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Hollande au Salon, les paysans au tison !

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« Et voilà ce que François redoutait fort : c’est cette chaude fièvre

du paysan qui ne veut pas se départir de sa glèbe »

(François le Champi – George Sand)

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L’ambiance était torride ce samedi matin à l’ouverture du Salon de l’Agriculture, avec des paysans chauds bouillants venus exprimer leur sentiment à Fraise-des-Bois, arrivé dès potron-minet avec son ministre de l’Agriculture, et manifestement moins à l’aise en ces lieux hostiles qu’au milieu des vahinés de Papeete.

Dessin-Hollande-Salon-Agriculture

 

Les paysans, soutenus par 81% de la population, sont écrasés de paperasses administratives, de charges, de pressions des grandes surfaces, de fatigue de travailler 365 jours par an, d’importation de pommes du Chili, où pour le coup la quantité de CO2 n’intéresse pas la COP21, et de fraises cultivées hors sol et mûres à Noël pour satisfaire un consommateur crétin qui n’oubliera quand même pas de bien fermer son robinet en se brossant les dents comme les spots télévisés lui auront perfidement appris à le faire entre deux pubs d’eau minérales en bouteille plastique et du dernier I-Phone dont la fabrication génère la destruction d’espaces naturels de la planète.

Leur principal problème, ce sont aussi ces directives européennes assassines si empressées à les éliminer pour faire la part belle aux gigantesques groupes industriels mondialistes à taille inhumaine assoiffés de profits, générateurs de souffrance pour des animaux de batterie torturés qui ne voient jamais le jour et qu’on gave de piquouzes chimiques pour les engraisser (bon appétit !), avec l’apparition de maladies pour les humains consécutives à l’usage massif d’engrais américains tueurs et pollueurs de nos sols français, de poisons insecticides et autres organismes génétiquement modifiés qui, malgré la réprobation des Français, sont autorisées par la Commission Européenne.

Agriculteurs-contents-vous-avoir-nourri

Comble de l’ironie, alors que l’enseigne Intermarché faisait un effort pour payer un peu plus cher la viande de porc à ses éleveurs, la Commission Européenne a refusé pour cause « d’entrave à la concurrence étrangère », partant du principe qu’un tel accord serait « discriminant vis-à-vis des pays tiers ». Intermarché est donc visé par une enquête par le machin européen et risque une amende pour avoir voulu donner un coup de pouce aux éleveurs français ! On marche décidément sur la tête !

Les Français se déclarent à 86% plus favorables aux petites exploitations agricoles privilégiant la qualité des produits plutôt qu’à l’agriculture intensive et les grandes exploitations soumises au dieu Productivité. La France est historiquement et géographiquement une terre paysanne, et on ne renie pas impunément ses racines profondes et ancestrales… ni la qualité d’une gastronomie réputée dans le monde entier et qui passe nécessairement par de bons produits.

Dernièrement, du fumier avait été déposé aux pieds de quelques bâtiments officiels, notamment devant la permanence de Barbara Pompili à Amiens, mais aussi sur quelques routes de France. Des paysans s’étaient également déplacés jusqu’au domicile de Stéphane Le Foll au Mans pour tendre une bâche devant son jardin sur laquelle était inscrit : « Nous sommes comme nos vaches : sur la paille ».

Dans un sondage Odoxa, il est précisé que « parmi ceux qui savent qui est Stéphane le Foll », la cote d’impopularité de ce dernier est de 70% contre seulement 30% de bonnes.

Sondage-cote-Le-Foll

Ce matin encore, l’hypermarché Leclerc d’Angoulême a reçu la visite d’agriculteurs venus avec leurs tracteurs déverser du fumier et des pneus au pied des caddies pour réclamer une « juste rémunération de leur travail ».

Tracteur-Leclerc-Angouleme

Le fils d’un agriculteur explique que des fruits vendus à 1.20€ le kilo à des expéditeurs seront ensuite revendus entre 1,80€ et 2€ aux grandes surfaces qui les mettront en vente aux alentours de 3,50€ dans le meilleur des cas.

