GPA et PMA : effrayé par le succès des manifestations, le gouvernement recule

Le gouvernement a peur.

Toute la journée, il a essayé de se sortir du bourbier dans lequel l’a entraîné le mariage pour tous.

Ce soir, la décision est tombée : il repousse la discussion de la loi sur la famille au-delà de 2014.

Ce matin, l’Enfumeur est monté au créneau pour assurer que le gouvernement ne laisserait passer aucun amendement sur la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples lesbien-gay-bi-trans (LGBT) lors de la discussion de la loi sur la famille qui devait être votée au printemps prochain.

Aussitôt Bruno Le Roux, chef de file des députés PS, répliquait sur LCI et Radio Classique que son parti ne renoncerait « à aucune ouverture de nouveaux droits pour les enfants de notre pays »

Quels nouveaux droits ?

Celui d’avoir deux papas ou deux mamans ?

Celui de n’avoir aucun lien du sang avec parent 1 et parent 2 ?

Celui aussi d’être des gamins mal dans leur peau jusqu’au suicide ?

Sous ces nouveaux droits, se cache la manie socialiste de l’égalité en tout. Autrement dit un égalitarisme obsessionnel.

Depuis le début de la discussion sur le mariage pour tous, les députés du parti de François Hollande, veulent accorder la GPA et la PMA aux couples LGBT. Pour eux, c’est une question d’égalité. Si les couples hétérosexuels ont la possibilité vieille comme le monde d’avoir des enfants, pourquoi les couples homos mariés au nom de l’égalité n’auraient-ils pas eux aussi le droit de pouponner, de préparer des biberons et de balader une poussette dans les allées du jardin des Tuileries ?

Problème : cela est impossible sans le secours de la médecine, mais celle-ci a pour mission de soigner le corps ou l’esprit, pas les supposées inégalités. Sans parler du déficit abyssal de la Sécurité sociale qui, toujours au nom de l’égalité, sera appelée à la rescousse pour financer les délires de la bobosphère socialiste.

En début d’après-midi, Libération dans son désir de complaire aux derniers soutiens du gouvernement se moque des opposants aux dérives sociétales de Hollande en prétendant qu’ils confondent PMA et GPA, cette dernière n’ayant jamais été au programme de la loi sur la famille qui doit compléter celle du mariage pour tous, prétend le quotidien de gauche.

Sauf que si la PMA est autorisée, les lesbiennes pourront avoir des enfants et non les homos mâles. Où serait l’égalité ? Pour que celle-ci se réalise, il sera obligatoire de permettre la PMA ou la GPA pour les « gays », c’est-à-dire régulariser la location d’utérus.

Derrière ce cafouillage, se joue la déconstruction de l’être humain.

Depuis la fin des années 60, les socialistes sans être combattus par la droite classique ont déconstruit notre Histoire en déracinant les savoirs et le sens de la continuité historique, ont déconstruit nos traditions, notre vision du monde, notre espace culturelle et cultuelle.

Ces dernières semaines, avec la théorie du genre enseignée en maternelle et en primaire sous le camouflage d’un ABCD de l’Egalité et l’instauration inévitable de la PMA et de la GPA pour les couples homosexuels lors du vote de la loi sur la famille, un ultime palier dans la déconstruction de nos existences devait être franchi.

Depuis Lévi-Strauss et son ouvrage sur les structures élémentaires de la parenté, nous savons que toutes les sociétés sont construites sur un système de parenté qui est grosso modo partout le même: masculin/féminin, parents/enfants.

En instaurant la confusion des genres à l’école et en légalisant PMA et GPA, le gouvernement socialiste voulait détruire ce système, c’est-à-dire déconstruire nos identités pour constituer une humanité autre, un humain nouveau, sans attaches : couples homme/homme, femme/femme, sans lien parents/enfants.

En clair, si ce projet de loi passait, les enfants n’avaient plus besoin de parents identifiés sexuellement.

Comme dans le Meilleur des mondes, les socialistes envisageaient que des êtres humains pouvaient être créés en laboratoire, des fœtus grandir dans des flacons, avant d’être offert à l’élite LGBT.

Ce soir, le projet est repoussé.

Veillons à ce qu’il soit définitivement anéanti.

Marcus Graven

 

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