Haro sur Louis Smith, gymnaste anglais coupable de blasphème

louissmith

Cet article est la traduction d’un papier écrit par un ami sur Twitter : Damo (@concretemilk)
https://concretemilkshake.wordpress.com/2016/11/03/the-trial-of-louis-smith/

Un autre jour, un autre épisode de ce que Christopher Hitchens (intellectuel britannique athée), a décrit un jour comme “l’empiètement théocratique sur la société de liberté”. Cette fois-ci, c’est Louis Smith, champion olympique britannique et également vainqueur de l’émission “Danse avec les Stars”, qui vient d’être jeté au bûcher – ou plus précisément – banni pendant 2 mois des British Gymnastics. Il a enregistré une vidéo de ses amis en état d’ébriété en train de se moquer de la prière rituelle islamique. Le journal The Sun l’a trouvée et l’a publiée, et elle a abondamment circulé sur internet, d’où son bannissement.

Étant donné mon peu d’intérêt pour la gymnastique, et que je n’occupe pas mon temps à regarder des compétitions populaires de danse de salon, je n’avais qu’une vague idée de qui était Louis Smith jusqu’à ce que sa vidéo de lui et ses amis éméchés en train de mimer un Allah Akbar apparaissent sur mon radar. Bien entendu, il m’est à l’instant paru sympathique.

La vidéo d’une minute et demie a été prise à une soirée de mariage, et montre en gros l’ancien gymnaste Luke Carson en train de s’agenouiller sur un tapis persan, et de hurler de toute sa voix un genre de prière musulmane assez bien imitée, tandis que Smith, hilare, l’encourage, et fait à l’occasion un commentaire sans intérêt. C’est tout. Ce n’est pas vraiment le film comique britannique “We are Four Lions” [comédie montrant 4 apprentis djihadistes commettant gaffe sur gaffe], mais c’est assez marrant, et si j’y avais été en personne (et avais été aussi éméché que Smith et Carson l’étaient, comme ça se voit clairement), j’aurais probablement trouvé ça plutôt drôle.

De façon prévisible, toutefois, nombreux ont été les musulmans qui n’ont pas trouvé ça drôle du tout. Certains ont exigé des excuses et d’autres ont recouru à la répartie islamique traditionnelle devant les blagues qu’ils n’apprécient pas, en bombardant Smith et sa famille de menaces de mort à vous glacer le sang. Heureusement que l’islam est une religion de paix, car qui sait ce que ça aurait été autrement !
De façon également prévisible, les porte-parole auto-proclamés des musulmans se sont dressés pour prendre la parole et pour démontrer en quasi simultané l’absence totale d’humour qui semble être un prérequis pour leur job.

Le Conseil Musulman de Grande-Bretague a publié un communiqué disant que la vidéo est une « confirmation qui démontre combien l’islamophobie est devenue acceptable ».
Mohammed Shafiq, de la Fondation Ramadan, décrit Smith comme une « honte pour tout le monde en raison de cette vidéo offensante » et l’appelle à faire des excuses, en ajoutant « Il est inacceptable de se moquer de notre foi, qui doit au contraire être louée ». Ceci n’est pas une requête pour que le droit des musulmans à pratiquer leur foi soit respectée, c’est une exigence que l’interdiction islamique du blasphème soit observée par les non-musulmans. Il est bon de se souvenir que cette exigence qui semble recéler une menace sous-jacente vient d’un homme au passé long et sordide de soutien pour une loi sur le blasphème.

Mehdi Hasan a présenté une justification piteuse de l’action entreprise par les British Gymnastics. Comme à l’ordinaire, il a traité la vidéo d’islamophobe et évoqué le fait que la victimisation de Smith « a amené à l’habituelle liberté d’expression scandaleuse envers l’islam ». De façon ironique, Hasan a de l’expérience en ce domaine, puisqu’il a dû faire des excuses piteuses après la publication d’une vidéo qu’il aurait préféré garder secrète le montrant dans le Centre Islamique Al Khoei fulminer comme un fou, traiter les mécréants de « bétail » et amalgamer homosexualité avec l’inceste et la pédophilie. Il est amusant que, pour sa défense, il ait dit qu’il ne faisait que citer le Coran.

