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Griveaux : la bite ne fait pas le moine


Quel pays ! Mais quel pays ! On n’y gagne plus le pouvoir par  compétence mais par l’élimination de la concurrence. Et à ce petit jeu-là, ils sont très forts, les socialos. Le cas Griveaux est parfaitement symptomatique de ce pourrissement généralisé, de ce petit jeu malsain de notre république en voie de totalitarisme. Griveaux et son zizi en érection en ont fait les frais. Il faut bien reconnaitre qu’il n’est pas très futé, le petit. Se faire prendre aussi grossièrement en pleine campagne électorale, c’est d’une gaminerie insensée. Maintenant tout le monde aura vu Popol rougi par l’excitation et lu le SMS demandant à la belle de montrer à nouveau ses gros seins. Alors là, mes amis, si le petit gars n’est pas tombé dans ce piège de fourmilion avec une effarante facilité, ce piège à couillon vieux comme le monde d’une belle fille corruptrice, qu’est ce que c’est ? Des zizis, après tout, il y en trois milliards et demi sur cette terre, tous faits du même modèle si ce n’est du même moule comme le rappelait Pierre Perret décrivant le laid, le beau, le dur, le mou, le gros touffu, le p’tit joufflu, le pic à glace magnifique au dessus des Grandes Jorasses et j’en passe, tel est moins mon propos que de dire que  celui du petit Griveaux est somme toute fort banal, vidéo à l’appui. (j’ai quand même eu du mal à la trouver). Et il a bien fait de démissionner, non que l’acte en soi puisse être abominable car les gamins et les filles qui exposent publiquement leur intimité sont légions innombrables, surtout du côté des starlettes, mais parce qu’il a démontré là son immaturité et qu’il faut être un Macron pour s’agripper comme une sangsue au fauteuil élyséen après avoir reçu à l’Elysée des dégénérés enlaçant sa mère-épouse lors d’une fête de la musique,  après avoir tâté et enlacé le torse nu suant d’un voyou des iles tandis que celui-ci lui faisait un doigt d’honneur, ou après les propos d’un Benalla affirmant qu’ils étaient amants sans que cela secoue le moins du monde la presse, ce qui est un comble.
Mais dans cette république pourrie dans laquelle les voyous, violeurs et assassins sont relaxés et les braves gens maltraités par des magistrats indignes qui recevront bientôt leur terrible sanction vu le nombre de leurs  victimes en colère, plus rien ne peut nous étonner.
Donc, pour en revenir à l’affaire du zizi rouge d’émotion, Griveaux n’est que la énième victime d’un système dans lequel, puisque nous sommes désormais dirigés par des incompétents notoires qui foutent en l’air notre mode de vie, note culture, nos valeurs, notre économie et notre argent, on ne peut s’installer au pouvoir que par la crapulerie.
Ainsi Dominique Strauss Kahn dont tous les politiques connaissaient la sexualité débridée fut-il lui aussi écarté du poste de président de la république par une sombre affaire de zizi. Cherchez la femme. En l’occurrence il s’agissait d’une femme de ménage d’origine africaine – mais toute autre aurait fait l’affaire – qui hurla dans les couloirs du grand hôtel que le monsieur tout nu dans la chambre dans laquelle elle n’était pas censée entrer  lui avait fait des propositions indécentes. Ce qui lui rapporta deux millions de dollars. Un pactole. A ce stade, Griveaux s’en tire mieux. Et je me demande ce que l’on aura promis au ruskov qui a mis la vidéo en ligne. Le type semble très malade. Lui a-t-on promis des soins couteux ?  Et d’ailleurs comment un simple gus pourrait-il se trouver en possession d’une vidéo salace mais totalement privée ? Qui a commandité ? Quels sont les rapports entre le Russe et la belle destinataire à laquelle il serait intéressant de s’interroger ? Curieux comme les commentateurs de la télé ignorent ces questions…
Tout le mode ne se fait pas éliminer de la concurrence pour des affaires de mœurs aussi minables mais les procès politiques n’en finissent pas dans ce pays. Ainsi Fillon fut-il mis KO pour un costume à vingt mille euros quand Madame Macron nous ruine en centaines de milliers d’euros par sa fréquentation compulsive  des grands couturiers. Citons entre autres le procès sur le financement des campagnes du RN, le procès Balkany pour fraude fiscale, le   procès contre Mélenchon et les Insoumis, le procès contre les euro-députés du Modem, et j’en passe. Tout cela accompagné de campagnes de dénigrement médiatique, perquisitions, peines de prisons, amendes, avec  le concours d’une justice instrumentalisée.
Dans mon article précédent je posais la question « à qui profite le crime ? ». A chacun de donner sa réponse, la mienne me conduirait à n’en pas douter devant les magistrats comme notre Christine Tasin. Mais il est clair que le petit Griveaux   a bel et bien été victime de l’un de ces coups tordus  visant à l’éliminer de la mairie de Paris au dernier moment pour empêcher son équipe de se retourner, comme ce fut le cas pour Strauss-Kahn. C’est ainsi que dans cette république pourrie qu’est devenu notre pays l’on se débarrasse des concurrents.
Louise Guersan