Grâce au Dal, Odette, 84 ans, est à la rue

Publié le 16 juillet 2013 - par - 1 902 vues
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Le Dal, abject objet de mon ressentiment !
Le Dal qui prône pour tous le droit au logement
Pour tous ? Enfin plutôt pour l’Autre exactement,
Aux dépens des Français et à leur détriment,
A donc privé Odette de son appartement.
L’octogénaire en subit les désagréments.
Spoliée de son immeuble par une horde de migrants,
Soutenus par une cohorte de bien-pensants,
La voilà à la rue et à l’hôtel dormant,
Tandis que, dans ses draps, ils s’ébattent gaiement.
L’injustice est flagrante et le délit criant
Mais ces officines n’en ont cure, « y fo logement ! »
Pour tous les hères de l’occident et de l’orient
Au nom des droits de l’homme, parole de militants !
La France entière accueille tout le tiers mondisant
Le Français doit faire place à ces nouveaux entrants,
Il râle certes, s’indigne mais se pousse pourtant
Au nom des priorités du gouvernement,
D’une pastèque qui, vert dehors mais rouge dedans,
Souhaite réquisitionner les immeubles vacants.
On notera quand même quelques liens détonants
Entre un syndicat « sud » et le « droit au logement ».
Odette est à la rue et les communicants
Précisent que les occupés étaient consentants.
Je ne sais pas les tenants, les aboutissants,
Je ne sais rien des supposés arrangements
Je sais juste qu’Odette à quatre-vingt-quatre ans
Ne peut jouir de ses lieux acquis si chèrement,
Parce qu’une association, aux motifs bien troublants
A changé les serrures de son appartement
Au mépris de la loi et, de fait, la volant.
J’aurais pu m’attrister si dans le même temps,
On n’avait porté au pinacle des « talents »
Telle une Nabilla au phrasé si élégant,
Une Zahia dont on connait les doux penchants,
Quand il ne s’agit pas de quelques chenapans
Qui détroussent un train mais passent très étrangement
Pour des sauveurs venus avec empressement !
Oui j’amalgame et je confonds allègrement
Mais j’assume mes convictions et mon sentiment :
Odette est à la rue, Zahia au firmament !
Sous normalie premier se meurt la France d’antan.
Puisse ma fureur ouvrir les yeux des inconscients,
Déclencher la colère de beaucoup d’ignorants,
Qu’on se réveille enfin tant qu’il est encore temps,
Que de ce fer soit marqué ce gouvernement.

« France, de ton malheur tu es cause en partie,
Je t’en ai par mes vers mille fois avertie.
Tu es marâtre aux tiens, et mère aux étrangers
Qui se moquent de toi quand tu es au danger,
Car la plus grande part des étrangers obtiennent
Les biens qui à tes fils justement appartiennent. »
Pierre de Ronsard

Oréliane

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