Henri Peña-Ruiz a-t-il bien compris ce qu’est une phobie ?

« Une « phobie » est une « crainte excessive, maladive, de certains objets, actes, situations ou idées. V. Agoraphobie, claustrophobie, éreuthophobie, photophobie, zoophobie » (Petit Robert).

De ce fait et à supposer que cela soit possible, car nous sommes ici dans le domaine de l’irrationnel , les phobies sont à combattre, puisqu’il est nécessaire de combattre ce qui est excessif ou maladif.

Voilà pourquoi dire avec Henri Peña-Ruiz qu’on a le droit d’être islamophobe, c’est dire une absurdité, car l’excessif ou le maladif ne saurait être un droit !

Force donc nous est de constater que la notion de « phobie » comme la notion de « race » d’ailleurs ! obscurcit le jugement de ceux qui n’ont pas le courage de dire le tréfonds de leur pensée, car il est bien évident que ce n’est pas l’islamophobie qui pose problème, mais l’islam, dont les valeurs sont antinomiques aux nôtres, comme il se voit, par exemple, dans l’égorgement rituel des animaux de boucherie ou le port du voile, le premier contrevenant à la Déclaration universelle des droits de l’animal (1), dont l’article 3 stipule que « Si la mise à mort d’un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d’angoisse », et le second discriminant la femme.

Mais ce qui compte aujourd’hui, c’est d’apparaître aux yeux des médias comme un esprit ouvert aux nuances terminologiques même si elles aboutissent à des absurdités ! – et surtout ouvert aux autres, c’est-à-dire à la « différence », oubliant, au passage, que la « différence » est la pire des absurdités, car le « droit à la différence » n’a jamais engendré que la « différence des droits » !

Maurice Vidal

(1) La Déclaration Universelle des Droits de l’animal a été proclamée solennellement le 15 octobre 1978 à la Maison de l’UNESCO, à Paris.

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11 Commentaires

  1. Les phobies sont une maladie car elle ne sont pas maîtrisées par la personne la ressentant. On n’a jamais parlé de phobie contre le communisme mais d’anticommunisme.

    • le sens des mots évolue, subit les modes et tournures oratoires, il n’est plus gardé et garanti par le dico juge de paix… et puis la haine les phobies c’est nous, rien que que nous, pas les autres, n’est ce pas ? (sourire)

  2. vous savez bien qu’on n’a pas le droit de dire « haine » donc « phobie » remplace ce mot!
    avez vous constaté que la plupart des polémistes malpensants (comme pierre cassin tous les matin) utilisent l’ironie pour ne pas tomber sous le coup de la « justice »

  3. En linguistique le suffixe « phobe » signifie « ennemi de », « hostile à » (comme dans anglophobe ou germanophobe). Rien à voir avec une maladie, c’est une opinion.

    • Brise-beaucoup de choses, nous prend pour des nigauds: dans « hydrophobe »: le suffixe « phobe » n’exprime pas d’opinion. Nous savons tous, que ce suffixe a plusieurs sens et non un seul; c’est pourquoi la peur irraisonnée de l’islam est discutable en raison de la nature violente et impérialiste de l’islam que nos censeurs évacuent pour réprimer toute critique de cette idéologie.
      Personne n’évoquait une naziphobie….on ne jouait pas aux débiles à l’époque !

      • Je parle de LINGUISTIQUE et pas de PATHOLOGIE… et je ne vous prends pas pour un nigaud, malgré tout…

  4. La haine de l’Islam est non seulement un droit, mais un devoir eu égard aux préceptes abjects imposés par cette effrayante organisation politico-religieuse.

  5. C’est juste, on ne peut pas laisser de côté la dimension pathologique de phobie induite par le jargon psy et passée dans le langage courant.

    Et même l’origine étymologique d’islamophobie (peur de l’islam) pose un problème. Comme tout bon mahométan a le devoir sacré de terroriser le non-musulman cela revient à offrir à l’ennemi la satisfaction du devoir accompli.

    Il y a hélas dans notre camp des personnes qui s’échinent à nous saborder en se revendiquant « islamophobes » pour le plus grand bénéfice de nos ennemis.

    Zineb El Rhazoui ne s’y est pas trompée en déclarant : « Je ne suis pas islamophobe, je combats l’islam ».

  6. Débat linguistique intéressant. On retrouve là les « anti et phobes » qui hantent les médias.
    Phobe traduit la Peur, Anti marque l’Opposition.
    Mais quand ils se rejoignent ?

  7. Pour remettre les choses à leur place, « islamophobie » signifie littéralement :  » Peur IRRATIONNELLE de l’islam « …

    Ce terme est impropre, parce que la peur de ce que j’appelle, moi, le NAZISLAM, est tout SAUF irrationnelle !!! bien au contraire !!!

    C’est une réaction de bon sens, signe d’une bonne santé mentale, et d’un bon esprit d’analyse de la pire des saloperie qui soit !!!

    Je suis donc pour utiliser l’expression, plus longue, je sais,  » ISLAMO-LUCIDITE « , ou, si vous voulez être plus précis, au regard de l’histoire de la seconde guerre mondiale, avec l’alliance entre le premier représentant de l’islam, à l’époque, et hilter, utilisez l’expression  » NAZISLAMO-LUCIDE » !!!

    D’autant que le NAZISME a beaucoup de points en commun avec l’ISLAM, ce sont 2 FASCISMES !!!

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