UOIF,
  • Aux prédicateurs itinérants du mouvement Tabligh,
  • Aux salafistes adeptes du copier-coller des muftis saoudiens
  • A l’islam des autochtones, nés et élevés en métropole

Tous ces dérivés de l’opium ont comme noyau dur et incontournable, la soumission aux prescriptions séparatistes, ségrégationnistes et misogynes de l’islam, c’est à dire du Coran et de Mahomet. Mais notre politologue est trop diplomate (donc hypocrite) pour formuler ce simple constat à l’adresse de nos dirigeants, de ses étudiants, de ses lecteurs, de ses concitoyens et de ses voisins musulmans ! Gilles Kepel reste donc dans le sillage de feu Mohamed Arkoun auquel il rend hommage dans son dernier livre. Il s’agit d’un autre érudit qui dissertait dans tous les sens pour ne pas aller à l’essentiel. Il a même inventé l’anathème barbare d « essentialialisation » pour discréditer ses contradicteurs qui osaient expliquer, tout simplement, que la maladie des musulmans est due au Coran et à Mahomet. Nos deux experts de l’islam n’osent jamais mettre le pied dans le plat. Il faut dire que c’est bien de ce plat qu’ils se nourrissent si bien.

Et c’est là que se vérifie une théorie générale des sciences politiques : on ne peut déterminer à la fois la position et la destinée finale d’un mouvement en bombardant son générateur. Gilles Kepel a plutôt choisi de bombarder les éléments parasites qui s’attaquent à son sujet de prédilection. Les irréductibles résistants de Riposte Laïque font partie de ces électrons libres qui perturbent l’élaboration en beauté de son Récit.

Mais ne soyons pas totalement ingrats : les études minutieuses réalisées par Gilles Kepel et ses équipes nous permettent de mieux connaître les diverses manifestations et  les symptômes engendrés par les deux fameux agents pathogènes que sont le Coran et Mahomet. Forts de notre étiologie, il nous reste à inventer les différentes chimiothérapies capables de guérir nos concitoyens et voisins musulmans ainsi que les vaccins capables de prémunir nos futures générations.

Face à toutes ces variétés d’opiacés diffusées dans notre Cité, face à tous ces calmants sophistiqués élaborés à Sciences Po, il nous faut faire preuve d’intelligence pour mobiliser, à nouveau, des hussardes et des hussards de la République !

Pascal Hilout, né Mohamed

 

 

 

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