Alors ils meurent ces paysans. Ils quittent ce monde sur la pointe des pieds, épuisés et honteux de devoir en appeler à des aides, à des subventions publiques pour juste survivre alors qu’ils ne demandent qu’à vivre correctement de leur travail, quand en 1900, ils faisaient vivre la France, puisqu’ils constituaient à eux seuls, encore à cette époque pas si lointaine, 90% de la population.

Louis, éleveur d’une cinquantaine de vaches laitières dont la première traite de la journée se fait à 5h30 du matin, à l’heure où quelques centaines de kilomètres plus loin les wesh-wesh des cités dormiront jusqu’à 11 heures avant d’aller promener leur Audi à 20 000 euros dans les rues de Bagnolet, témoigne « Se lever tôt tous les matins. Savoir que dans le mois on ne va pouvoir se prélever que 200 ou 300 euros avec 80h de travail par semaine, c’est une véritable torture (…). C’est une torture mais on continue de le faire ». Endetté jusqu’au cou en 2014, il explique qu’il n’avait « plus de raison de vivre, alors un jour, je me suis mis à tresser une corde. J’ai tressé une corde et je me suis dit: ‘C’est bon, on en finit’ ».

Officiellement, 200 agriculteurs se suicideraient chaque année, mais aux dires des associations d’aide, ces suicides se monteraient annuellement à environ 600… Une hécatombe, un drame national.

(vidéo : http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/agriculture-la-profession-de-plus-en-plus-touchee-par-les-suicides_1331611.html)

Ce régime, qualifié de « socialiste » n’a plus rien de social depuis bien longtemps. Cette gauche périmée et déviante n’est plus qu’un appareil constitué de tueurs à gages, une machine à générer du profit pour le bénéfice du rouleau compresseur bruxellois, des patrons d’hypermarchés et des producteurs de semences outre-Atlantique. Ce régime tue les nôtres, les accable, les écrase, les spolie de leurs biens. La France profonde, les « sans-dents », les socialistes les honnissent. Trop pauvres, trop sales, trop bouseux. Même les SDF de Papeete ont dû être déportés pour cacher au regard de sa précieuse majesté la salissure de leur vision, comme on masquait à la vue d’un Siddhârta ou de l’empereur Pu-Yi les pauvres hères qui constituaient la caste du peuple d’en bas. Ainsi, Jean-Claude, qui vit sur les trottoirs de Papeete, « une image du Christ suspendue entre deux tissus », s’interrogeait ces jours-ci sur le régime appliqué dans notre pays : « Pour le président, il faut qu’on dégage de là. On est dans une démocratie, quand même, non ? ». Non, Jean-Claude, c’est fini la démocratie, il faut faire place aux riches, à la cour du roi Hollande, à l’Europe, au monde… à « l’Autre » !

A la Porte de Versailles, le stand du ministère de l’Agriculture a été totalement démonté par des manifestants remontés, et une bouse de vache a même volé en direction de celui qui nous sert de chef d’Etat, ratant de peu sa cible… Ambiance.

Pas moins de cinq personnes ont été interpellées suite à ce démontage, l’un des agriculteurs ayant été blessé lors de l’intervention sous haute tension de la police.

Salon-agriculture-paysan-CRS

Agriculteur-blesse-Salon

Des sifflets et autres huées vexatoires ont fusé, tandis que des agriculteurs vêtus de t-shirts marqués « Je suis éleveur, je meurs », ont réclamé sa démission. Hollande, bombardé de pittoresques noms d’oiseaux tels que « bon à rien ! », « fumier ! », ou encore l’incontournable « connard ! », s’est fait virilement rappeler à l’ordre et à ses obligations constitutionnelles de servir les intérêts de son peuple avant ceux d’illégaux déserteurs. « On n’est pas des migrants », ont justifié les oubliés du régime, ajoutant, fatalistes : « Il s’en fout complètement de nous ».

Le président de la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) Ile-de-France, s’est indigné de ce que des agriculteurs se voyaient interdits d’entrer dans le Salon par des CRS aux ordres d’un régime socialiste totalitaire : « Le Salon de l’agriculture est interdit aux agriculteurs, c’est une première. Nous ne l’oublierons pas ».

Caroline Alamachère