Hénin-Beaumont : J’ai apprécié que Jean-Luc Mélenchon n’appelle pas à voter PS

Publié le 11 juin 2012 - par - 914 vues

Les imbéciles qui ont envoyé Jean-Luc Mélenchon au casse-pipe peuvent être contents d’eux ! Comment ont-ils pu laisser leur chef tomber dans un piège si grossier, tendu par les communistes et les socialistes ? C’était pendant la présidentielle qu’il fallait négocier les postes, et ces incapables n’ont pas su imposer Jean-Luc aux socialistes dans une circonscription gagnante ! Je m’interroge sur la loyauté des conseillers du président de Parti de gauche. Jean-Luc Mélenchon est originaire de l’Essonne, c’est là qu’il y a fait toute sa carrière de sénateur socialiste, c’est là qu’il fallait imposer une circonscription aux social-traitres du PS, et négocier cela contre le désistement. Au lieu de cela, on a offert nos 4 millions de voix à Hollande sur un plateau, et on n’a rien obtenu ! Et c’est Delapierre, le directeur de campagne de Méluche, qui a été ferrailler contre Malek Boutih, un des socialistes les plus respectables, dans une circonscription où il a fait 16 %. Vraiment du grand n’importe quoi.

Il n’empêche que j’ai trouvé Jean-Luc immense, dans la défaite. N’importe lequel des candidats de gauche, dans une situation pareille, se serait aplati. Pas lui ! J’ai apprécié qu’il n’appelle absolument pas à voter Socialiste, ce que les journalistes ont été incapables de relever. Il a d’abord affirmé que c’était la loi qui l’obligeait à se retirer. En effet, bien que faisant 21,5 % des votants, il n’atteint que 12 % du corps électoral. Manière de dire que sans cette loi inique, il se serait sans doute maintenu. Car mon candidat préféré n’est pas homme à qualifier les socialistes locaux de tricheurs, de bons à rien et de voleurs, pour appeler à voter pour eux ensuite. J’ai remarqué également qu’il a allumé Martine Aubry, qui affirme que le PS est assez grand pour gagner tout seul. Manière de dire aux socialistes que c’est à eux de mouiller la chemise, à présent. Aucun autre candidat de Front de gauche n’aurait eu les tripes qu’a eues Jean-Luc, hier soir. Connaissant les Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Clémentine Autain, tous ces staliniens repentis, ou Delapierre, Coquerel, Corbière, tous ces trotskistes dégénérés, ils se seraient aplatis lamentablement, auraient appelé à voter pour ce tricheur de Kemel, pour préserver leur avenir politique, et auraient terminé leur discours par le classique « Pas une voix ne doit manquer au PS contre la bête immonde ! ». A sa façon, Mélenchon a dit : « Démerdez-vous sans moi contre Marine Le Pen, ce n’est plus mon problème ».  Enorme !

De même, sur un plateau de télévision, même épuisé, il a encore le ressort de ne pas se laisser chambrer par le présentateur de BFM-TV, et n’hésite pas à claquer la porte quand on veut lui imposer Marine Le Pen, sans l’avoir prévenu. Formidable !

[youtube dVm5zHxijd8] 

http://www.youtube.com/watch?v=dVm5zHxijd8

De même, bien qu’épuisé, il a encore la force de rappeler toute la progression qu’il a permise à notre camp, en quelques semaines, pour rattraper les dégâts des incapables et des bons à rien socialistes ! Géant !

C’est parce qu’il s’est comporté comme cela, en homme, que je lui garde toute l’admiration que j’hésite pas à exprimer dans RL, que je remercie encore de continuer à m’ouvrir ses colonnes, malgré les nombreuses protestations que je lis chaque semaine dans le courrier des lecteurs. Vive la vraie gauche, vive la sociale, et à bas la calotte !

Joël Locin

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