GJ Paris, acte XVIII : les casseurs gauchistes protégés par le pouvoir

Publié le 18 mars 2019 - par - 18 commentaires - 1 364 vues
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Brel chantait « Voir un ami pleurer »… Samedi 16 mars 2019, j’ai vu un vigile au bord des larmes parce qu’il avait tenté de faire son travail en empêchant le saccage du magasin Samsung des Champs-Élysées – son employeur – et que, pour cela, on l’avait lynché, m’a-t-il raconté. Un vigile ça ne gagne pas des fortunes…

C’est l’une des images que je garderai de cette journée, comme celle du pillage anarchique de la boutique Jeff de Bruges, un peu plus loin, des boîtes de chocolat écrasées jonchant le sol. À ce sujet, il y avait effectivement de tout parmi les pilleurs, qui prenaient des risques fous, comme cette femme très modeste – son allure parlait pour elle – se saisissant d’un foulard dans une vitrine brisée et donc coupante. Parfois, je les exhortais, en vain, à ne pas céder à cette tentation, leur expliquant qu’ils étaient sûrement filmés. Ce que j’ai refusé de faire pour ma part : je ne suis pas un indic et je n’ai pas d’affection particulière pour des entreprises mondialistes qui font le malheur des peuples, à commencer par le mien ! Même si cette casse n’affectera que les petits employés et pas les dirigeants d’Hugo Boss, Yves Rocher, Celio, etc.

Casse donc inutile et contre-productive, puisqu’elle est déjà associée aux Gilets jaunes, à qui l’on reproche d’y avoir participé – sans preuves ! – ou d’avoir regardé les destructions sans agir. Essayez, au passage, d’empêcher des Blacks Blocs surentraînés de faire ce qui leur chante et ensuite on en reparle !

En m’arrêtant un instant sur cette société inondant notre vie de publicités pour créer des envies que la plupart ne pourront assouvir, je ne saurais condamner sans nuance celles et ceux– mal fagotés, des dents en moins – qui ont volé et ont, pour quelques-uns d’entre eux, connu la rue. Un jeune militaire français m’a ainsi raconté, en début de matinée, comment son pays l’avait abandonné à son sort.

Face à ce déchaînement, gendarmes et policiers ont plusieurs fois reculé, rendus impuissants par les projectiles de toutes sortes lancés sur eux et les batailles rangées.

J’ai même surpris une conversation entre collègues de la Bac dans une ruelle adjacente : « Qu’est-ce que vous faites, les gars ? C’est là-bas que ça se passe ! » a lancé l’un d’eux, qui s’en revenait de la plus brûlante avenue du monde… à ce moment. Réponse : plusieurs moues de réprobation.

Parce que ce jour-là, les uniformes en ont pris plein la tête et les jambes, au point qu’un gendarme s’est effondré, transporté in extremis sous l’Arc de Triomphe. Je me suis proposé pour remettre à ses collègues mon matos de premiers soins. Ils m’ont ouvert le passage mais, voyant les secouristes arriver, je leur ai cédé la place. Bilan : le gendarme a été exfiltré en vue, vraisemblablement, d’une hospitalisation.

Les manifestants n’étaient pas en reste, blessés abondamment. Sur le sol, sporadiquement, l’on voyait des taches plus ou moins grosses de sang. Pas besoin d’imaginer alors le pire : le chaos présent était assez édifiant pour comprendre.

Cependant, si les attaques contre les forces de police et de gendarmerie étaient injustifiables, je ne peux ignorer la rage de ce manifestant du Sud-Ouest : quelques semaines plus tôt, il avait perdu l’usage d’un œil en protégeant sa femme d’un tir de Flash-Ball qui lui était destiné. « J’ai vu son œil exploser », m’a confié cette dernière. Son mari d’ajouter qu’il avait en permanence des migraines et que personne ne pouvait comprendre sa détresse. Cela aussi il eût fallu l’entendre, messieurs Macron, Castaner et autres membres du gang en Marche !

