Grande-Bretagne : des enfants privés de leur famille d’accueil car elle adhère à l’ukip

Publié le 28 septembre 2014 - par - 1 254 vues
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FARAGEIl se passe de drôles de choses aussi chez nos amis d’Outre-manche. On se souvient du scandale des 1400 filles mineures victimes de sévices sexuels et d’actes de barbarie pendant 16 ans ( de 1997 à 2013) par une trentaine de Pakistanais, sans que les services sociaux ni la police ne lèvent le petit doigt pour les secourir, et ce, en dépit des 3 rapports effectués entre 2002 et 2006 qui mettaient en lumière ces sordides affaires. Avec d’un côté, la crainte des associations anti racistes de passer pour racistes, les faits rapportés étant jugés exagérés de l’autre, il aura fallu attendre 16 ans avant de prendre en compte les témoignages des jeunes filles.

Au cours de cette même période, en 2012, la Grande Bretagne fut secouée par un autre scandale, quantitativement moins important mais sur le fond tout aussi préoccupant.

Depuis 8 ans, le foyer de M. et MmeX – un couple jugé réputé digne de confiance – accueillait des enfants en rupture familiale. Eh bien, imaginez : alors que 3 enfants vivaient depuis 8 semaines au sein de cette famille d’accueil, un beau matin, deux assistants sociaux ont déboulé questionnant le couple au sujet de leur adhésion à l’United Kingdom Independance Party (l’UKIP), dirigé par Nigel Farage. « Un parti libertaire, non raciste, prônant le retrait de la GB de l’Union européenne », dira le secrétaire de l’Education Michael Gove. L’équivalent, pratiquement, du Front National.

http://www.bbc.com/news/uk-20474120

« Qu’est-ce-que le fait d’appartenir à l’UKIP a à voir avec cette décision de nous enlever les enfants ? », demandera, bouleversée, Mme X.  « A cause de la politique anti immigrationniste et raciste de ce parti », répondra l’un des assistants sociaux. En conséquence de quoi, il traitera carrément le couple de raciste.

Mais la décision d’enlever ces enfants viendra finalement du fait que ces derniers ne sont pas des Anglais blancs de souche : ils sont originaires de Pologne. Et alors, me direz-vous ?

Mais cela aggrave la situation, pardi ! Parce que confier des enfants « d’origine de » à des Anglais de souche- membres de l’UKIP, selon la grille de lecture des assistants sociaux, « ce n’est pas une bonne rencontre culturelle. » Première nouvelle ! Il nous semble pourtant que la prise en charge de ces bambins non Anglais par une famille Anglaise de souche prouverait sans l’ombre d’un doute que M. et Mme X, non seulement n’ont pas l’amour sélectif, mais mettent en pratiquent le « bien vivre ensemble » !

C’était sans compter sur Joyce Thacker, le directeur stratégique du Conseil municipal qui ne l’a pas entendu de cette oreille, et qui décréta ne rien regretter de sa décision. C’est en « son âme et conscience » qu’elle a soustrait les enfants à cette famille. Et si elle concéda de ne pas voir l’UKIP comme raciste, il fut néanmoins intolérable à cette dame de confier ces jeunes vies à des Anglais aux « idées fortes. » Parce que le principal souci de Mme Thacker, c’est de garantir « les besoins culturels et ethniques de ces enfants. » En clair, il n’est pas question que des enfants non Anglais deviennent des Anglais.

Il est cocasse de constater que le package de l’idéologie gauchiste, incluant le militantisme pour l’adoption d’enfants par des couples homosexuels avec pour argument « l’essentiel, c’est l’amour » soit écarté sans état d’âme dans cette affaire. C’est comme si, en somme, se sentir proche de l’UKIP (ou du Front National,  en France) vous ôtait toute humanité. Pour des gens clamant la tolérance, ils ont du chemin à parcourir.

Décision qualifiée « d’épouvantable » par Nigel Farage pour qui les services sociaux auront à rendre compte. « Typique du fanatisme du parti travailliste« , s’est-il insurgé. « Indéfendable« , appuya Michel Gove. C’était une mauvaise décision prise de la mauvaise manière et pour de mauvaises raison, expliquait-il, en 2012.

Cependant, 7 mois plus tard, le Conseil municipal présentera ses excuses…en  regrettant à la fois que le fait de retirer les enfants à leur famille en raison de leur adhésion à l’UKIP donnait une mauvaise impression mais insistait sur celui en vertu duquel il avait agi en fonction des meilleurs intérêts pour les enfants.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2328341/Council-removed-foster-children-parents-Ukip-membership-discovered-finally-apologises-handling-case-seven-months-on.html

Enlever des enfants à leur foyer d’accueil en raison de considérations ethniques et culturelles, n’est-ce-pas là l’expression d’un racisme ? Sans parler d’avoir voulu priver pour la seconde fois des enfants de leurs parents. On se pose alors la question : cela pourrait-il se passer en France ? Les familles d’accueil pourraient-elle être sélectionnées en fonction de leur sympathies politiques ?

Quoi qu’il en soit, la gauche anglaise n’a rien à envier à notre gauche chez nous, toutes deux sont également empêtrées dans leurs contradictions. Parce que se comporter en ayatollahs du multiculturalisme en même temps qu’en priver des parents et des enfants, en voilà une position infernale à tenir : Elle devrait se méfier des paradoxes, la gauche, parce qu’à la longue, ils rendent fous.

Caroline Corbières

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