Glorifier la barbarie palestinienne, c’est une forme de soumission

Sur le concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme en Palestine du 22 octobre 2017 à l’université arabe de Jérusalem.

« In limine litis », comme disent les juristes, c’est-à-dire, avant tout débat sur le fond, je rappelle que l’Institut des Droits de l’homme et de la paix qui siège à Caen au Mémorial (qui est un musée situé à Caen, consacré à l’histoire du XXe siècle, dont la thématique tout entière est tournée vers la paix !!!) de la Seconde Guerre mondiale, appelle, en terme d’éthique de cet institut, toutes réserves sur les échanges polémiques.

Ceci étant précisé, j’ajouterai, en ma qualité d’ancien avocat, que les concours de plaidoiries (Berryer Tronchet à Paris), qui se tiennent au sein des bâtiments des juridictions parisiennes, privilégient l’humour, la culture, l’intelligence et surtout pas la haine. Les sujets débattus sont souvent empreints de dérision et ne se veulent pas sérieux. Par exemple, de mémoire, l’un des sujets qui fut proposé était libellé comme suit : « Faut-il condamner une porte ? »
On est donc loin, dans ces concours d’éloquences, de la polémique partisane.

Ce concours de plaidoiries n’était donc pas une tribune politique mais un espace de liberté où s’exprimait le talent, le talent qui conduisait les finalistes à la prestigieuse confrérie des « secrétaires de la conférence du stage », une douzaine par an.
Pour être complet, j’ajouterai que l’avocat se doit de défendre toute personne poursuivie, quel que soit le crime commis, c’est là la grandeur et les problèmes de conscience de cette profession. Mais cet exercice de la profession se déroule dans le cadre d’un procès avec les garanties d’impartialité de la Loi.

Aussi, la question qui se pose dans ce concours de plaidoiries organisé sous couvert du mémorial de Caen, quelle est sa finalité ?
L’objet, dans ce cas, est d’instrumentaliser une institution, comme sont instrumentalisées, par les majorités automatiques des pays arabes, l’Unesco, l’ONU et l’organisation des Droits de l’Homme, à des fins politiques et non culturelles. Il y a donc détournement de l’objet de cette institution.

La question, objet de ce préliminaire, est la suivante : peut-on acquitter (heureusement symboliquement) un assassin avéré, condamné par une juridiction d’un pays démocratique, sous couvert de l’attribution d’un prix de plaidoirie qui n’a rien de culturel ni d’humoristique et ne faisant pas appel à l’intelligence dans un procès sans contradicteur ?

L’objet est de condamner la seule démocratie, respectueuse des droits de la défense, qui est le sujet d’un procès en déligitimation avec l’assentiment d’une institution noyautée par les ennemis de la liberté et du droit et qui trouvent dans un Occident sidéré des complicités ignominieuses au prétexte qu’il lui faut oublier les siennes.

Je conclurai pas une citation de juristes : « Nemo auditur propriam turpitudinem », c’est-à-dire : nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.

Guy Sebag

« LETTRE DE FRANCE- ISRAËL A ALAIN TOURRET

ASSOCIATION FRANCE- ISRAËL DE NORMANDIE

Siège social : Maison des Associations
7 bis rue Neuve Bourg L’Abbé
14000 Caen

A M. A. Tourret, Député du Calvados
M. B Bouyx, Député du Calvados
M. C. Blanchet, Député du Calvados
Mme C. Féret , Sénatrice du Calvados

Caen, le 2 novembre 2017
Madame et Messieurs les Parlementaires,

Vous venez d’assister, ainsi que M. le Consul de France à Jérusalem, à la 9e édition du « Concours International de plaidoiries pour les droits de l’homme de Palestine », qui s’est déroulé à l’Université Al Qods de Jerusalem le dimanche 22 octobre 2017.

Cette manifestation est organisée par l’Association « Institut International pour les droits de l’homme et de la Paix », créée à l’initiative du M. Alain Tourret, Avocat et Député, et dont les membres fondateurs sont : la Région Normandie, la Ville de Caen, l’Ordre des Avocats (Barreau de Caen), le Mémorial de Caen, et l’Université de Caen-Normandie.

Nous apprenons avec stupeur que le jury de ce concours, présidé par Me Alain Tourret, vient de remettre le 1er prix à l’avocat Mohammed Elayan.
Ce monsieur est le père de Bahaa Elayan, terroriste, qui a assassiné 3 civils israéliens à Jérusalem le 13 octobre 2015. Il est également le défenseur de l’épouse d’Yssan Abou Djamal , terroriste, qui a assassiné 5 fidèles en pleine prière à la Synagogue Har Nof de Jérusalem, le 18 novembre 2014 .

