Guerre de 14-18 : La fin de cette monstrueuse guerre, le clairon

Troisième et dernier volet de cette trilogie pour rendre hommage à ceux qui ont combattu dans les tranchées de Verdun, de la Somme, de la Meuse et qui n’ont pas démérité

Ce poème avait été repris par des enfants, lors d’un hommage municipal, un 11 novembre, et comme il avait été écrit par « un agent de l’extrême droite« , il fut dénoncé auprès du maire de cette ville par un socialiste du conseil municipal. Le maire, bien plus intelligent que son conseiller gauchiste, l’avait, lui, trouvé approprié, et tout à fait convenable.

C’est dire le niveau d’idéologie imbécile de la gauche française.

Le Clairon

Le clairon sonne au loin, forçant les fatigues.
Des regards morts sur des visages meurtris
Se lèvent, affirmant le doute, l’incompris.
Des larmes s’écoulent rompant l’immense digue.


 C’est un soleil et non le temps d’une boucherie
Qui, ce jour, se lève. Des ombres s’avancent,
Le long des tranchées de la désespérance.
De la terre, s’ouvrent des bouches noires de carie.

 –
Le clairon balaye les frontières de mort.
Des cris et des rires venant de l’ennemi,
Se mêlent aux joies de tous nos soldats amis.
Oubliée la haine, le désespoir et les torts.

 –
Des tranchées sortent des hommes vivants sous terre,
L’uniforme invisible, ils regardent le ciel.
Le clairon sonne la fin des combats. Si fier.
Redonnant la vie, face au monde fou et cruel !

– 
Les hommes titubent. L’officier devient le frère.
Les larmes écoulant le trop-plein de haine
Les rancunes, les frères morts laissés en terre
La guerre est finie. La paix entre en scène.

 –
Ils reviendront dans leurs foyers ces gueules cassées
Ces soldats d’une guerre civile. La grande guerre !
Guerre ou l’Europe entière s’est suicidée
Apportant un siècle de lutte et de misère.

 –
Le clairon sonne la fin des combats, la paix !
L’avenir porte un nom. L’espoir d’une autre vie!
Une vie qui retrouve un prix. Souvent oublié !
Ce jour à un autre goût. La guerre est finie.
 
Gérard Brazon

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2 Commentaires

  1. pauvres gars qui sont tombés pour défendre la patrie, s’ils voyaient ce que le pays est devenu

    • Ceux qui sont tombés étaient les plus heureux : ils ne voyaient plus la connerie humaine

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