À ce propos, la relative modération des policiers et gendarmes n’était pas tant due à leur bonne volonté apaisante qu’au manque d’effectifs et de matériel adéquat, comme l’ont confié ultérieurement certains de leurs représentants aux médias, dont un se plaignant des munitions « chamallow » livrées à ses collègues. Les nombreux Gilets jaunes mutilés apprécieront. Toutefois, qu’ils se rassurent, on a tous eu notre dose de jets d’eau, gaz lacrymogène, grenades et Flash-Ball !

Petite parenthèse enchantée, j’ai croisé des lectrices et lecteurs de Riposte laïque. De charmantes personnes qui m’ont permis de faire une pause ensoleillée : l’une avait un accent chantant et nettement plus doux à entendre que les détonations diverses et variées ! Et plus haut, dans le brouillard, j’ai retrouvé un élu du Rassemblement national de ma connaissance, les yeux explosés par le gaz lacrymogène mais toujours vaillant et déterminé à défendre l’honneur du petit peuple oublié de France, assimilé à tort aux casseurs d’ultra-gauche.

Auparavant, tandis que le « spectacle » n’avait pas encore commencé, une petite gauchiste du Bordelais, à qui je faisais remarquer que la casse n’était pas trop d’extrême droite, m’a demandé tout de go : « T’es flic ? » Et de lui répondre poliment par la négative. Elle a tout de même douté, jusqu’à ce qu’elle m’aperçoive en train de saluer pas mal de Gilets jaunes, de secouristes, etc. Ou comment parler de tolérance avec un cerveau formaté au Bien (rouge) et au Mal (pas rouge).

Ce qui démontre l’atmosphère hypertendue ce samedi, c’est que très vite les hostilités ont commencé, ce qui n’advient généralement qu’en milieu, voire fin, d’après-midi.

Dans les nuages lacrymogènes, les scènes de combat me semblaient un décor irréel peuplé de silhouettes fantomatiques. Les incessantes détonations me confirmaient que c’était bel et bien la réalité. Pourtant, dans cette opacité, je me sentais paradoxalement plus en sécurité que sur les Champs-Élysées où, lorsque j’y retournais, le feu et la dévastation conféraient à l’avenue et ses alentours une allure de guerre. Voir ma vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=9ZJqcR5nkJs

Dévastations sauvages et inutiles. Qu’on m’explique l’intérêt symbolique d’incendier des kiosques à journaux, comme celui de détruire les véhicules de particuliers. L’un d’eux avait été affublé de gants de boxe, hommage évident à Christophe Dettinger. Sauf que Christophe n’a rien brûlé : il a défendu des femmes !

Petite précision : malgré les déclarations stupides d’Agnès Buzyn, laquelle ne déteste rien tant que les gueux, je n’ai pas vu l’ensemble des Gilets jaunes prendre du plaisir à contempler les destructions, sauf peut-être le Fouquet’s, repère de ce show-biz qui les méprise, tel François Berléand. De la même manière, je peux affirmer, à la lumière des quatorze manifestions parisiennes auxquelles j’ai participé, que des policiers ont pris plaisir à tirer sur les Gilets jaunes et les frapper, ce qui ne fait pas une généralité !

Nombre de Gilets jaunes, lorsqu’ils ont constaté l’ampleur des dégâts et de la violence, se sont d’ailleurs rabattus sur la Marche pour le climat qui se déroulait elle aussi dans la capitale.

Maintenant, quand j’entends les cris d’orfraie des uns et des autres parce qu’on a démoli le Fouquet’s ou la bijouterie Bulgari, j’ai les dents qui grincent : à quand la même émotion lorsqu’une énième église catholique sera profanée ? Émotion, par contre, tout à fait compréhensible quand on parle de la banque incendiée, au-dessus de laquelle se trouvaient des appartements occupés. J’en profite ici pour saluer les pompiers de Paris qui ont, comme toujours, fait preuve d’abnégation et de sang-froid.