Les victimes civiles de ces soi-disant « martyrs » se comptent par centaines en Israël, en première ligne depuis des années dans la lutte contre le terrorisme et le djihadisme.
Faut-il rappeler que des centaines de victimes civiles ont déjà été assassinées dans tous les pays occidentaux (Londres, Berlin, Madrid, Barcelone, New York, Boston…) et que notre pays a été particulièrement visé (Toulouse, Charlie Hebdo, Hyper Cacher, Bataclan, Nice…) et risque malheureusement de l’être encore.

Il est donc particulièrement incompréhensible que vous ayez apporté une quelconque caution morale indirecte à ce type d’individus, insultant par ce geste la mémoire de toutes les victimes.
Il vous appartient maintenant d’annuler ce prix honteux qui ne fait pas honneur à la France.

Avec mes regrets, je vous prie d’ agréer, Madame, Messieurs, l’expression de mes salutations distinguées .
Le Président de France-Israël Normandie
Jean-Pierre Le Brun

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15 Commentaires

  1. « …Concours International de plaidoiries pour les droits de l’homme de Palestine …  » Homme sans majuscule signifie que ces droits ne s’appliquent pas à la femme. Voilà un autre sujet de plaidoirie. Ensuite nous trouvons  » les droits de l’homme de Palestine  » . Pourquoi  » de Palestine  » ? Parce qu’ils ne sont pas les mêmes que les droits de l’homme d’ailleurs ? Les Palestiniens (?) ont des droits spéciaux ? Voilà encore un autre sujet de plaidoirie…

  2. Il existe un concours d’Eloquence entre Grandes Ecoles ! Non politique, mais Super !
    Là, on retombe dans les plaidoiries de prétoires ! Moretti, Vergès and Co…

  3. le siège de l »Institut des droits de l’homme et de la Paix » ne se trouve pas au Memorial de Caen. cet Institut qui se voulait à l’origine un espace de dialogue et de paix, a été dévoyé en un instrument de propagande pro-palestinienne. Il est financé par la Région Normandie.

  4. les palestiniens (les pauvres) ont cru aux discours des dirigeants arabes an 1948,
    ils n’ont pas saisi les occasions offertes par Rabin puis par Barack ils payent aujourd’hui leur inconscience; les piednoirs n’ont pas eu la chance de rester vivre sur leur terre natale, c’était la valise ou le cercueil, rappelons le

  5. Le  » peuple palestinien « ,une énorme imposture …Il n’y a en effet pas plus de peuple palestinien que de semoule en broche .Les arabo-musulmans n’ont rien à faire dans la zone dite des territoires .Ils occupent les trois-quarts de la Palestine : la Jordanie ;ce qui va bien au-delà de leurs droits éventuels …Qu’ils s’y regroupent .Un Etat Palestinien ;on rêve …il y en a déjà un .

    • Oui la semoule en broche ça existe : le falafel. Mais pour ma part je ne trouve pas que la perte cet item de fast food attentât à la culture culinaire du monde.

      • Vous allez contrarier les juifs, qui aiment beaucoup les falafel, et qui les font bien.

    • oui, c’est la jordanie, même drapeau, même combat.pareilles impostures.la bête immonde le khalifa mondial.rappelez vous le liban et le kosovo.ils veulent l’étendre a l’échelle planétaire avec la collaboration active de tous nos merdias et politicards plus que corrompus.

    • Nier l’existence des Palestiniens ne fait que discréditer Israël.
      Il y avait bien des Palestiniens sur cette terre, chrétiens comme musulmans, et ce pays s’appelait la Palestine, y compris pendant la domination ottomane, y compris pendant le mandat anglais qui suivit le démantèlement de l’Empire ottoman.
      Les musulmans sont venus en envahisseurs dès le Moyen-Age sur cette terre, pour y asservir les juifs et les chrétiens, comme ils l’ont fait dans les 57 pays initialement non-musulmans, et qui ont été islamisés par le sabre.
      Les musulmans ne redonnent jamais ce qu’ils ont pris, et s’estiment lésés par l’arrivée massive de juifs à partir de la fin de la seconde guerre mondiale.
      Je me fiche du sort des Palestiniens musulmans, seuls le sort des chrétiens d’entre eux me préoccupe.

  6. « Nemo auditur propriam turpitudinem allegans » Mon cher Maître.
    Amicalement, et même plus, fraternellement tant dans ce combat que dans la vie.

  7. Il manque le mot « alllegans » à votre citation en latin:
    « Nemo auditur propriam turpitudinem ALLEGANS »

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