Les Grecs ont dit Non à l’austérité de l’UERSS

Publié le 7 juillet 2015 - par - 723 vues
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Schulz-JunckerLe peuple grec a voté à 61% contre le dernier round d’austérité que l’UE essaye de lui imposer, pour le bénéfice d’un pourcent des acteurs. Ce qui est incroyable, c’est que 39% ont voté contre leurs propres intérêts, ce qui démontre que la propagande destinée à convaincre de voter contre ses propres intérêts fonctionne bien. Ce vote n’était pas destiné à quitter l’UE. Avec le soutien de la nation grecque, son gouvernement espère rouvrir les négociations avec l’UE pour trouver une solution viable au problème de la dette. L’UE refuse aux Grecs d’avoir le droit de s’exprimer sur leur destin. A moins que le bon sens ne l’emporte, l’UE est tentée d’ignorer le vote pour maintenir sa position sur la question de la dette, qui ne peut être résolue que selon ses exigences.  Il est clair que ces termes sont destinés à piller la Grèce par cette caste qui ne représente que 1%. Etant donné que les banques sont fermées et ne peuvent être rouvertes sans solution au problème, l’inflexibilité de l’UE forcera fatalement la Grèce à quitter l’euro et retourner à sa monnaie afin que les banques puissent rouvrir. Ce qui n’oblige pas la Grèce à quitter l’UE, puisque la Grande Bretagne, le Danemark et la Suède utilisent leurs propres monnaies.

Toutefois, l’UE et Washington, ainsi que les vassaux de Washington, le Japon, le Canada et l’Australie, attaqueraient la nouvelle monnaie grecque pour la précipiter au plus bas de sa valeur sur les marchés de change. La Grèce ne pourrait plus importer et sa monnaie n’aurait plus aucune valeur à l’étranger.

Une UE inflexible créera les conditions qui feront agir la Russie ainsi que la Chine. Ces deux puissantes nations ont l’intention de financer la Grèce et d’établir avec elle les mêmes relations qu’elles entretiennent avec les BRICS.

Alexandre Dougin, un penseur stratégique russe, qui a l’oreille du gouvernement de Moscou, a déclaré : «  Les Russes sont aux côtés des Grecs. Nous ne les abandonnerons pas à leurs souffrances. Nous allons les aider et leur accorder tout le soutien nécessaire. Bruxelles et son hégémonie cherchent à démanteler la Grèce. Nous voulons la sauver. Nous partageons la même religion que la Grèce et nous devons notre alphabet à sa civilisation. » Et, Dougine d’ajouter,  que le référendum grec « est le début de la libération fondamentale d’un processus de libération de la dictature du Nouvel Ordre Mondial. C’est aussi notre but. »

Le drame grec est loin d’être terminé. Souhaitons que les gouvernements russe et chinois comprennent que, sauver la Grèce, est le commencement d’un processus de défaire l’OTAN, l’outil de Washington, destiné à inaugurer des conflits avec la Russie et la Chine. Cette minorité qui représente 1% a pour but de piller l’Italie, l’Espagne, éventuellement la France et même l’Allemagne. Si le peuple grec arrive à se sauver lui-même de l’emprise de l’UE, l’Italie et l’Espagne pourraient suivre. Si l’Europe du sud quitte l’OTAN, cela diminuerait les ambitions de Washington de créer davantage de violence en Ukraine et le monde s’alignerait contre l’empire du mal. Le pouvoir de Washington s’en trouverait diminué, à savoir, sauver le monde d’une guerre nucléaire vers laquelle les néoconservateurs poussent.

Sylvia Bourdon

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