Le fanatisme rouge – l’anarchisme étant son enfant terrible – peut effectivement avoir des conséquences dramatiques, malgré l’emballage que certains trouvent séduisant.

Cela dit, je m’interroge, comme beaucoup : on peut arrêter les Identitaires en amont des manifestations mais pas les membres de l’ultra-gauche… ? De qui se moque-t-on ? C’est à se demander si ce samedi 16 mars n’a pas été orchestré pour enterrer définitivement le mouvement des Gilets jaunes !

Charles Demassieux

(Photos et vidéo : Charles Demassieux pour Riposte laïque)

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Notifiez de
Hovid

Comme Obama qui fricotait avec les terroristes pour déstabiliser les Russes qui en rient encore

PANDRE

Cherchez pas à comprendre. Pour pondre une loi anti-casseur, il faut de la casse. Cherchez l’erreur!

senechal

Mieux que VON CHOLTITZ qui avait pourtant reçu l’ordre de détruire Paris, les Black bock réussissent à tout détruire dans la capitale sur ordre de l’équipe à Castaner, sous l’oeil médusé des policiers qui n’ont pas d’ordres pour intervenir et les empêcher de tout saccager!.
Soit Macron et Castaner ont un plan Machavièlique pour laisser faire ces monstruosités.
Soit Macron et Castaner ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités pour donner des directives afin de protéger les personnes et les biens.
Dans un cas comme dans l’autre, ils sont hors courses pour diriger la France et ils doivent remettre leur démission!.

DUFAITREZ

A l’origine, gréco-romaine, les Champs Elysées accueillaient les citoyens vertueux…
Maintenant, les voyous…
Autres temps, autres moeurs…

Natou

Charles excelllent reportage et tout comme vous je me pose la même question ? Qui est derrière tout cela car les Blacks Blocks sont identifiés et de plus on savait qu’ils allaient venir au moins depuis 10 jours et on laisse faire ? Pis Le Roi part 3 jours au ski !!!!
Un tel comportement n’est pas digne d’un Président , il nous prouve une fois de plus que le costume est beaucoup trop grand pour lui !
Castaner j’en parle même pas . C’est DJ Castaner le bad boy du dance floor pathétique j’ai honte .

Non le mouvement des GJ n’est pas mort ce samedi vous verrez ….

Sylvie Danas

Vous vous demandez si ce samedi 16 mars n’a pas été orchestré par le pouvoir pour enterrer définitivement le mouvement des Gilets jaunes ? Pour moi, il n’y a aucun doute. Maqueron a démontré, dès sa candidature, que tous les moyens lui étaient bon. Sa seule vraie difficulté, c’est de ne pas se faire prendre. Quant à la mise en scène ridicule du limogeage d’un préfet à 15 jours de sa retraite, et d’un Castaner qui sauverait prétendument sa sale peau de ministre d’un cheveu, on s’en gondolerait si ça n’était pas si dramatique

patphil

pourquoi les manifestants en gilet jaune sont systématiquement fouillés ?
pourquoi les gars en noir et cagoulés sont ils systématiquement ignorés des crs ?

André Léo

Le préfet de Paris viré, pour protéger l’étage au dessus. A un an de la retraite, le gugusse est « accusé » d’avoir interdit l’usage des flash balls. S’il l’a fait, c’est « qu’on » lui en avait donné l’ordre.
Samedi, une télé avait filmé un policier  » Mais qu’est-ce qu’on attend pour intervenir? A croire « qu’ils » veulent que ça dégénère », disait le policier. Et ça a bien dégénéré, comme prévu. La violence des casseurs de l’ultra gauche devait renforcer Macron et sa caste.
Le calcul se retourne contre les calculateurs. La machination trop visible s’est imprimée dans l’esprit des Français. Autoritarisme, incompétence et manipulation, voilà comment les Citoyens jugent ce « système ».

