Grâce à Gérard Bardy, le grand Charles fait la leçon à Choupinet

Publié le 1 juin 2019 - par - 25 commentaires - 915 vues

« La France est veuve », avait dit Georges Pompidou en annonçant à la télévision la mort du général de Gaulle. Aujourd’hui, on pourrait dire : « Les Français sont orphelins. » Orphelins d’un chef qui prenne en charge les intérêts des citoyens et du « cher et vieux pays ». Depuis que le Général a quitté le pouvoir en 1969, chaque fois que notre nation traverse une crise ou subit un mauvais coup, nous constatons que nos présidents ne réagissent que par une agitation stérile ou nocive – quand ils ne font pas semblant de ne rien voir (l’invasion migratoire, l’islamisation, les diktats américains…). Et, à chaque fois, nous sommes plus nombreux à nous demander : « Qu’aurait dit de Gaulle ? Qu’aurait-il fait ? »

Nul n’était plus qualifié aujourd’hui que Gérard Bardy, grand connaisseur du personnage historique, de sa doctrine, de ses actions, de ses écrits et de ses paroles, pour répondre à ces questions. Dans son dernier livre, De Gaulle parle aux Gilets jaunes… et à Macron (Éditions Télémaque), chaque page, chaque phrase porte à la réflexion parce qu’elle est un rappel à ce que doit être un chef d’État.
Avant tout, le président de la République doit « écouter la voix profonde de [son] peuple. » Il n’est pas un Jupiter de comédie trônant sur un Olympe de carton-pâte. Nul doute à ce propos que le Général aurait été particulièrement attentif au mouvement des Gilets jaunes. Voici deux citations sur « la question sociale, toujours posée, jamais résolue, qui est à l’origine des grandes secousses » :
« On ne prend pas les travailleurs français au sérieux. Pas plus que les citoyens. C’est un troupeau d’assujettis (c’est moi qui souligne). On veut leur faire prendre des vessies pour des lanternes. »
« La situation ouvrière, c’est plus important encore que le niveau des rémunérations. Elle est faite pour une large part de la dignité des travailleurs. »

N’oublions pas que de Gaulle, souvent caricaturé comme indifférent à « l’intendance », fut, à la Libération, l’artisan de grandes réformes qui ont changé la condition des travailleurs, comme les comités d’entreprises ou la Sécurité sociale. Après son retour aux affaires et la France enfin libérée du fardeau algérien qui rendait tout progrès impossible, il tenta à plusieurs reprises d’introduire dans la loi la « participation », c’est-à-dire l’association des salariés à la marche et aux profits des entreprises. Il échoua. Il constata avec amertume que « [son] seul adversaire, celui de la France, n’a aucunement cessé d’être l’argent. » Nul doute que s’il avait réussi, les cinquante dernières années auraient été tout autres et pour les travailleurs et pour la France elle-même.

Après un chapitre consacré à la « fracture économique et sociale », viennent les pages sur « une fracture identitaire » (on sait avec quelle clairvoyance de Gaulle avait pressenti les dangers d’une implantation massive des musulmans sur notre territoire) et à « une fracture institutionnelle ». (Le créateur de la Ve République a organisé cinq référendums en dix ans, autant que ses successeurs en cinquante ans.)

Le livre se termine par une leçon pratique : « La boîte à outils du Général pour obtenir le soutien du peuple ».
En quelque cent pages, denses, très faciles à lire, Gérard Bardy illustre parfaitement l’adage : Seule l’histoire permet de comprendre le présent. L’histoire est le meilleur pédagogue. C’est aussi parfois un juge impitoyable. En l’occurrence, le grand chef d’hier, qui a consacré toute sa vie à « l’indépendance, le rang, la grandeur » de la France, condamne l’histrion narcissique d’aujourd’hui, méprisant, ignorant de notre pays, de notre peuple, de notre culture, cabri de l’Europe sans âme, collabo du fric apatride et de l’islam, ces tueurs de civilisations.
(S’il vous faut une raison supplémentaire pour lire cet ouvrage, je vous dirai : Ne manquez pas cette occasion d’admirer, par les multiples citations que vous y trouverez, un virtuose de la langue française, exceptionnel à l’écrit comme à l’oral, et dans tous les registres : solennel, didactique, satirique, gouaillleur… Quel artiste !)

