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Habemus papam ! Ou habemus… imam ?

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«… Aussi bien dans les milieux de certains régimes politiques populistes on soutient que l’arrivée des migrants doit être évitée à tout prix… On ne se rend pas compte qu’au-delà de ces déclarations abstraites, de nombreuses vies sont détruites… Dieu donne gratuitement au point d’aider même ceux qui ne sont pas fidèles… Les nationalismes, fondés sur le repli sur soi, traduisent cette incapacité de gratuité, l’erreur de croire qu’en se fermant aux autres on est mieux protégé… »
(Encyclique « Fratelli tutti » de Jorge Mario Bergoglio, dit « François 1er »)

Bergoglio est à Chypre où il explique aux orthodoxes qu’ils doivent être gentils avec les musulmans turcs. La presse, complaisante, nous dit qu’il reviendra de son voyage avec 50 migrants. Gageons qu’il s’agira de musulmans car ce pontife se soucie comme de sa première soutane des chrétiens persécutés en terre d’islam. Les logera-t-il chez lui, au Vatican ? j’en doute !
La presse progressiste vante les mérites de ce pape, qui « déconcerte les cathos», « casse les codes », « renverse la table », et autre charabia verbeux, aussi pontifiant que déconnant, qui est devenu la langue des « bobos » et des hommes politiques.

Au fil des ans, j’ai entendu ce pape s’interroger sur le célibat des prêtres, la place des divorcés dans l’Église, puis celle des « gays ». Ensuite il a demandé aux pays européens d’accueillir toujours plus de migrants (en majorité musulmans). À peine élu, il a reçu au Vatican  monseigneur Gaillot, ce prélat rouge que la presse droitière surnomme « le pape des gays » depuis qu’il a déclaré que « les homosexuels nous précèdent au Royaume des cieux ». À Pâques 2015, le pape François lavait les pieds de 12… musulmans. Peut-être est-ce une ruse liée à son grand âge ? Laver des pieds chaussés de babouches est moins pénible que de délasser des pompes d’Occidentaux. Enfin, je suppose, je suppute sans comprendre…

L’histoire de la papauté est longue : elle a connu bien des avanies et des scandales. Tous les papes n’ont pas été des saints ! Il y a eu, parmi eux, des escrocs, des empoisonneurs, des satrapes, des sodomites et des antipapes. L’ « Annuario pontificio » – sorte d’annuaire de la papauté – indique aussi bien les papes que les antipapes. La période confuse de 1045 à 1048 où se disputaient Benoît IX, Sylvestre III, Grégoire VI, Clément II et Damase II a été résolue en reconnaissant tous ces papes comme légitimes. L’ « Annuario pontificio » se garde de compter précisément les papes : Bergoglio y apparaît comme le 266e pape.

Je ne suis pas – loin s’en faut ! – un spécialiste de la papauté. J’ai retenu, de son histoire, quelques anecdotes amusantes. Celle, par exemple, de la « papesse Jeanne » qui, au IXe siècle, aurait accédé à la papauté en se faisant passer pour un homme. Son pontificat est généralement placé entre 855 et 858. L’imposture aurait été révélée quand elle aurait accouché en public lors d’une procession de la Fête-Dieu.
Un rite fantaisiste aurait été instauré pour éviter que cette mésaventure ne se reproduise : lors de l’avènement d’un nouveau pape, un diacre serait chargé de vérifier, au travers d’une chaise percée appelée « sedia stercoraria », la présence des testicules, et s’exclamerait « Duos habet et bene pendentes » (« Il en a deux, et bien pendantes »), ce à quoi le chœur des cardinaux répondrait : « Deo gratias ! ».

J’ai retenu aussi les noms de quelques papes qui avaient compris que l’islam est un danger pour la chrétienté : le pape Urbain II qui, le 27 novembre 1095, profite d’un concile à Clermont pour lancer un appel aux chevaliers afin qu’ils partent pour Jérusalem et repoussent les infidèles qui menacent d’abattre l’empire chrétien d’Orient et multiplient les obstacles aux pèlerinages en Terre Sainte, sur le tombeau du Christ. Cet appel est l’amorce de ce qu’on appellera plus tard la première croisade.

Ou encore, le pape Alexandre II qui décide, en 1063, l’octroi d’une indulgence spéciale à quiconque irait lutter contre les musulmans en Espagne dans sa bulle « Eos qui in Ispaniam ». Les chevaliers de France, aquitains, normands, champenois notamment, viennent en nombre se joindre à leurs pairs castillans. C’est en partie grâce à lui qu’Isabelle la Catholique et Ferdinand d’Aragon chasseront définitivement les Maures de Grenade en 1492, mettant un terme à la « Reconquista ».

J’ai aussi retenu les noms de quelques papes qui ont été des fossoyeurs de la foi. Je pense, par exemple, au pape Pie XI qui, fin décembre 1926, faisait mettre à l’index le quotidien « L’Action Française » et tous les ouvrages de Charles Maurras, pour complaire aux laïcards francs-maçons français puis, le 8 mars 1927, faisaient interdire de sacrements tous les militants de l’Action Française.

On ne remerciera jamais assez SS Pie XII d’avoir levé cette condamnation inique dès son élection, en 1939. Pie XI, lui, aura été le meilleur allié… du « Grand Orient de France »…
N’oublions pas Jean XXIII et Paul VI auxquels on doit le concile Vatican II, qui visait à « moderniser » les dogmes et à faire une Église plus œcuménique et plus ouverte au monde, commencé le 11 octobre 1962 par Jean XXIII et terminé le 8 décembre 1965 sous le pontificat de Paul VI.

Le résultat tangible du concile Vatican II aura été… la déchristianisation de la France (et de l’Europe). L’abandon du latin, langue universelle de l’Église, de la soutane pour les prêtres, et du faste liturgique ont contribué à vider les églises, et à faire de la religion catholique une sorte de protestantisme soft avec ses prêtres en clergyman. Ceci s’est fait d’abord au profit des sectes, puis de l’islam, car, aussi vrai qu’un clou chasse l’autre, une religion forte en chasse une autre. « Détruisez le catholicisme et vous aurez l’islam » disait déjà Chateaubriand. Nous y sommes, enfin presque !

Et avec le pape François, on a l’impression que tout s’accélère.
Qui sait si, dans quelques années, quand l’histoire aura repris ses droits, l’ « Annuario pontificio » ne considérera pas SS Benoît XVI comme le pape en titre et François 1er comme un antipape ?
Bergoglio fait ce qu’il faut pour que l’Europe devienne musulmane : sa dernière encyclique et son dernier livre sont une déclaration de guerre à l’Occident chrétien. Au final, Soros, Attali, le forum de Davos, le groupe Bilderberg, les GAFA, Ursula von der Leyen, Macron et Bergoglio mènent le même combat !

Eric de Verdelhan