Harcèlement scolaire : La peur peut-elle changer de camp ?

Publié le 5 juillet 2019 - par - 25 commentaires - 1 610 vues
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Quand le harcèlement scolaire tue !
Une violence insupportable subie par des élèves isolés.
Insultée, frappée, humiliée, depuis de longs mois, par ses camarades et traitée de folle par une de ses professeurs de son nouveau collège, la petite Évaëlle, 11 ans, élève de 6e de collège, victime de l’enfer du harcèlement scolaire, s’est suicidée.
Celle qui rêvait de devenir institutrice, de vouloir être amie avec tout le monde, d’être bien engagée dans le mouvement scout, s’est pendue à son lit ce 21 juin à Herblay, Val-d’Oise. Les parents ont déposé plainte, mais trop tard, le mal était fait.

La haine de l’autre, et le rejet de cet autre par d’autres, surtout dans nos établissements scolaires, prend de nos jours des proportions inquiétantes voire dramatiques. Les dernières études, en France, ciblent à 700 000 le nombre de victimes de harcèlement scolaire, soit un peu plus de 5 % des élèves. Et Blanquer, ministre de l’EN, se réjouirait de voir ce chiffre à la baisse, comme le chômage, évidement. Il ne fera que promettre qu’il n’y aura pas d’impunité.

Faut-il s’attendre qu’il mette en place une énième commission chargée de la prise en charge psychologique des victimes à défaut de mesures punitives et répressives envers les harceleurs ? Une posture figée et aisément prévisible depuis que nos députés, perdent un temps fou dans l’hémicycle à débattre sur le bien-fondé de la fessée.

Pourtant, notre droit pénal intègre parfaitement le harcèlement scolaire qui se met en place après un dépôt de plainte. Pour Hélène Romano, psychothérapeute, le harcèlement scolaire est un délit. Or pour alimenter tout procès il faut des preuves de ce délit, et souvent le harcèlement scolaire ne laisse pas de trace, les agressions se faisant à huis clos. Les plaintes sont donc classées sans suite. Une situation qui conforte le harceleur mais la victime souffre moralement tant elle se sent rejetée, méprisée, incomprise.
Porter plainte pour exiger que justice soit faite semble devenu un leurre pour la victime, car avec les œillères de son système pénal, la justice ne sait qu’appliquer le droit envers les auteurs, au vu de preuves. La réparation des victimes reste alors le domaine privilégié de ces cellules de crises à caractère psychothérapique.

En fait, s’il y a punition ou répression, elle doit être accompagnée de suivi psychologique, de remédiation, sinon cela ne sert à rien, nous dit Hélène Romano, et le harcèlement scolaire qui persiste dans cette erreur depuis plusieurs décennies en est la preuve. Cela veut dire en clair que l’institution devrait favoriser l’action psychothérapique à la punition et son cortège de répressions. Dans ce cadre, le débat sur la fessée va prendre beaucoup de temps à nos élus nationaux.

Il semblerait que le profil harcelé-harceleur soit repérable depuis la maternelle, et le comportement commun à la victime et à l’agresseur résulterait d’une enfance en détresse ressentant une souffrance psychique familiale qui s’exprime par la violence, en absence de mots pour la quantifier.

Ce qui justifierait un suivi médical, une psychothérapie faite ensemble ou séparément.
Or, tout cela, mis en place, impose un coût car : il fait intervenir le médecin scolaire ; il nécessite des aménagements scolaires ; il implique un engagement de l’équipe éducative voire des cours à domicile ; oriente vers le changement d’établissement qui parfois ne résout pas le problème car il augmente le pouvoir de victoire du harceleur pour avoir réussi à faire partir sa victime. Tous ces dérèglements entraînent souvent un renvoi de culpabilités dans les deux camps, alors qu’il faudrait trouver les causes et agir ensemble pour y remédier.

La plupart des professeurs et même certains médecins scolaires ne semblent pas formés pour affronter le problème du harcèlement in situ. Faire un travail sur l’empathie, l’émotion, le respect de l’autre, apprendre à prendre soin les uns des autres, se protéger, partager les émotions, supposent une formation dans un cadre précis laquelle aura également un coût !

Adrien, adolescent de 15 ans, s’est tué la veille de Noël. La maman d’Ethan témoigne de sa tristesse à envoyer son fils tous les matins dans la fosse aux lions. La jeune Éloïse, 16 ans, qui écrit sous la lecture de Brigitte Macron au dernier G7 éducation, et qui a fait du harcèlement scolaire son cheval de bataille, le 4 juillet dernier  (sic) :
« Je suis leur souffre-douleur, ma vie est un cauchemar, je ne vis plus, je survis ».

