« Guerre furtive » : la Chine à la conquête du monde

Publié le 4 février 2021 - par - 6 commentaires - 902 vues
Traduire la page en :



Le général de brigade Robert Spalding est un vétéran de l’US Air Force.



Pendant les quatre années de la présidence Trump, il a été, en tant que Directeur principal de la Stratégie, directement rattaché à la Maison Blanche. Il est Senior Fellow (membre émérite) du Hudson Institute et dirige Q NetWork, une entreprise de télécommunication dont il est le fondateur.

Le général Spalding est par ailleurs l’auteur d’un livre sorti en octobre 2019, dont on admirera le caractère prophétique puisqu’il donne la clé des deux événements qui ont marqué l’année 2020 : la crise sanitaire majeure que traverse le monde et l’élection de Joe Biden à la Maison Blanche :


Guerre furtive : comment la Chine a pris le contrôle pendant que l’élite américaine dormait



Son livre a eu un succès considérable aux États-Unis. En France, il ne dépasse pas les frontières de la « complosphère ». Aucune recension dans les médias de l’oligarchie. Il n’est d’ailleurs toujours pas traduit en français…

On saluera donc l’initiative de France-Soir qui a récemment donné la parole à son auteur

Dans son livre, le général Spalding révèle la manière dont la Chine communiste, par son instance dirigeante le Parti communiste chinois (PCC), a entrepris de saper les démocraties occidentales, les États-Unis en tout premier lieu. L’influence chinoise est manifeste dans l’ensemble des grandes organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

Selon le général Spalding, le PCC a placé sous son influence l’ensemble des leviers de pouvoir que constitue l’ « élite » américaine : présidents d’universités, PDG de grandes entreprises – en particulier des entreprises de relations publiques, de communication, de consulting, etc. – , PDG des grandes banques, des grandes institutions financières de Wall Street, directeurs des grands cabinets d’avocats, sans oublier naturellement les politiciens de tous bords, tant Démocrates que Républicains.

La Chine compte 80 millions de chômeurs. La seule manière dont le PCC puisse assurer une paix sociale globale et asseoir sa légitimité dans ce pays-continent est d’assurer du travail à un maximum de Chinois.

Avec plus d’un milliard trois cents millions d’habitants, il est évidemment hors de question que la Chine devienne un jour une démocratie. Seul un pouvoir fort, fondé sur un parti unique – dont les méthodes n’ont guère varié depuis Mao Zedong… – est capable d’empêcher le pays de sombrer dans l’anarchie.

Cet objectif vital de plein emploi est fondé sur un véritable rapt : les Chinois s’emparent de pans entiers de l’appareil de production occidental, délocalisant en masse vers leur territoire des entreprises qui nous paraissaient essentielles sur nos propres territoires.

Ce rapport d’un consultant auprès du gouvernement français  constate que le principal « choc des puissances » oppose désormais la Chine et les États-Unis. Ce rapport place encore les États-Unis en position dominante, mais il faut remarquer qu’il a été rédigé en mars 2020, soit avant la crise sanitaire que l’on sait, crise qui a durement secoué la première économie mondiale alors que la Chine a en revanche su en tirer un bénéfice certain…

Le général Spalding avance ainsi le nombre stupéfiant de 70 000 entreprises américaines qui ont mis la clé sous la porte durant l’annus horribilis 2020, dont 20 % des PME du pays – 44 % pour ce qui est des PME tenues par des minorités, blacks, latinos, asiatiques – créant non seulement un chômage de masse qui se chiffre en millions de sans-emplois, mais également un énorme déficit de production.

La réduction en 2020 du déficit du commerce extérieur des États-Unis par rapport à la Chine n’est due qu’à une hausse des exportations de produits agricoles, exportations qui sont au plus haut depuis juillet 2012, conséquence de la politique volontariste de l’administration Trump face à la Chine.

Ce rapt ne s’arrête pas aux entreprises : les Chinois s’emparent également du savoir-faire occidental. En 2018, l’office de la propriété intellectuelle de la Chine écrasait les États-Unis, enregistrant la plus forte activité, avec un nombre de dépôts d’environ 1,54 million – soit 46,4 % du total mondial largement piratés sur l’occident par le biais des cyber-raids où les Chinois sont passés maîtres -, suivi des États-Unis (597 141), du Japon (313 567), de la République de Corée (209 992) et l’Union européenne (174 397).

Le général Spalding pulvérise le mythe de la « mondialisation heureuse » – l’expression est du très cosmopolite Alain Minc, grand ami du Président Macron« La mondialisation n’est pas nécessairement synonyme d’un bénéfice absolu pour la société. À coup sûr, certains vont y perdre. Je pense que c’est maintenant un consensus général dans la population américaine qui constate que les classes moyennes et populaires sont les laissées-pour-compte de la mondialisation » observe le général.

À noter que, contrairement à ce qu’ont annoncé les « catastrophistes », le général Spalding remarque qu’aux États-Unis, il y a eu une baisse de la mortalité en 2020 par rapport à 2019 pour les personnes de moins de 65 ans. Le même constat a été fait en France par l’Insee dans son rapport du 15 janvier dernier.