Il est donc clair que prêcher et promouvoir ce système de croyances, qui prône la haine et l’extrémisme contre les mécréants, est un droit protégé, mais critiquer ou faire des blagues à propos de ce même système ne l’est pas. Il est tout aussi clair qu’une des ambitions mondiales les plus importantes de l’islam est de s’attribuer le monopole de l’offense, tant comme principal vecteur que comme victime première – une tâche apparemment impossible qui a pourtant été suivie à la lettre avec l’aide d’organisations telles que les British Gymnastics.

Le terme de propagande stupide qu’est « islamophobie » est aussi un facteur en la faveur de l’islam. Il autorise l’islam à éviter la critique et à établir de façon déguisée les lois islamiques sur le blasphème dans des sociétés qui les rejettent. Ce n’est pas un mot semblable à celui qui lui est souvent comparé, « antisémitisme », qui ne fait référence qu’à la haine de personnes – cette « phobie » de l’islam, elle, s’étend aussi à l’aversion pour les idées.

Selon le dictionnaire d’anglais Oxford, la définition d’islamophobie est “l’aversion ou les préjugés contre l’islam ou les musulmans, spécialement en tant que force politique”.

Peut-on imaginer une autre idéologie où que ce soit dans le monde à ce jour, qui esquive l’aversion de ses doctrines en la qualifiant de phobie, et la critique de ces préceptes comme des incitations à la haine ? La plus proche à laquelle j’ai pu penser est le cultisme autocratique de Corée du Nord. Et toute religion qui peut subir cette comparaison peu flatteuse avec le despotisme idéologique de la famille Kim mérite pleinement la critique et la moquerie. Quand la critique de l’islam est considérée comme une phobie, et que s’en moquer est vu comme une incitation à la haine, la liberté d’expression devient impossible – ce qui est précisément le problème.
Le député conservateur Charles Walker a mis en évidence cette façon lâche de traiter préférentiellement une religion particulière dans les questions du mercredi [2 novembre 2016] à la Première Ministre :
« Quand les gens se moquent du christianisme dans ce pays, il présente à juste titre l’autre joue. Quand un jeune gymnaste se moque d’une autre religion largement pratiquée dans ce pays, on lui lâche la meute sur Twitter et sur les médias, et son organisation le suspend. Pour la grâce de Dieu, cet homme a reçu des menaces de mort et nous avons tous détourné le regard. Ma question à la Première ministre est la suivante : Que se passe-t-il dans ce pays ?? Parce que je n’en comprends plus les règles ! ».

La réponse tristement inadéquate de la Première ministre, qui semblait piochée directement dans le guide des apologistes, a été le verbiage habituel sur le respect et la tolérance :
« Il y a un équilibre qu’il nous faut trouver. Nous attachons une grande valeur à la liberté d’expression dans ce pays. Nous attachons aussi une grande valeur à la tolérance quant aux religions. Je pense que nous devons nous assurer que oui, il est juste que les gens disposent de la liberté d’expression, mais qu’en agissant ainsi, ce droit a aussi une responsabilité – et que c’est une responsabilité de reconnaître l’importance de la tolérance envers autrui ».

L’échec total de Theresa May à condamner les menaces de mort et son incapacité de défendre sans équivoque la plus fondamentale des libertés civiles n’a rien de nouveau de la part des leaders occidentaux, mais la nausée que j’éprouve quand je vois cette attitude est toujours aussi présente. Sam Harris [célèbre journaliste britannique], en parlant des attentats de Charlie Hebdo l’an dernier, a fait la déclaration suivante, qui pourrait facilement être prise pour une réplique adaptée aux remarques tremblantes et lâches de Theresa May pour ce qui est de compromettre notre liberté d’expression pour l’islam :
« Il n’y a aucun équilibre qui vaille ! La liberté d’expression n’enfreint jamais la liberté de religion. Il n’y a rien que je puisse dire… sur la religion en général ou sur l’islam en particulier, qui pourrait enfreindre la liberté de quiconque de pratiquer librement sa religion. Si votre liberté de religion implique que vous puissiez forcer ceux qui ne la partagent pas à s’y conformer, eh bien, ce n’est pas la liberté de religion. Nous avons un mot pour ça – c’est « théocratie ».