Christian, qui a soixante ans, se souvient encore d’une année de harcèlement qui l’a définitivement détruit, dans son adolescence.
Et pour finir, le fils de William Goldnadel s’est fait traiter de « sale juif », dans un collège à Courbevoie, à l’âge de 12 ans, et a dû changer de pays. Depuis son fils est devenu champion de karaté et de krav-maga, et ne semble plus craindre le harcèlement de toute nature.

http://www.fdesouche.com/1231971-goldnadel-mon-fils-sest-fait-traiter-de-sale-juif-il-a-du-changer-de-pays

La première dame, ancienne professeur de lettres, depuis le G7 Éducation, a fait du harcèlement scolaire son cheval de bataille, c’est tout à son honneur !

Ce fléau qui sévit en milieu scolaire, depuis trop longtemps, et qui touche toutes les classes d’âge, semble partagé et compris par son divin mari.

Parmi tous les sujets qui ne trouvent plus de solutions en France, va-t-il pour autant réussir à terrasser cette autre bête immonde qui pousse au suicide nos enfants, victimes du milieu scolaire  qu’ils ont parfois obligation de fréquenter ?…

Patrick Granville

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Notifiez de
DeRodin

Il est impensable qu’une gamine de 11 ans se suicide par pendaison en raison d’un harcèlement scolaire. Quelles relations cette petite avait-elle avec ses parents pour que sa seule échappatoire soit la mort ? Inutile de compter sur les enseignants, surtout dans le secondaire où ils font leurs quelques heures de cours hebdomadaires et basta, plus obnubilés par la préparation de leurs prochaines et nombreuses vacances que par le mal-être d’une petite fille de 11 ans. Entre autres solutions : expulsion des harceleurs non français et leur famille, suppression des allocs aux familles françaises et réouverture de maisons de correction pour la racaille. Dans ces maisons sous statut militaire, apprentissage d’un métier utile à la collectivité. Tatihou a fermé en 1984, c’est pas vieux !

Lisianthus

D’accord avec vous sur de nombreux points, mais j’aimerais vous faire savoir que parfois, l’enfant harcelé le dissimule soigneusement à ses parents, j’ai deux cas de ce genre dans ma propre famille, dont mon propre exemple quand j’avais entre 11 et 14 ans. Et même les parents les plus attentifs et affectueux peuvent ignorer le drame que vit leur enfant.

geronimo

les profs s’en foutent totalement, car ils savent qui sont les harceleurs, ce sont toujours les mêmes, des beurs ou des beurrettes, des blacks de cités, des petites saloperies dégénérees au coran, qui pourrissent la vie des établissement, et qui font chier les profs…mais qu’il ne faut pas toucher par peur de représailles des parents ou grands freres…et que dire des magistrats, ces trouillards aux ordres, incapables d’appliquer la vraie justice….paix à ton âme, petite fille….

POLYEUCTE

Le Harcèlement devient sport national, dans tous les domaines. Pas vous ?
Fisc, Pub, Internet, Pensée, Police, la liste est trop longue…
La « Norme » s’impose dès le plus jeune âge.
Ne pas la suivre ? Attention ! Danger !

TourN

 » Aimez-vous les uns autres …même vos ennemis  » voilà où mène le discours des catholiques. Des martyrs à célébrer pour le Vatican !
Les scouts de France ouvrent leurs portes à toutes les religions…pauvres cons
Une petite fille catholique se pend, vous entendez les évêques, les prêtres de France en parlaient ?
Trop occuper à lécher le cul des muzzs avec leurs messes inter- religieuses
Qu’ils aillent tous se faire voir
Dorénavant pour nos enfants et petits enfants c’est :
Tu prends un coup , tu en donnes deux .
On t’insulte, tu frappes.
Et on se fout complétement de ce que pensent ces cons de cathos du Vatican , ils mourront de leurs dhimmitudes

angora

en parlant d’école: fuites au bac ,,vient du lycée juif de Créteil Ozar Hatorah. des fuiotes c’est pas nouveau; mais si ça venait d’un lycée catholique , j’imagine que toutes les chaines d’info en parleraient.
là, on ne dit meme pas qu’il s’agit d’un lycée juif.

Patrick Granville

C’est un surveillant du lycee qui est responsable des fuites pour maintenir a flots le taux de reussite au bac de cette ecole privee. IL AGISSAIT SUR ORDRE DE SON PROVISEUR. Mais l’enquête ne dit pas si ce surveillant etait de confession juive.

Nathounette

Cette histoire nous rappelle tristement celle de Marion Fraisse. Vous savez ? Cette adolescente qui s’est pendue à son porte-manteau le 13 Février 2013 à 13 ans. L’oeuvre de la racaille aussi !

Jill,

Le harcèlement par des profs, ce n’est pas nouveau ;de tous temps il y a eu des têtes de turc. Le harcèlement dans les cours d’école ce n’est pas nouveau non plus.
Le problème :à quel niveau en sommes nous maintenant ?

angora

pour les profs ça devrait etre licenciement immédiat.