Le confinement général de toute la population dans de nombreux pays du monde est une première dans l’histoire. Le premier épisode de confinement dans cette crise sanitaire a précisément eu lieu à Wuhan. Les autorités chinoises n’ont évidemment eu aucun mal à imposer et à faire respecter ce confinement dans la population du cru.

Rappelons en effet que chaque Chinois est muni d’un « crédit social », qui enregistre chacun de ses manquements par rapport à la norme comportementale imposée par le PCC, et le sanctionne en lui interdisant de plus en plus d’activités. L’épuisement de ce « crédit » signifie pour l’individu une véritable mort sociale – voire physique puisque de simples visites chez le médecin lui sont désormais comptées, sinon interdites.

« Comment les techniques d’ingénierie sociale de la dictature chinoise ont-elles pu être aussi rapidement et aisément transposées aux populations occidentales, alors qu’elles sont si contraires à nos valeurs et nos principes ? » s’interroge Spalding.

Pour le général, il ne fait aucun doute que cette acclimatation rapide des méthodes sino-communistes sous nos latitudes est la preuve de l’influence grandissante du PCC sur les « élites » occidentales. Les liens avérés de la famille Biden avec le PCC est un puissant argument en faveur de cette thèse

Pour le général, c’est toute la communauté médicale des pays occidentaux qui subit l’influence de la Chine continentale. Il pointe du doigt le Center for Disease Control (CDC) et l’ensemble de l’industrie pharmaceutique étatsunienne, sachant que tous les éléments de base, physiques et chimiques, utilisés par cette dernière pour la fabrication des médicaments proviennent dorénavant de Chine

Le général cite l’exemple de l’Imperial College de Londres  régulièrement classé parmi les meilleures universités du monde, qui a publié début 2020 un rapport alarmiste dans lequel il annonçait que deux millions d’Américains mourraient du coronavirus. Or, précise le général Spalding, Xi Jiping a participé en 2015 au financement des recherches de l’Imperial College en épidémiologie et en génie biomédical. Un hasard ?

Rappelons que Xi Jiping cumule les titres de Secrétaire général du Parti communiste chinois et de Président de la république populaire de Chine, ce qui fait de lui le maître absolu de l’Empire du milieu, beaucoup plus puissant qu’un Joseph Staline qui ne fut « que » Secrétaire général du Comité central du Parti communiste de l’URSS…

Spalding note également que les tests PCR imposés au monde entier présentent beaucoup de séquences partielles d’ADN correspondant à des coronavirus qui ont fait l’objet de publications par des laboratoires chinois. Le nombre d’amplifications pratiquées dans ces tests est par ailleurs aligné sur les recommandations de chercheurs et médecins chinois. Coïncidences ?

Le général remarque que la Chine nationaliste – Taïwan, toujours considérée par Pékin comme partie intégrante de la Chine communiste – n’a pas imposé de confinements à sa population. Le contrôle des frontières et l’instauration de normes d’hygiène plus strictes auront suffi à maîtriser la pandémie dans l’île.

« Pourquoi, dès lors, avons-nous suivi les recommandations de la Chine continentale, dont nous savons qu’elle est un régime totalitaire, plutôt que celles de Taïwan ? » s’interroge le général qui pointe du doigt la propagande distillée sur les réseaux sociaux par des millions d’ilotes (« l’armée des cinquante centimes ») recrutés par les autorités chinoises ainsi que l’usage de bots pilotés par intelligence artificielle, afin d’imposer à l’opinion publique occidentale un narratif favorable à la politique du PCC en matière de gestion de la crise sanitaire.

Le général mentionne enfin deux officiers de l’armée de l’Air chinoise, Qiao Liang et Wuang Xiangsui, qui en 2003 ont écrit un livre intitulé La guerre hors limite dans lequel ils imaginent une pandémie dirigée contre le monde libre. Spalding explique comment le PCC fait la guerre à l’Occident. Pas du tout à la manière des Soviétiques, qui utilisaient leurs chars à Budapest ou à Prague. Il s’agit maintenant pour le plus grand régime dictatorial de la planète d’envoyer des messages sur les réseaux sociaux, sur les sites des conseils d’administration de grandes entreprises ou de grandes banques pour contrôler les décisions qui y sont prises, pour influencer les élites » de nos société, entre autres par la motivation du profit (bénéfices sur le marché chinois par exemple)

Résultat : « Nous avons été persuadés par l’OMS ainsi que par les centres de contrôle des maladies (CDC) aux États-Unis, que les données chinoises étaient fiables. Quant aux « vaccins » à ARNm, ils ont été conçus à partir des données fournies par la Chine, alors que nous n’avons encore aucune certitude quant à l’origine du virus. “Comment pouvez-vous être contre la science ?” demandent les médias aux personnes qui sont opposées au confinement, alors qu’aucune étude n’en prouve l’efficacité. »

« Le leadership chinois a vu dans cette pandémie une grande opportunité, et il en a profité »

À la fin de la guerre froide, la Chine a compris les formidables opportunités que lui offrait un monde globalisé : comment, tout en gardant le contrôle de sa population grâce à un régime de parti unique, adopter les règles d’un marché ouvert à un vivier de quelque 1,4 milliard de consommateurs. Le PCC jouit de moyens financiers gigantesques, lui permettant d’influencer les « élites » occidentales dans le sens de son intérêt.

