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Herr Doktor Macron subira-t-il le sort de Herr Doktor Mengele ?


Moi Josef, je vous comprends, Herr Macron : l’expérimentation de masse est bien sûr très tentante quand on a à sa merci des millions de gens qu’on a soumis à l’enfermement, à un univers carcéral. Tous ces gens qu’on a habitués à ne pas faire trois pas sans un ausweis – je veux dire une autorisation écrite – où à observer plein de règles idiotes et humiliantes, deviennent un matériel humain très pratique et trop tentant pour l’expérimentation médicale. Ach, wie Glücklich sie sind ! Ah comme vous avez de la chance ! Plus besoin de les attacher ou de les forcer après les avoir si bien conditionnés ! Une petite menace d’enfermement supplémentaire et ils accourent pour se faire piquer.

Les labo se débineront…

Ceux qui se sont jadis attelés à des expérimentations sur des cobayes humains n’avaient pas affaire à une population aussi docile, je peux, moi Josef, vous le dire ! Dans les camps il y avait des rebellions ! Achtung ! Il fallait attacher les cobayes. Les Herr Doktor œuvraient aussi au service des grands laboratoires – mais ceux-ci se tenaient en retrait ! Et à Nüremberg, ils ont refusé de reconnaître leur complicité, les Schwheinhunden, les cochons, tandis que les Herr Doktor, quand ils n’avaient pas pris la fuite très loin, en Amérique latine, ont passé un très mauvais moment. Couic ! Il faut dire que les labos, à cette époque n’avaient ni presse ni radio pour les soutenir ! Nichts ! Rien ! Alors qu’aujourd’hui, on croirait que tous leurs appartiennent. Wunderbar, nicht wahr ? Merveilleux, n’est-ce pas ? Alors ils s’affichent, ostensiblement ! Et vous, Monsieur le Président, vous êtes devenu le grand médecin chef – le Herr Doktor – de cette expérimentation de masse et tous les labos se battent pour que vous mettiez en avant leurs vaccins expérimentaux, tandis que vous, certainement pas conscient du risque que vous prenez, vous êtes devenus le grand ordonnateur, en France, au vu et au su de tous !

Les vengeurs des cobayes vous traqueront…

Seulement voilà, Herr Doktor Macron, das ist ganz Gefährlich ! C’est très dangereux ! Moi Josef, je peux vous le dire ! Quand le temps de l’expérimentation est passé, que les masques sont tombés et que le pouvoir a changé de mains, alors Herr Doktor Macron, il faut partir, fuir très vite, si on le peut encore ! Car les cobayes – vous ce sont des millions – trouvent des vengeurs, des gens acharnés à vous débusquer, même au fond d’un quartier populaire de Guyane, ou d’une ferme perdue d’Argentine ! Ils vous trouvent et vous attrapent par la peau du cou, et ils vous jugent. Et le monde entier voit votre face blême et terrifiée s’étaler dans les journaux. Avec la télévision aujourd’hui, avec le son numérique, Herr Doktor Macron, on vous entendra même claquer des dents quand tombera le verdict, on vous entendra même déféquer dans votre pantalon au moment où l’on vous passera la corde au cou !

Toutes vos victimes vous condamneront…

Vous aurez beau dire que vous avez inoculé toutes ces cochonneries aux gens pour le bien de l’humanité et pour faire avancer la science, on vous jettera à la face ces milliers de pères ou de mères innocentes contraintes, sous la menace de voir leur vie brisée, à se soumettre à vos injections, alors qu’aucune maladie grave ne les menaçait, et mortes de thromboses ou demeurées paralysées ! On ne vous parlera même pas de tous ces pauvres gens, seuls et enfermés sous votre menace avec une boîte de Doliprane et un numéro de téléphone, et morts asphyxiés de n’avoir pas vu un médecin qui leur prescrive à temps un antibiotique. Les familles de vos millions de cobayes suffiront amplement à votre perte.

Le désir de vengeance inoculé…

Ach, Herr Doktor, vous n’imaginez pas la rancœur que vous avez déjà accumulé contre vous, l’implacable désir de vengeance que vous inoculez en même temps que ces vaccins bricolés par des laboratoires trop ravis, tout émerveillés de pouvoir se livrer, pour la toute première fois de leur histoire, à une expérimentation de masse sur des dizaines, des centaines de millions de cobayes humains, grâce à des confrères tels que vous, Herr Doktor Macron ! Vous vivez une époque fantastique ! Cela vous donne le vertige, je le lis dans vos yeux. Aber Vorsicht ! Mais attention ! Les laboratoires que vous servez si bien vous laisseront tomber wie eine kleine Scheisse – comme une petite merde. Ils diront qu’ils n’ont agi que sur votre ordre, que vous les avez réquisitionnés ! Qu’ils vous avaient bien dit que leurs vaccins n’étaient qu’expérimentaux ! Qu’avant de les injecter aux humains, il aurait fallu les tester longuement sur des animaux ! N’ont-ils d’ailleurs pas insisté pour que soit clairement mentionnée dans leur contrat avec Bruxelles et avec vous, leur absence totale de responsabilité ? Ils m’ont fait le même coup !

Herr Dokor et les « S und S »

C’est vous, vous seul, Herr Doktor Macron, plus que vos assistants très zélés, les Véran et Salomon, qui serez le coupable, car c’est vous – imprudence terrible – qui avez ordonné publiquement, grisé par votre puissance de l’instant, que tous ces millions de gens soient piqués. Fuyez tant qu’il est temps, n’attendez pas le prochain voyage sur Mars ! Les vengeurs vous trouveront bien avant ! Partez sous de faux noms, sur un bateau de croisière de masse, et voguez, voguez sans vous arrêter ! Dans une foule de gâteux peut-être, avec votre vieille dame, si vous ne la ramenez pas, on ne vous reconnaîtra pas. Et puis, si l’on vous repère, sautez à la mer ! La noyade, et même l’enfer où je grille, est toujours moins pénible que l’insupportable procès public, infligé par de petites gens qui n’ont pas notre génie et n’ont rien compris à la science que nous avons voulu servir, tous les deux !

Ihre sehr Geherte,
Doktor Josef Mengele

Lettre transmise en exclusivité par Emmanuel Albach