Guéant-Valls : deux scandales de la politique française

Publié le 11 juin 2015 - par
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gueant-vallsEn ce joli mois de juin 2015, deux affaires font la une des journaux.

La première est celle des primes versées au ministère de l’intérieur quand Claude Guéant était ministre. Ces primes versées en liquide, qui n’apparaissent pas dans quelque comptabilité que ce soit, non imposables, ont quelque chose d’illégal. Claude Guéant interrogé par Ruth Elkrief, justifie le versement de ces primes par le fait que ça s’est toujours fait comme ça, qu’il n’a rien inventé en quelque sorte. Il a expliqué que le montant de ces rémunérations occultes dépendait du niveau de responsabilité des bénéficiaires, correspondant à leur travail. Nous savons que les fonctionnaires des différents ministères sont grassement payés. Ces primes correspondent-elles à du travail en extra ? Qui contrôle ces extras ? Les bénéficiaires eux-mêmes ? Une tradition malsaine justifie donc cette anomalie.

La deuxième affaire est celle de la présence de Manuel Valls lors de la finale de la coupe d’Europe à Munich. Le premier ministre a utilisé un avion pour ce déplacement aux frais du contribuable. Il était accompagné de cinq autres personnes et deux de ses enfants. Dans un premier temps, il n’a pas donné d’explication, au motif qu’il s’occupait d’affaires importantes. Puis, au fur et à mesure que l’affaire sans importance en prenait, il a dit qu’il était allé là-bas pour discuter, avec des membres de la FIFA, probablement de la corruption pour l’attribution des coupes du monde. Il a été photographié avec Platini qui a déclaré dans un premier temps, avoir été contacté par le bureau du premier ministre. Un peu plus tard, la version avait légèrement changé. C’est Michel Platini qui avait invité Valls. Ensuite Platini a dit qu’il avait promis à Valls qu’il l’inviterait si le FC Barcelone était qualifié pour la finale.

De modification en modification, on justifie ce voyage aux frais du contribuable. Si la FIFA par l’intermédiaire de Platini a invité Valls, elle aurait dû aussi lui payer le voyage.
Le pauvre type qui rentre chez lui après une dure journée de labeur, ne va pas chercher midi à quatorze heures, il gobe tout ça, et il ira déposer son bulletin Soit pour Sarko ou un LR, soit pour Hollande ou un autre socialo à la présidentielle de 2017.

Marc Larapède

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