René Marchand

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Notifiez de
kounnar

Je vous ai compris
Les Français sont des veaux
Les Harkis lâchement abandonné
Les Soviétiques renvoyé vers une mort certaine

Pataponf

Le référendum sur la régionalisation et la participation de 1969 était une anticipation des problèmes que nous connaissons aujourd’hui.Le général voulait aussi supprimer le Sénat,dans la foulée.Les Français ont répondu non!De Gaulle ,dignement,s’en est allé.Je me souviens aussi de la fameuse règle des trois tiers,(Un tiers pour le chef d’entreprise,un tiers pour les salariés,un tiers pour l’investissement),qui était équitable et parfaitement admissible par tous.Si nous l’appliquions un jour,la France deviendrait un paradis entrepreneurial.

POLYEUCTE

Ca donne envie ! Merci !
De Gaulle est un vrai problème.
Mort, il y a près de 50 ans, bcp en parlent sans l’avoir connu…. Quel âge ont-ils pour juger ?
Un conseil ? Relisez sa trilogie, ses discours, revivez son “épopée”, ses décisions, son Plan, ses “Ministres” !!
Nous avons vécu un moment d’Histoire avant de tomber dans la fange !
Les jeunes le sauront-ils un jour ?

Patapon

Entre 1958et1969,le Général a fait d’un pays à demi ruine,place sous tutelle américaine, la cinquième puissance mondiale,.Independance,souveraineté,force de frappe,prospérité économique,paix sociale,stabilité institutionnelle.Quand on veut,on peut.De Gaulle était un vrai chef d’Etat,parfois autoritaire,mais visionnaire et toujours inspiré par l’interêt général.

JEV

Pourquoi y a-t-il eu mai 68? Qui était au pouvoir en 68? Pourquoi De Gaule s’est-il enfui en Allemagne en 68? Pourquoi a-t-il déserté la France en 39-45? D’autres généraux, eux ont combattu en France, en Afrique end so on… Alors, lorsque l’on parle de De Gaulle, celui qui est revenu en France après que l’armistice eut été signée, vous m’excuserez, mais je ne suis point Gaulliste, vu son passé et agissements lors de moments difficiles… Oui, j’ai apprécié lorsqu’il a dit: que “”l’huile et l’eau ne se mélangeaient pas et que “””Colombey les deux églises s’appellerait: Colombey les deux mosquées””, à par ça, il ne m’a pas con vaincu… Bien que je lui ai serré la main alors que j’avais dix ans à Sisteron (Alpes de haute-Provence), lors de sa venue dans cette ville . Mais j’avais dix ans..

JEV

Et je reconnais qu’il a eu le courage de faire un référendum pour savoir si l’on voulait encore de lui ou pas… Ce que Choupinet n’a pas eu le courage de faire au vu des résultats des Européennes… Donc, il faut que ce gamin en pampers dégage au plus vite avec sa mamie…

kounnar

Rectification , et je ne suis pas un pro De Gaulle, (pour moi 10 De Gaulle ne vaudront jamais un Leclerc), mais il est rentré en France bien avant la signature.

Ivan Greindl

Merci pour cette utile présentation, M. Marchand : elle m’incite à lire ce livre, certainement bien utile.

Hoplite

De Gaulle is dead comme dirait une porte parole.
Il serait temps de vivre au présent !!

Anton

Et encore “de” Gaulle pour De Gaulle !

Marnie

De gaulle n’aurait-il pas traité les GJ comme étant de la chienlit ? A voir !

capitaine Stahl.

la chienlit de l’époque c’etait les gauchistes de “68” sur les barricades dont nous avons encore un exemplaire:”con bandit”…qui on foutu le bordel jusque dans l’usine Renault de Flint emportant la crise avec les ouvriers qui ne demandaient rien…..