Une patriote

Mais bien sûr que si il a été orchestré et en plus cela à été fait en haut lieu ! Les autres samedis, on ne compte plus les blessés, matraqués, gazés, arrêtés pour un simple port de masque contre la poussière ! Là les policiers regardaient les black blocs incendier, dévaliser, détruire, armes aux pieds, sans la moindre réaction ??? Pourquoi si se n’est parce qu’ils avaient RECU DES ORDRES DE LEUR HIERARCHIE ! Macron est Castaner sont fous de rage parce qu’ils n’arrivent pas à arrêter le mouvement gaulois, ils ont donc tout fait POUR FAIRE MONTER LA HAINE DES COMMERCANTS ET DES AUTRES FRANCAIS CONTRE LES GJ ! Macron poursuit en faisant virer les lampistes qui étrangement ont été contre lui dans l’affaire Benalla et ont dénigré ce dernier, alors que le MIGNON qui couvre d’éloges Macron reste

GVS

GJ convaincu et participant depuis le début, je constate a la vision de cette video que:
-Les black blocs ont eu toute impunité pour saccager et agresser les FO
-Les FO autour de l’arc de triomphe ont eu une attitude toute correcte et de retenue, les agresseurs sont les autres
-Chaque fois que les Black blocs attaquent soit les FO soit les biens les GJ doivent se retirer en masse et laisser les FO faire leur travail:Bref se désolidariser ouvertement des casseurs! Et que ce soit net! Faute de moyens pour les neutraliser directement!

Une patriote

Vous ne connaissez pas le fonctionnement de Macron, tout ça été orchestré samedi en haut lieu, NOUS EN AVONS LE FIN MOT CE MATIN. Il fallait du lourd, pour frapper les esprits parce que Macron et Castaner n’arrivaient pas à mettre un terme au mouvement GJ, eh bien depuis ce matin la décision vient d’être prise, LES POLICIERS VONT POUVOIR ALLER A L’AFFRONTEMENT ! Voilà où voulaient en arriver Macron et Castaner, MASSACRER UN MAXIMUM DE GJ AFIN DE DISSUADER LES AUTRES DE POURSUIVRE LE MOUVEMENT ! ET ILS SONT PARVENU A LEUR FIN !

Une patriote

( tout ça à été)

angora

meme les plus naifs commencent à se poser des questions!!!!!!!!!!!!!

Bertrand

Les black blocks semblent intouchables. Issus des élites pour la plupart et qui ont un quitus pour détruire afin de discréditer les GJ. Mais c’est un échec car les Français font bien la différence entre ces deux mouvances.

Charles Demassieux

Cher Bertrand, vous avez entièrement raison : les G.J. savent quand ils ont affaire aux petits bourgeois révolutionnaires qui, tôt ou tard, rentreront dans le rang et se plaindront à leur tour des gueux !

necas

Et Bertrand , vous semblez oublier les gadjos des cités , qui, une fois la nuit tombée, profitent des pillages de boutiques de luxe , surtout , Hugo Boss , pour faire leur courses , et revendre le tout en banlieue ; capuches , gilets jaunes , lunettes , et le tour est joué !!!
il n’y a que celui qui ne veut pas voir , qui ne voit RIEN !!!!!!
faut arreter de nous prendre pour des C……..!!!!!

KaX

Lire cette très bonne mise au point https://www.huffingtonpost.fr/eric-delbecque/les-black-blocs-ne-sont-pas-des-gilets-jaunes-radicalises-voici-pourquoi_a_23694729/
Le gouvernement a voulu mettre les violences sur le dos de l’extrême droite en dissimulant la vérité aux français. Pire certains journaux de droite ont fait de même pour faire durer le mouvement de protestation « gilets jaunes ». Conclusion : de naïfs provinciaux ignorant ce qui se passait à Paris et qui se sont parfois fait interpellés pour rien sur des scènes de violences ou pillages, les blacks blocs ultra organisés sachant s’enfuir à temps.
Honte au gouvernement mais aussi à la presse de droite qui a caché la vérité pour alimenter la chienlit. Je n’aime pas Macron, mais une révolution marxiste NON

necas

une chose est sure ; ça manip grave dans les coursives du palais du roquet ………..