En repentance pour sa blague en privé, Smith a dû subir un jugement insupportable dans une émission de télé tiédasse de l’après-midi pour femme au foyer, sur la chaîne ITV, Loose Women. Smith a expliqué avec soin le contexte de la vidéo avant que June Sarpong, la présentatrice de l’émission, vienne pour le rassurer que les jurés de l’émission n’étaient pas là pour l’attaquer. Puis elle a suivi immédiatement cette remarque en le traitant (Smith, un métis !) de raciste et de xénophobe. Smith, bien sûr, a nié être raciste et a présenté ses excuses à la communauté musulmane, avec pour résultat une acceptation paternaliste du jury. Ouf ! Panique terminée.

s’en sont suivis des rendez-vous pour sauver la face dans des mosquées de la secte des musulmans ahmadis – une secte qui, ironiquement, est régulièrement persécutée et dont des membres sont tués comme blasphémateurs par les musulmans sunnites – et une photo d’une réunion avec cet abruti islamiste :

Roshan M Salih (rédacteur en chef du site internet islamiste 5Pillars) avec Louis Smith
Les abus sur Twitter, l’émission-jugement pour se rétracter, les excuses, les visites aux communautés, et les montagnes de menaces de mort qu’il a reçues, tout cela n’était pas assez pour défendre le droit de Smith à la liberté d’expression. Si bien qu’un champion olympique, pour avoir filmé une blague en privé entre lui et un ami, est devenu la dernière victime de l’attaque concertée de l’islam sur les valeurs britanniques, pendant que nos dirigeants et nos institutions lui tiennent la porte grande ouverte.

« En tant que dépositaires de l’intégrité et des valeurs du sport, nous n’avons pas d’autre choix que d’agir de façon responsable… » a dit Jane Allen, la directrice générale des British Gymnastics, dont l’idée d’agir de façon responsable semble comporter la légitimation de la loi islamique sur le blasphème dans une démocratie séculaire. En conséquence, le susmentionné Mohammed Shafiq est apparu dans le Talk Radio Show de Julia Harley-Brewer pour se réjouir de l’action prise à l’encontre de Smith – un homme qui n’a enfreint aucune loi du pays – et pour prétendre que les menaces de mort qu’il a reçues (lesquelles sont, elles, des délits dans ce pays) devraient être simplement « condamnées moralement ».

Ce non-sens est comparable à l’attitude de Mr Shafiq. Pendant que la mère de 5 enfants, Asia Bibi, est jugée en risquant la peine de mort au Pakistan, pour blasphème – un crime qui a déjà conduit au meurtre d’un de ses soutiens de haut rang – les seuls commentaires de Shafiq sur ce cas ont été de condamner mollement l’assassin du supporter pour avoir « exécuté la loi de ses propres mains ».
Il est aussi resté bien silencieux pendant que le hashtag révoltant #HangAsia (Pendez Asia [Bibi]) est devenu tendance sur Twitter le mois dernier. Toutefois, peut-on réellement le condamner pour son attitude quand toutes les quatre écoles de jurisprudence islamique sunnite et l’école Jafari de jurisprudence chiite déclarent toutes unanimement que le blasphème est un crime punissable de mort ?

J’ai pris la liberté d’essayer d’obtenir des réponses précises de Mohammed Shafiq quant à la loi sur le blasphème et quant à la liberté d’expression en lui posant poliment quelques questions qu’il a esquivées par le passé, et qui l’ont conduit à me décrire comme un « troll en chef ». Cette fois-ci, il n’a pas daigné répondre le moindre mot. Mais là, des gens comme Hasan et Shafiq qui appartiennent à un collectif de porte-parole musulmans, ont décidé que les réponses honnêtes sur les positions de l’islam sur certains sujets seraient infiniment plus dommageables pour la façon dont le public voit l’islam, et ils y préfèrent une échappatoire flagrante et l’obscurcissement du sujet, avec suffisance.