Le général appelle les élites de son pays à une véritable « révolution copernicienne » : il observe que le fait de laisser les entreprises livrées au simple jeu de leurs intérêts, sans aucune contrainte ni aucun contrôle, ne sert pas les intérêts supérieurs de la Nation, en particulier lorsqu’un régime autoritaire puissant a les moyens d’influencer ces entreprises et de les soumettre à son propre intérêt, qui n’est pas celui de la Nation et des citoyens libres qui la composent.

« Toute l’industrie a intérêt à ce qu’on prolonge les confinements jusqu’à ce que tout le monde soit vacciné, parce que cela augmente ses profits »

Les électeurs demandent davantage de contrôle des pouvoirs publics sur ces entreprises, et le législateur devra tenir compte de cette volonté, sous peine de profondes protestations populaires, alerte le général.

En particulier, les populations rejettent la censure que les Gafam tentent de leur imposer. Une sécurisation des données personnelles et une sacralisation de la vie privée lui apparaissent tout à fait essentielles, seules façons de lutter contre les dérives autoritaires des Gafam qui censurent selon leur bon plaisir, sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit, gouvernements ou individus.

Henri Dubost

Print Friendly, PDF & Email

Riposte Laïque vous offre la possibilité de réagir à ses articles sur une période de 7 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires injurieux ou diffamants envers les auteurs d'articles ou les autres commentateurs.
  • La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de langage ordurier ou scatologique, y compris dans les pseudos
  • Pas de commentaires en majuscules uniquement.
  • Il est rappelé que le contenu d'un commentaire peut engager la responsabilité civile ou pénale de son auteur

Notifiez de
Paskal

Ne pas oublier que Véreux (Veran) a été nommé Young leader franco-chinois et que Raffarin tapine pour Pékin.
L’inde est à peu près aussi peuplée que la Chine et néanmoins une démocratie, peut être imparfaite.
Y a-t-il un rapport entre Q NetWork et QAnon ?
C’est le grand patronat qui délocalise vers la Chine (aux USA, il s’était un peu calmé avec Trump). La Chine a un peu délocalisé ver la Corée du Nord mais n’a pas forcé des patrons à délocaliser chez elle.
Le patronat souhaite le télétravail, des travailleurs atomisés travaillant seuls n’ayant pas la chance d’avoir un État ouvrier comme en Chine ou en Corée du Nord, pourront difficilement se battre syndicalement.

Pivoine

Si toutes les entreprises occidentales n’avaient pas délocalisé en Chine pour augmenter leurs profits, apportant ainsi leur savoir-faire et leurs technologies, nous n’en serions pas là !

Clamp

Pivoine, oui, tout-à-fait exact, les chinois nous ont roulé et doublé par appât du gain et on s’est fait avoir. Il faut faire pression sur les consommateurs pour qu’ils se mettent à boycotter massivement, dans tout l’Occident, Europe, Amérique, Australie, Japon/SK/Taïwan voire +, non seulement tous les produits chinois possibles mais également tous les produits d’origine occidentale qui profite de la machine de production chinoise. C’est une guerre mondiale qui se gagnera beaucoup au niveau individuel mais il faut que des politiques comme FP ou NDA prennent conscience de cet enjeu et mobilisent l’électorat patriote dans ce sens. Pas facile alors que nous n’avons plus d’industrie et plus de pouvoir d’achat non plus. Sacrée gageure.

a.hourquetted'arre

Tout citoyen attentif perçoit la mainmise de la Chine dans sa vie quotidienne. Merci à Robert Spalding de cette démonstration et à Henri Dubost la presentation de ce livre majeur.

patphil

avec la collaboration active des zélites françaises (au moins) les délocalisations des usines en chine les achats des produits chinois qui ne durent qu’un mois et doivent être jetés à la poubelle, c’est bien eux!

Clamp

“alors que nous n’avons encore aucune certitude quant à l’origine du virus” ; si maintenant c’est confirmé à 99,8 % de probabilité d’après je ne sais plus quelle pointure en la matière. L’interdiction d’enquêter le confirme également par ailleurs. Je pense que la Chine est à l’origine de l’attentat de Nashville qui a soit fait disparaître des preuves d’implication de la Chine dans la fraude soit servi de menace très forte et donc dissuasive contre la loi martiale. Le presque gendre d’un opposant à Biden a aussi trouvé la mort dans un accident de voiture suspect. Les USA sont morts et entièrement sous contrôle. Biden va sans doute engager l’US Army dans des petites batailles perdues d’avance pour la détruire petit à petit. C’est vraiment très grave, il faut impérativement boycotter massivem

Lire Aussi