Grâce à Sifaoui-Fourest, on découvre Radu, Jean-Pierre Lledo, Cyrano ou Pascal…

Finalement, cette guéguerre entre Riposte Laïque et l’équipe Sifaoui-Fourest aura du bon. Non seulement elle permet à d’excellents auteurs tels Radu Stoenescu, Jean-Pierre Lledo, Cyrano, Pascal Hilout et bien d’autres de poser plus à fond et autrement les problématiques d’une différence entre islam et islamisme, mais elle permet, de plus, de faire ressortir le poids toujours dominant d’un politiquement correct, de la bienpensance, de la pensée unique, des réseaux d’influence et amis, et en fin de compte, de la jet-set-des-intellos-de-gôche-très-tendance !
Guignols de l’info finissant comme leurs pairs par voir davantage leur nombril médiatique que l’intérêt réel d’un échange d’idées. Dans cette guéguerre déclarée contre RL, combien est décevant un Mohamed Sifaoui prêchant soi-disant tolérance et libre pensée mais de fait censurant sur son blog des positionnements respectueux ne lui étant pas favorables dans l’attaque qu’il déclencha lui-même …, alors que par ailleurs sur ce même blog lui appartenant il s’évertue à relayer des commentaires stupides, haineux, insultants ou menaçants. Rares sont les fois, d’ailleurs, où ce monsieur daigne répondre aux questions directes de ses lecteurs ; sauf à répondre publiquement avec jouissance à quelques menaces ou insultes lui étant adressées.
Que cherche-t-il donc à démontrer ? Si ce n’est à justifier son combat par une atteinte à sa personne, voulant bien combattre l’islamisme mais no touch’ à l’islam, oubliant peu à peu que c’est intrinsèquement confondu par le saint Coran. Oubliant peu à peu que c’est un débat d’idées de fond dont il s’agit, et non un règlement de comptes entre gens mal élevés ou mal accompagnés.
Caroline Fourest, pour sa part, à mon sens, fut excellente et convaincante dans  » La Tentation obscurantiste « , mais elle me paraît à présent figée et coincée par quelques positionnements de principes qu’elle ne sait dépasser. Elle se trompe lorsqu’elle affirme de nouvelles « croisades » contre les musulmans.
De même que pour le plus grand bien citoyen, l’Eglise se sépara jadis de l’Etat par des sursauts idéologiques abrupts qui touchèrent les chrétiens, l’expansionnisme islamique sera combattu sur la scène publique et politique par des luttes abruptes touchant indirectement les musulmans. Non par de nouvelles « croisades », non par des préférences religieuses, non par racisme, intolérance ou discrimination, mais par convictions démocratiques et idéologiques qui affecteront la communauté musulmane.
Comme jadis fut affectée la communauté chrétienne, au siècle des Lumières, à la Révolution ou à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. N’eût été l’islam une religion mais une idéologie politique, que tous nous l’aurions ouvertement condamné(e), pour appel à la haine, à la guerre, à la discrimination, à la domination, à l’intolérance, etc. Mais parce que l’islam est une confession peu d’esprits libres osent le contester sans détour. Parce que l’islam est une religion de soumission et de craintes, multi-verrouillée de l’intérieur, peu d’esprits musulmans osent le remettre en question, retranchés qu’ils sont derrière la « révélation », la « Vérité », la répétition sempiternelle et une loi coranique incontournable, loi consubstantielle à cet islam.
Force est de reconnaître que la source de l’islamisme est l’islam intrinsèque. Le Coran se présente comme un bloc monolithique dont on ne peut changer ni la lettre ni l’esprit. Loi coranique qui en fait une idéologie totalitaire. Puisqu’il demeure impossible, et non-raisonnable, de vouloir ignorer une foi partagée par un milliard d’individus, parce qu’aucune révolution n’éradiquera jamais une grande religion monothéiste, aucune des 3, parce que nous vivons en Société et que chacun a le droit de croire en ce qu’il veut, nous avons le droit et le devoir de combattre une idéologie totalitaire cherchant à imposer dans la sphère publique une vision intransigeante et sectaire du mal et du bien.
Dans nos sociétés démocratiques et occidentales, laïques, ce que nous n’acceptons pas des intégristes chrétiens ou juifs, sans peur de froisser les évangélistes chrétiens ou juifs, pourquoi l’accepterions-nous selon des préceptes archaïques de Mahomet, de peur de froisser les musulmans ? Où serait le racisme ?
Chantal Morcrette

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