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Hidalgo se rêve à l’Elysée en 2022 : au secours, la France !

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2022 sera-t-elle l’année présidentielle de la femme ?

Il y a évidemment Marine, toujours fidèle au poste de combat, il y a Marion, qui se fait désirer dans le camp patriote  mais qui a déclaré forfait, il y a  Valérie Pécresse, qui surnage dans le marécage des Républicains et se dit « pourquoi pas moi ? », il y a l’inoxydable  Ségolène, qui n’a toujours pas digéré sa défaite de 2007 et ne lâche pas prise, attendant désespérément que le peuple de gauche l’appelle pour sauver le pays, et enfin il y a Anne Hidalgo, qui pense que son heure est venue et va tenter de surfer sur la vague écolo.

Chacune y va de sa petite phrase pour tester les réactions de l’opinion ou pour mettre un terme aux spéculations.

Pour Marine, la cause est entendue depuis janvier. « Le duel nationaux/mondialistes est engagé ». Elle ne gagnera jamais sans alliance, mais peu importe, elle entretient son fonds de commerce comme beaucoup de professionnels de la politique.

Pour Marion, qui refuse d’entrer en conflit avec sa tante, la réponse est claire : « Je me suis associée à une démarche qui me paraît nécessaire : réfléchir, dialoguer, casser les digues partisanes. Pour autant, je n’ai pas l’intention d’être candidate à la présidentielle de 2022 ».

Pour Valérie Pécresse, « le temps est peut-être venu de faire entendre la voix d’une femme libre ». Mais avec un parti qui n’a ni chef ni programme, la partie s’annonce rude.

Pour Ségolène, qui piaffe d’impatience depuis des années, le refrain ne change pas : « Si je suis candidate, ce sera une décision collective puisqu’il faut rassembler : à la fois le Parti socialiste, les Verts, peut-être d’autres ». Mais qui d’autre à gauche, à part LFI et les communistes ? Elle est visiblement prête à ratisser large, quitte à se pincer le nez.

Mais c’est sans doute la candidature d’Anne Hidalgo qui va susciter le plus  de  débats dans la presse et le monde politique.

https://www.bvoltaire.fr/anne-hidalgo-2022-ca-se-precise/?

Elle aussi se verrait bien endosser les habits de la magistrature suprême. « Je vois bien que le regard sur moi a changé », dit-elle.

« Il y a de la place pour une offre sociale-démocrate, écologiste, citoyenne, face à la multiplication probable des candidats de droite et une extrême droite qui reste en embuscade. »

« Je prendrai toute ma part dans la bataille qui s’annonce. »

On le voit, on ne manque pas de « princesses guerrières ». Mais qui sera la Xena de 2022 ?

Hidalgo aura l’appui du PS, du PC, d’une bonne partie des Verts et du centre gauche. Sans parler des déçus de la Macronie qui jugent la politique de Macron trop à droite. Quelques bataillons d’électeurs LFI, également déçus par les contorsions islamo-gauchistes de Mélenchon, pourraient adhérer au projet  de la maire de Paris.

Mais le gros caillou dans la chaussure, c’est Jadot, qui va sans doute se lancer dans l’aventure.

Il faut donc s’attendre à une scission chez les écologistes entre pro-Hidalgo et  pro-Jadot.

Avec son image socialo-écolo, Hidalgo a de solides cartes en mains, dans une France ravagée par la crise économique provoquée par la pandémie. La demande de protection sociale et d’écologie va exploser avec les plans sociaux.

Il est évident qu’Anne Hidalgo, qui se pose en candidate d’une gauche élargie face au candidat Macron, devient une adversaire bien plus dangereuse que Marine Le Pen, condamnée à la défaite au deuxième tour.

Non seulement Macron pourrait être battu en cas de second tour face à Hidalgo, mais il pourrait aussi finir 3e derrière Marine et la maire de Paris.

Un remake de 2002, une humiliation telle que l’avait connue Jospin, balayé par JMLP dès le premier tour.

Quand les deux premières places se gagnent ou se perdent avec 18 ou 20 % des voix, tout est possible.

Quant au programme d’Hidalgo en cas de victoire, on imagine l’ampleur du désastre.

Des maires écolos complètement illuminés nommés ministres !

Les voitures radiées des villes. Les transports en commun, y compris le métro parisien, sacrifiés au profit du vélo.

Une immigration décuplée avec réquisition des logements vides pour supprimer les bidonvilles parisiens.

Un boulevard pour les islamo-gauchistes, les indigénistes et autres mouvements décoloniaux.

Une économie laminée par les délires des Verts.

Bref, virer Macron pour récolter Hidalgo, ce serait tomber de Charybde en Scylla.

Jacques Guillemain