Dominique

Cette prof n’a aucune psychologie et ne devrait pas enseigner. Elle ne se rend pas compte de la portée de ses mots. Elle a manqué de courage et c’est Navrant. Une pensée pour cette petite et sa famille

zéphyrin

une seule solution…la solidarité. Redécouvrir qui sont « ceux que je peux aider et ceux qui peuvent m’aider » sinon: c’est le nombre (d’imbéciles) qui fait loi

le Vieux Autodidacte

Curieux de voir que l’augmentation du harcèlement scolaire est liés aux violences faites aux Femmes…curieux , mais surtout pas d’amalgames , pas de noms , pas d’origines …tous cela est surement le fait hasard ou du changement climatique !

jick 95

voir la photographie de cette magnifique petite fille de 11 ans , pleine de promesses , laquelle s’est suicidée est un véritable crève cœur .
qui sont ses harceleurs ? L’histoire ne le dit pas . et quels sont leurs patronymes non plus ……….je ne ferais pas plus de commentaires .

Lionel

Effectivement étant donné que vous n’avez aucune information sur le sujet, vos « commentaires » ne sont pas indispensables.

zéphyrin

« lionel » faut demander à être web master du site, tu nous parais indispensable à la régulation de tous ces gens qui se laissent aller honteusement à donner leur avis

Lionel

pourquoi vous mettez des guillemets à Lionel?

Undertow

Ton commentaire non plus …..

Lionel

la différence c’est que moi je justifie mon opinion.

Ljee

Harcelée par des élèves et traitée de folle Par UNE PROF!!!on croit rêver, même les profs s’en mêlent LA HONTE ABSOLUE ,qui aura le courage de punir sévèrement ces sales gosses et la prof ,ce n’est pas un cas isolé, ca fait trop longtemps que ca dure LAMENTABLE DE VOIR CA ,pauvre petite .

La_Soupape

Avec tout le respect que je vous dois Monsieur Granville, le suivi psychologique, la remédiation et toute cette novlangue à chier, c’est du vent !
Le harcèlement d’un gamin à l’école n’est dû qu’à la complicité et la passivité du corps enseignant qui chie systématiquement dans son froc devant les racailles qui font chier les mômes, puisque dans 100 % des cas, c’est des racailles !
Suppression des allocs et mise en centre de redressement bien géré par quelques paras ou légionnaires aurait pour effet de remettre ces chérubins dans le droit chemin mais vu la couardise, la giga connerie et l’ultra gauchisme de façade de la majorité des enseignants (dont vous ne faites évidemment pas partie sinon vous écririez chez drahi) ben tout est normal au pays des fils de pute sartro-beauvoiresques…

Jill,

Hélas, vous avez raison ;beaucoup de profs ont peur de leurs élèves, et si ces petites racailles tourmentent un garçon ou une fille, ils font semblant de pas voir, et le cas échéant en rajoutent.

Patrick Granville

Une étude pdychologique faite conjointement aupres des harceleurs et des harcelés demontre que l’agresseur et l’agresse souffrent ensemble d’une gde détresse enfantile et de souffrances psychiques parentales dans leur milieu familial. L’harcelee rappelerait à l’harceleur ses propres souffrances psychiques infantiles d’où l’usage de la violence car les mots pour exprimer les maux sont absents ou inexistants chez lui.

La_Soupape

Des psychologies, j’en connais qu’une : défourailler l’premier !

Quand une gamine se fait traiter de pute par des racailles qui pourrissent la vie de tout le monde et la sienne en particulier, quand cette gamine n’a personne à qui se confier, que ses parents probablement des bons culs bien bénis qui l’envoient chez les scouts au lieu de s’en occuper eux-mêmes (j’ai aucune confiance dans ces institutions « enseignantes » religieuses qui font le « bien ») et que les enseignants dont l’immense majorité sont des fils de pute, la traitent de folle, ben la gamine se contrefout des psychologues de comptoirs qui ont étudié dans une branche poubelle des universités qui ramasse tous les bons à rien pour nous pondre encore plus de cons et la gamine totalement désespérée se suicide…

La_Soupape

Et des études de merde comme ça montrent bien le niveau de connerie abyssal de cette société de tarés congénitaux !
En quoi est-ce qu’on peut comparer le bourreau et la victime hein ??? C’est une étude du CNRS ?
Si cette société fontionnait normalement, y’aurait pas de vermines harceleuses et les tenants de l’éducation mettraient immédiatement un terme à ce genre de chose en prenant des sanctions tellement sévères, que même pas en rêve ça pourrait recommencer, la politique de l’exemple marche parfaitement, suffit de voir dans toutes les dictatures (bien souvent muzz du reste) du monde.
Un peuple bien éduqué se conduit bien (genre les Islandais) un autre entraîné à être con se conduit comme il a été éduqué (genre le reste du monde), pauvres de nous en vérité…