Patapon

Les événements de 68ont été fomentés dans le milieu estudiantin par une poignée d’aventuriers Trotskistes (Krivine,Cohn Bendit,et quelques autres du même acabit)adeptes de la révolution permanente,spécialistes de l’Agit prop,rompus à la dialectique et spécialistes du foutage de merde.De vrais pros,qui manipulaient les enfants gâtés de la nouvelle classe bourgeoise qui avaient accès à l’Universite.Je le sais,parce que j’y étais.Nous avons suivi le mouvement par romantisme ou naïveté.Il est vrai que la société était alors corsetée,et la jeunesse vivait une crises post pubertaire intense.Nous rêvions de Liberté,de Fraternité,d’Egalite,de Baise illimitée…

kounnar

” Baise illimitée…” alors maintenant avec ce que Macron mets aux Français vous devriez être satisfait :-)

Larapède

” Nul doute à ce propos que le Général aurait été particulièrement attentif au mouvement des Gilets jaunes “. Avec De Gaulle, il n’y aurait pas eu de Gilets Jaunes. Tant qu’il a été au pouvoir, tout allait bien.

Jill

Ses amis comme ses ennemis peuvent regarder la France dans les yeux ;la référence reste
De Gaulle.

. Dupond 1

On peut repprocher pas mal de choses a Degaulle comme l’abandon de l’algérie a des malfaisants faisant des milliers de malheureux et et de victimes persécutées; mais une chose est sure il ne s’est pas enrichi sur le dos du peuple . La dette payée aux US les américains disposant de base militaires en France ou ils faisaient la loi ont été prié de traverser la mare seance tenante . La venue du bankster pompi a sonner le déclin du pays …..un banquier va finir la route et là ce ne sera pas le déclin mais ce sera bien pire !!

beretvert

Ce que l’on peut reprocher à de Gaulle c’estd’avoir laissé l’algerie Coloniser la France
de Gaulle =Pétain

. Dupond 1

beretvert
Giscard et pompidou les banksters ont fait bien pire que Degaulle avec le regroupement familial et la tolérance a la polygamie ….
http://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ100513547.html

Anton

Hé oui, Béretvert mais qui y fait encore allusion aujourd’hui à cette trahison de l’ex-général Micro ? Ca ne s’apprend pas à l’école !

Jill

L’ex général micro comme vous dites a permis à la France d’être assise à la table des vainqueurs en 1945.

Patapon

Quelle trahison,Anton?Le Général n’a trahi personne!Il n’a fait que défendre les intérêts supérieurs de la Patrie.Certaines décisions douloureuses étaient dictées par le simple bon sens.Savez vous qu’en 1961,des mères de jeunes soldats Français appelés en Algérie se couchaient sur les voies ferrées pour empêcher les trains d’emmener leurs fils?

Jill

Du temps du Général il n’y avait en France qu’une centaine de milliers d’Algériens, pratiquement que des hommes qui travaillaient dans les mines ou les usines ;les familles étant restées au bled. Par ailleurs on
entendait pas parler de l’Islam.
L’invasion, elle a commencé avec le regroupement familial décidé par Giscard et
Chirac.
Quel rapport avec Petain ?

clercophage

Béret vert. : Avant l’indépendance, les 7 millions de ”français musulmans” n’étaient pas des citoyens à part entière .
Si l’on avait fait l’Algérie Française , il aurait été impossible de ne pas donner le statut de citoyens français aux 42 millions d’algériens de maintenant .
Avec bien entendu le droit de venir s’installer en métropole comme n’importe quel antillais ou réunionnais ou mahorais . Vous imaginez où on en serait …

Patapon

Pompidou n’a pas été un mauvais président.Il a poursuivi le projet commence par le Général,et les années Pompidou ont été les plus fastes du 20ème siècle pour la France et les Français.

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