Haro sur la flicaille, sus à la bavure !

Pedalo 210Une vidéo vient d’apparaître sur internet

Et fait déjà les choux gras des « grandes » rédactions

On y distingue des policiers qui maltraitent

Un homme à terre au cours d’une interpellation.

Pire, on les voit gazer et matraquer deux femmes.

« Honte à la police française » a-t-elle pour nom.

Et voilà tous nos chers journaleux qui s’enflamment

Omettant un principe dit de précaution :

Qu’un journaliste honnête, quel joli oxymore,

Se doit de vérifier la rigueur de ses sources.

Mais il est vrai que dans l’impitoyable course

Que se livrent ces chacals, gagne le plus retors.

La meute des scribouillards vient de trouver sa proie,

Haro sur la flicaille ! ACAB ! Inadmissible !

Même les politiques y ajoutent leurs voix,

Sentencieusement « ces images sont terribles ».

Cerise sur le gâteau, le cran monte au créneau

Dénonçant une police aux pratiques coloniales

Ah oui, c’est vrai, mea culpa, détail crucial :

J’ai omis de préciser la couleur de peau !

Le voilà qui s’insurge contre ces agressions,

Demande des sanctions, lance appel à témoin,

Afin, dit-il, pour obtenir une version

Différente de celle « officielle », fausse selon Tin.

Sous-jacente l’idée d’une agression raciste,

Sous-entend l’association communautariste.

Mais voilà qu’un modeste journal de province

La Nouvelle République, pour ne pas la citer,

Narre le conflit et par-là même évince

Tout soupçon porté à l’encontre des policiers :

Un véhicule qui zigzaguait, un chauffeur ivre

Qui refuse de se soumettre à l’alcoométrie,

Qui se débat tandis qu’une passagère se livre

A quelques actes de rébellion… une plaisanterie !

Elle aurait tout simplement mordu les agents,

Dit le journal, doux euphémisme, « par agacement »,

Ce qui les a obligés à utiliser

La matraque afin de pouvoir la maitriser,

Mais sans succès, aussi ont-ils dû la gazer.

Par ailleurs, le conducteur était recherché

Et immédiatement a été écroué.

Curieusement, cette version est peu diffusée…

Serait-ce parce que cette explication ne convient

A tous nos bien-pensants, n’est-ce pas, Monsieur Tin ?

Une bonne bavure, voilà qui aurait occupé

Les colonnes des médias jusqu’à la fin de l’été,

Histoire sans doute, plus certainement d’occulter

L’impéritie de cette équipe de bras-cassés.

Une bonne bavure, aux relents de colonialisme,

Rappel des heures les plus sombres du racisme

Ou l’inverse, que le cran montre sa toute-puissance,

Avec en prime, une tartine sur la repentance.

Une bonne bavure  pour permettre à Gazolito

De montrer qu’il est le chef à la place Beauvau.

C’est sûr qu’après Marseille et son énorme fiasco,

Pour redorer son blason, ç’eut été cadeau !

Une bonne bavure pour à jamais discréditer,

Toute future intervention un peu musclée,

Voire les interdire dans certaines zones « colorées »,

Pas de contrôle  donc pas d’émeutes dans les quartiers !

Mais les faits sont têtus, la vérité cruelle,

Ce qui aurait pu être un scoop providentiel

Se dégonfle comme une baudruche, voilà Manuel

Tiraillé entre ses fantasmes et le réel.

Quant à ces scribouillards, sans honte ni scrupules,

Qui ont jeté en pâture ces deux policiers,

Sachant les dégâts que cela va leur causer,

Soupir ! Dommage que ne tue pas le ridicule !

Oreliane

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