Goodyear : Montebourg, l’imposteur européiste qui veut faire du protectionnisme

Après qu Titan, de façon peu élégante, eut épinglé la CGT dans une lettre adressée, en réponse à notre  ministre de la péroraison improductive  qui lui demandait de revenir sauver une de nos pneumatiques entreprises, le ci-devant Montebourg menace le grossier américain des foudres d’un  contrôle douanier renforcé et extrême à l’importation des caoutchoucs en forme de couronne des rois et de la marque de l’un de ceux (Cronos un des Titans ) qui sorti de ventre de  Gaïa (la Terre)  coupa le zizi de  son père (Ouranos, le Ciel)  qui finit par tomber dans la mer et inévitablement s’y noyer ! Amusant !

Ah Mais ! s’écria sur-le-champ notre mâle ministre, vous allez voir ce que vous allez voir ! Et ce que Lafayette a fait, nous allons le défaire ! Il faut donc s’attendre, itou,  à ce que les Américains nous rappellent qu’un jour de 1944 ces sales yankees ….Passons.

Mais trêve d’élégances historiques, revenons à cette histoire de contrôle douanier.

La France possède, si l’on peut dire, deux types de frontières.

Tout d’abord les frontières dites NON contiguës avec d’autres territoires communautaires comme celles de nos côtes atlantiques et méditerranéennes ainsi que la frontière franco-suisse, sans oublier les côtes  de nos territoires en outre-mer.

Et par contre  les frontières contiguës à des territoires communautaires : Belgique, Luxembourg, Allemagne, Italie, Espagne

Imaginons  qu’un beau matin Titan, peu rancunier, oublieux du passé et surtout avide d’affaires, se décide à nous envoyer, via le port du Havre, un lot de ces bons gros pneumatiques dont Montebourg ne veut pas, même pour sa Clio électrique qu’il ne semble pourtant pas conduire (inaptitude à le faire, manque de confiance dans l’engin ou suspension de permis ?

Avertis et sermonnés par le ministre qui n’est pas chargé de l’administration douanière, voir du côté de Cahuzac,  et à la condition que ce denier dont on connaît l’arrogance et la suffisance  le supporte, voilà nos gabelous se saisissant de l’outrecuidante importation pour lui faire subir toutes les misères administratives possibles : dénombrement mille fois recommencés des pièces composant l’envoi,   rétention au titre du contrôle prolongés et minutieux des factures, connaissements, certificats d’origine, chartes-parties accompagnées ou suivies d’analyses, de conformités aux normes que l’on ira même jusqu’à inventer pour l’occasion, quitte à se faire réprimander a posteriori par Bruxelles.

Bref tout pour dégoûter l’importateur et l’amener à renoncer à nous fournir, dans de telles conditions, en pneumatiques de toutes sortes.

Voilà Titan enfin puni et Montebourg hissé sur le pavois gaulois des vainqueurs, poussant les cocoricos que l’on connaît !

Titan puni ?  Voulez-vous rire braves gens ?

L’avanie vite avalée, toute pudeur mise de côté sans difficulté,  le gros amerloque monte une grosse expédition de ses trucs ronds et élastiques à destination, au choix,  de Rotterdam, Hambourg voire Lisbonne, Barcelone ou Gênes. Là-bas, pas de difficultés. Dans l’heure de leur arrivée les pneus américains seront sur le marché communautaire donc celui de la France!

Et comme la libre circulation des marchandises est l’un des postulats fondamentaux de l’Union Européenne, l’Italien , le Hollandais, le Luxembourgeois, l’Allemand, etc…. n’aura  ni peine, ni scrupule à nous refiler, tous contrôles « montebourgien » envolé, en conformité avec les règles prévues par l’Europe communautaire, tout ou partie de ce que le dit   Montebourg ne veut à aucun prix !

Comme le  disait notre bon La Fontaine :

Là-dessus, Maître Rat, plein de belle espérance,
Approche de l’écaille, allonge un peu le cou,
Se sent pris comme aux lacs car l’huître tout d’un coup
Se referme : et voilà ce que fait l’ignorance

Armand Carel

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