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Gloire à Mélenchon, saint bateleur de foules des rues

Soulevant discrètement, sur ces colonnes, la chape du politiquement correct plombant notre liberté de pensée, je vous livre une réflexion sur un ensemble de sujets qui s’entrechoquent dans l’espace public de notre actualité. J’écris moins, pensant ne pas être à la hauteur des excellentes plumes qui parcourent ces colonnes, mais m’efforce de rester connecté. [P.G]. Dans ce cadre :

-Devinez quel parti « humain », au pacte politique identifié, organise la vie publique et bat la campagne, dans ce pays de malheureux, pour abolir la monarchie présidentielle par le peuple de la rue, réuni en assemblée constituante ? C’est cette rue, ce sont ces foules hystériques, haineuses, enivrées par le pouvoir du nombre, enhardies par les slogans simplistes et démagogiques qui ont conduit le tribun vers le pouvoir suprême.

-Devinez quel marxiste archaïque revendique un partage des richesses à égalité entre l’énergie du travail et le capital ? Car on peut bien maudire le monde des affaires au nom de la lutte des classes tout en bénissant sans médire la bonne classe affaires, dixit : G.-W. Goldnadel.

-Devinez encore qui veut sortir des traités européens en se revendiquant internationaliste et qui, à dessein, pour des considérations d’alliances ethniques, raciales ou religieuses, accuse politiquement les identitaires d’être des nationalistes haineux, des xénophobes suspicieux ?

=>La réponse à ces questions est un dangereux oxymore qui siège démocratiquement dans l’hémicycle du Palais Bourbon. D’autres affirment – avec de bonnes raisons de le penser – que lui et ses sbires ne seront jamais condamnés pour des infractions à la liberté d’expression. Son pouvoir de séduction sur les foules lui sert à la fois d’immunité parlementaire et de réservoir utile de voix qui n’iront pas vers Marine le Pen. La France peut prétendre sans vantardise disposer d’une extrême gauche politique, syndicale et médiatique rétrograde et obscurantiste qui pourrit notre pays depuis Mai 68. Chaque parti protégeant les deux autres.

Qu’une insoumise élue dans l’hémicycle, déclare (sic) : « Les djihadistes ne sont pas musulmans, et les chrétiens sont bien plus dangereux. »

http://ripostelaique.com/pour-obono-les-djidhadistes-ne-sont-pas-musulmans-et-les-cathos-sont-bien-plus-dangereux.html

Cela suffit-il à  se convaincre réellement qu’il y a des gens politiquement dangereux dans cet hémicycle ? Le député nationaliste maître Collard a été démissionné pour moins que ça. Pourquoi cette élue insoumise, qui choque  un grand nombre de personnalités publiques, siège encore dans l’hémicycle ? Un deux poids, deux mesures disproportionné et qui choque 9 français sur 10. Le bureau de l’Assemblée nationale doit cesser sa discrimination positive et débarrasser la France d’une ennemie de la France, qui copine avec le parti des indigènes de la République qui nique la France et qui qualifie de martyr l’assassin djihadiste qui a poignardé atrocement deux jeunes cousines de 20 et 21 ans à la gare Saint-Charles, à Marseille, l’autre dimanche.

Voilà une information grave, transmise par Martin Moisan, que je n’ai pas vérifiée en confiance, mais relevons qu’elle n’a heurté aucun média.

Faut-il penser que dans ce pays, la discrimination positive semble définitivement acquise par certains avec en prime le « package de la liberté d’expression». D’où la question qui taraude : Question liberté d’expression, les lois en France sont-elles applicables identiquement et équitablement à tous les citoyens sans exception ?…

Gloire au saint bateleur de foules de gauche

Nul besoin de rappeler à cet internationaliste révolutionnaire, tribun arrogant en proie à ses ressentiments, saint bateleur de foules de rues incultes, nourri de ses rejets de nationalistes, semblant l’ignorer, que ce n’est pas la rue qui a vaincu le nazisme mais une coalition de pays en guerre, [certes avec des intérêts et des raisons différentes], contre l’Allemagne hitlérienne ?

La Russie d’abord après son invasion en sept. 1941 ; Les USA ensuite après l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais alliés de l’Allemagne nazie en 1941 ; La Grande-Bretagne depuis le début de la Seconde Guerre mondiale ; Et, ce qui restait de l’armée française, valide, du Gal de Gaulle dirigée depuis Londres. Voilà pourquoi votre fille est muette !

À la libération de Paris, en août 1945, combien de patriotes et résistants – même ceux de la dernière heure –  dans la rue, étaient recensés dans le camp socialiste, SFIO de l’époque ?

Rappelons, avec beaucoup moins d’aisance que le fait si bien Manuel Gomez, que le PCF de l’époque s’est démarqué, seulement en 1941, et très maladroitement de la collaboration nazie et seulement après l’invasion de la Russie par les troupes hitlériennes. Que Maurice Thorez, son principal dirigeant, s’était enfui par la Belgique pour Moscou dès 1939. La Russie était alors alliée avec l’Allemagne par le pacte Germano-soviétique.

Cet insoumis au pouvoir a fait peau neuve en rebaptisant son ex parti : le Front de Gauche, trop englué et compromis entre le PCF et le PS. Le voilà qu’il nous ressert dans son discours de Toulouse, revu à neuf, l’idée de révolte du peuple, dont le seul rempart à l’autorité serait sa rage, d’où le nom de son mouvement Insoumis. Alors laisser accoler à son nouveau parti les mots « France » et « insoumise » dans un déplorable  oxymore, n’est-ce pas une injure à la Nation et au pays ? Oxymore, idée que j’emprunte volontiers à Charles Demassieux.

En 1789, un peuple « Sans-culottes », probablement affamé, ignorant, manipulé et soumis à l’idéologie des révolutionnaires sanguinaires de l’époque, organise sa révolte en marchant sur Paris, avec des pics et des fourches. Or, avait-t-il le droit de guillotiner le bon roi Louis XVI, brave serrurier à ses heures ?…

De même, Mélenchon, a-t-il le droit de vouloir abolir la monarchie présidentielle ? N’use-t-il pas abusivement de la même démarche qu’en 1789, qu’il s’efforce de réitérer par la rue ? Lorsque le droit à la liberté d’expression des uns ne s’applique pas dans les prétoires avec la même égalité pour les autres, l’heure de s’indigner doit sonner.

Autre idée délirante, avancée par ce nostalgique du « Viva la Revolución ! » prise dans l’Amérique du Sud des dictateurs génocidaires, du Venezuela à la Colombie, et qui aura fait son chemin, chez ces « anars des rues »,  est celle d’une prise de pouvoir – par la rue –  du renversement de notre hémicycle du Palais Bourbon, pour constituer des États généraux et laisser à la rue, prise à témoin, le soin de proclamer – la 6e Ri-pou-bli-que, à la sauce Méluchienne. Ne riez pas, un tel délire prononcé par un nationaliste aurait fini à la 17e Chambre.

En propageant l’idée d’une révolution par la rue – visant le renversement de nos institutions – avec toutes les conséquences que cela comporte, l’insoumis enjôleur, et manipulateur de foules, prétendra, dans son discours de Toulouse, telle une parabole, à propos de l’idée possible de tirs de canons par l’armée élyséenne en cas de révolte populaire, « n’avoir à opposer que des cailloux ». Les insoumis et les patriotes n’auront jamais les mêmes droits d’expression dans ce pays ! Certains finissent dans l’hémicycle d’autres à la 17e Chambre.

Patrick Granville (Pour la liberté des cultes et d’expression)