Giulia : je persiste, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni n'aiment pas la France !

Nombre de mes lecteurs protestent devant mon article consacré à ce que je considère comme une trahison pour un Président de la République en exercice, donner un prénom étranger à sa fille.
Je persiste et signe, pour trois raisons.
D’abord, si l’on pouvait il y a trente ans, se payer le luxe de donner à ses enfants des prénoms d’origine étrangère, par goût pour une autre culture, un livre, une star, une époque… cela ne remettait pas en cause le modèle français ni sa tradition assimilationniste et le choix individuel n’avait pas de conséquences. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où l’assimilation est refusée par de plus en plus d’immigrés, où une Valérie Pécresse veut nous imposer de parler anglais même dans les universités françaises, où l’on voit fleurir des pancartes bilingues dans les banques et autres bureaux de poste, où un René Marchand retournant dans le Montluçon de son enfance s’afflige du « globish » ayant remplacé le français dans les enseignes et devantures, où l’on s’afflige du vocabulaire minimaliste et fautif de nos jeunes, et où « nique ta mère » et « sale céfran » remplacent « va te faire voir ». Notre langue est en danger, notre culture est en danger, et un sursaut nationaliste et patriotique est donc nécessaire. Que dire alors quand on est Président de la République, censé se battre au premier chef pour notre pays  et ses traditions et promouvoir la francophonie qui passe aussi, n’en déplaise à certains, par les prénoms ?
Ensuite, il me semble que certains propos de Carla Bruni en disent long sur son « amour » de la France et expliquent qu’elle ait pu nommer sa fille Giulia, bien qu’elle soit la première dame de France.  Si elle a nommé sa fille à l’italienne, c’est bien, aussi, par refus de la France. Qu’on se rappelle ce qu’elle disait des Français en 2007 :  » Ils sont minables ! Toujours de mauvaise humeur.Tout le contraire des Italiens ! » Paris ? « Une ville affreusement polluée, un centre-ville insupportable », lâche celle qui « habite à la lisière de la capitale parce que c’est le seul endroit où existent des espaces verts ». En revanche, elle plébiscite Londres, « une ville magnifique où l’on ne sent pas la pollution, il y a tellement de parcs… » t. « Je ne suis pas du tout Française, insiste la chanteuse. Je n’ai pas de passeport français, j’ai un passeport italien. J’aime le tempérament des Italiens et la gastronomie italienne. »
Enfin,Sarkozy lui-même, malgré sa fonction, qu’il a pourtant voulue et choisie ne disait-il pas devant des étudiants américains en 2004 : « Je me sens étranger dans mon propre pays« , « je partage beaucoup de valeurs américaines« , ce qui avait permis à Éric Besson, alors dans l’opposition socialiste, de le qualifier de  « néoconservateur américain à passeport français » ?  Alors quand je fustige une politique tendant à faire disparaître notre héritage et nos traditions tout en prônant le multiculturalisme, il me semble que le choix du prénom, non français, du Président de la République, n’est pas dû au hasard mais significatif d’un état d’esprit, peu compatible avec sa fonction.
Christine Tasin
Résistance républicaine
 

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