Hollande et ton humour à deux balles, les blaireaux vont te faire courir…

Publié le 13 mars 2013 - par - 3 038 vues
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L’argot, ce langage si particulier pour les uns et si drôle pour les autres, fait partie de notre culture et de nos racines. Par sa fonction identitaire et sociale il permettait (et permet encore parfois…)  une sorte de reconnaissance mutuelle entre ses membres, avec cette gouaille très éloignée des salons feutrés, comme pour marquer une séparation avec la société conventionnelle.

Comme toutes formes du langage il existe des références, sous  la plume de brillants auteurs, qui le marque à jamais par des mots incontournables que nous conservons en mémoire.

Pour notre argot celui de notre France d’antan, comment ne pas penser spontanément à ce brillant et regretté auteur en la personne de Michel Audiard le véritable maître à penser de cet argot !

Penons par exemple le mot « blaireau » qui ne l’a pas entendu ou prononcé aux moins une fois ? Celui-ci comme chacun sait peut désigner : un imbécile, un beauf, une apparence, une allure, une peu de «vulgaire» parfois, mais jamais quelqu’un inspirant la haine ou avec beaucoup de méchanceté.

Nous avons tous à moment donné, dans une pulsion émotionnelle non retenue ce fameux langage de circonstance  qui s’est imposé à nous face à une situation.

Alors oui j’ai été et suis encore parfois un blaireau ; un Gaulois attaché à ses racines comme des millions d’entre nous ; oui j’ai aussi employé (plusieurs fois même) cette expression pour désigner quelqu’un et plus particulièrement ceux de ma race Gauloise.

Nous sommes Gaulois, fiers de l’être, et notre grande gueule est toujours aussi réputée que notre gastronomie. J’en suis et nous en sommes je le pense tous très fier !

Mais voilà, quand soudainement celui par qui arrive toute notre détresse aujourd’hui, et qui s’affiche avec le plus haut titre de la République qu’il n’aura jamais, dit publiquement que c’est une charge nationale que d’éradiquer les blaireaux, celui-là vient à cette instant de nous injurier !

Dans un premier temps, restons toujours ce que nous sommes avec fierté et lui répondons instantanément avec toute l’insolence d’un Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait » !

Mais le blaireau et aussi rancunier, à force d’humiliations et de maltraitances répétés envers sa race. Alors viendra le moment d’après, celui où le langage qui sera employé à l’égard du con qui nous a injuriés et humiliés depuis trop longtemps déjà, va lui couper à  jamais toute forme d’humour à deux balles qui lui sied. Le con à la tribune qui est devenu une honte pour la France doit maintenant savoir que s’il s’est emparé du pouvoir par les urnes, les blaireaux eux, vont le lui reprendre par la rue !

Antonin Bruniquel

 

 

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