Je dois dire que je suis d’accord, à ce propos, sur l’image de l’islam.
Qu’ils retiennent l’information de façon obstinée, ou qu’ils refusent de répondre à de simples questions, ou qu’ils cherchent désespérément à changer du sujet, cette conduite hautement suspecte ne peut être la solution aux problèmes de l’image de l’islam que si une proclamation directe, honnête et précise de ses préceptes rend son image pire.
Inévitablement, ces apologistes finissent par se révéler des ennemis de la liberté malhonnêtes et spécieux, mais ils considèrent que c’est le prix à payer pour protéger l’islam de tout examen et de toute critique. C’est essentiellement une forme de martyre, qui, comme nous le savons, n’a rien à voir avec l’islam. Et pendant que Louis Smith est mis au pilori comme raciste, islamophobe, offensant, puéril, et blasphématoire par tout un chacun, les gens qui essaient de leur mieux de favoriser ces frénésies théocratiques se retirent doucement jusqu’à la prochaine fois, assurés que leur cible s’est conformée à la loi islamique.

Il y a vraiment une blague offensante au cœur de cette histoire, mais ni Louis Smith ni Luke Carson n’en sont responsables.

Vous pouvez envoyer une plainte aux British Gymnastics ici : information@british-gymnastics.org

Richard Ferrand

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10 Commentaires

  1. Manipulation musulmane habituelle. On prend un type qui se défend mal , qui ignore ce qu’est l’islam , son combat pour dominer la terre et on en fait un précédent judiciaire qui va servir de modèle. Dégueu.

  2. La réponse de la Première Ministre au Député Conservateur me rappelle foutrement le chapitre 8 du livre « Guerilla » de Laurent Obertone…! Le musulman Idriss est en train de massacrer au poignard (et en s’acharnant sur eux au sol) une demi-douzaine de blancs dans le jardin des plantes sous les yeux du flic qui a sorti son pétard mais n’ose pas tirer sur le musulman pour faire cesser le massacre parce que… dans sa tête il se dit qu’il faut absolument éviter de stigmatiser les musulmans et leur religion! A tel point qu’une fois qu’il a terminé de massacrer les gens Idriss s’en va pénard, le flic n’a toujours pas tiré… et les témoins félicitent le flic de n’avoir pas tiré sur un musulman!

  3. De toutes façons, la soit-disant « prière » des musulmans N’EST PAS UNE PRIÈRE! Elle est un appel permanent (17 fois par jour) au meurtre des juifs et des chrétiens! Pour rappel:
    http://www.blog.sami-aldeeb.com/2014/11/04/sami-aldeeb-la-fatiha-et-la-culture-de-la-haine/

    Et pour télécharger (gratuitement) le livre entier de Sami Aldeeb à propos de la prière des musulmans (il écrit des livres sur chaque thème, de façon que chaque livre aborde le sujet de façon très approfondie) c’est ici:
    -En français : http://sami-aldeeb.com/tafsirs/Fatiha_amazon_fr.pdf
    -En allemand : http://sami-aldeeb.com/tafsirs/Fatiha_amazon_de.pdf
    -En anglais : http://sami-aldeeb.com/tafsirs/Fatiha_amazon_en.pdf

  4. En ce qui me concerne, lors de plusieurs voyages en Tunisie et au Maroc
    j’aimais bien le mec qui 7 fois par jour m’encourageais par sa prière
    d’ ALLEZ AU BAR …
    ce que nous faisions avec plaisir avec les amis

  5. De tout coeur avec Louis Smith !

    Dans un pays libre la parole doit rester libre. Si les musulmans ne sont pas contents qu’ils aillent garder les chèvres dans leurs pays.

  6. Oh les pauvres, ils sont encore offensés .Quand les notres sont assassinés, fusillés à la kala.

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