Hommage à François Brigneau

« Dès l’intronisation du président… le nouveau régime a tenu à montrer sa marque secrète et d’origine : celle du Grand Orient. La cérémonie au Panthéon n’avait pas d’autre objet… Rien n’y manquait : le choix de cette cathédrale laïque, les colonnes, les frontons, les lumières, les flambeaux, les tombeaux, toute une symbolique de marchand de nougat et, dans le Grand Guignol des enfants de la Veuve, Belphégor qui s’avance à petits pas de vieillard circonspect… La franc-maçonnerie retrouvait la place qui était la sienne sous la IVe et surtout la IIIe République : la première… » (François Brigneau en mai 1981).

 

Nous sommes le 4 septembre, une date importante pour les « Ripoux-blicains » pur sucre car c’est la date officielle de la fondation de la IIIe République, la « République des francs-maçons ».

Et aujourd’hui, je n’ai pas envie de vous parler des cités de non-droit marseillaises devenues les « villages Potemkine » de la Macronie. Rappelons que l’expression « village Potemkine » désigne un trompe-l’œil à des fins de propagande : de luxueuses façades en carton-pâte auraient été érigées, à la demande du ministre russe Grigori Potemkine, afin de masquer la pauvreté des villages lors de la visite de l’impératrice Catherine II en Crimée, en 1787. Notre nouveau monarque « Jupiter 1er » s’est rendu à Marseille durant trois jours. La sulfureuse Samia Ghali a pu minauder et lui expliquer le mal-vivre des quartiers nord de la cité phocéenne, alors qu’elle vit dans une magnifique villa loin, très loin, desdits quartiers. Elle se déclare volontiers pro-FLN (1). Titulaire d’un vague CAP, elle doit son ascension fulgurante à Jean-Noël Guérini, le « parrain » du PS marseillais.

La République en a fait une sénatrice mais, après tout, on a les élus qu’on mérite !

Je n’ai pas envie de commenter l’actualité. Juste rentré de mes pérégrinations estivales, pour enterrer un ami intime, je préfère vous parler d’un grand auteur trop méconnu, François Brigneau.

Pourquoi, me direz-vous ? C’est tout simple : quand je pars en voyage, j’oublie la télé, la radio et les journaux. C’est une dépollution volontaire de l’esprit, mais j’emporte des dizaines de livres, à lire ou à relire. Or cette année, dans ma sélection de bouquins, il y avait, entre autres, « Mon village à l’heure socialiste », un petit chef-d’œuvre de Brigneau que je ne saurais trop vous conseiller.

Brigneau est à classer parmi les « Hussards ». Son style qui oscille entre Alphonse Boudard, Michel Audiard ou Jacques Perret, est moins violent que celui d’Obertone ; c’est moins teigneux que du Zemmour, moins pur que du Jean Raspail, mais c’est un régal, du moins pour ceux qui partagent les valeurs de la droite nationaliste.

J’ai (un peu) connu François Brigneau quand, en 1989, il battait l’estrade avec André Figueras. Mettant à profit le bicentenaire de la Révolution (dite française), ils avaient créé « l’anti 89 »  pour faire connaître les crimes de la Terreur et les massacres des guerres de Vendée. Le personnage était truculent, fort en gueule, courageux et solide dans ses convictions : un homme d’ancien régime !

Well Allot, dit François Brigneau, est né le 30 avril 1919 à Concarneau. Il est mort le 9 avril 2012 à Saint-Cloud. Fils d’un instituteur socialiste, il va, au fil du temps et de ses lectures, amorcer un virage à droite ou, plus exactement, à la droite de la droite.

En juin 1944, au lendemain du débarquement allié en Normandie, il s’engage dans la Milice. Un engagement de deux mois qui lui vaudra selon ses dires « un demi-siècle de galère ».   Arrêté, il est emprisonné à Fresnes où il partage la cellule de Robert Brasillach. Acquitté en décembre 1945, il sort de prison et se marie avec la nièce de Georges Suarez.

Il entame ensuite une carrière dans la presse, en prenant le pseudonyme de Julien Guernec. Il est l’ami d’Antoine Blondin et tente une carrière littéraire. Il se spécialise dans les chroniques rédigées en argot parisien. Il prend ensuite le pseudonyme de François Brigneau en entrant dans la presse à grand tirage. En 1954, il obtient le Grand prix de littérature policière pour son polar « La Beauté qui meurt ». Il écrit pour « Paroles françaises », « La Dernière Lanterne », « Indépendance française », « France dimanche », « Le Rouge et le noir », « Constellation », « La Fronde », « Rivarol », « Ciné monde », « L’Auto-Journal », « Les Cahiers du Yachting ». Il sera ensuite rédacteur en chef à « Semaine du Monde », éditorialiste à « Télé Magazine », grand reporter à « Paris Presse-L’Intransigeant » et à « L’Aurore ».

 On a rarement vu un auteur plus éclectique et plus prolifique, pourtant il reste méconnu du grand public. Au début des années 60, il est collaborateur à « Minute » où ses éditoriaux vengeurs, souvent dirigés contre de Gaulle, feront  la réputation du journal.

Lors de l’élection présidentielle française de 1965, il fait partie du comité de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, avec Roger Holeindre et Jean-Marie Le Pen.

En 1972, il participe à la création du Front national, dont il sera un éphémère vice-président. Il s’en éloigne ensuite lors de la scission qui voit une partie de ses membres fonder le « Parti des Forces Nouvelles ». Plus tard, il se rapproche à nouveau du FN, mais sans revenir dans l’appareil du parti. Il a collaboré, dans les années 1980 et 1990, à l’hebdomadaire « National-Hebdo ». Il fut également le responsable de la rubrique télévision de « National-Hebdo », signant ses articles du pseudonyme de Mathilde Cruz. Il a également compté parmi les fondateurs du quotidien « Présent », mais il s’en est éloigné en 1985 à la suite de désaccords avec Jean Madiran.

Ses prises de positions sans langue de bois lui vaudront moult condamnations, surtout après l’arrivée au pouvoir des socialistes. Citons, juste pour mémoire, sa condamnation, en mai 1989, à 130 000 francs d’amende (avec sursis), et à verser 10 000 francs à Anne Sinclair, 15 000 francs à Philippe Alexandre, un franc symbolique à la LICRA et à publier le jugement dans neuf journaux.

Pourquoi ? Pour avoir écrit dans « National-Hebdo » du 6 novembre 1988 :

« À 19 heures, Philippe Alexandre, marchand de bretelles à RTL, juif assimilé de tendance centriste, est reçu par la Mama, Haine Sinclair, marchande de soutiens-gorge à TF1, juive (moins assimilée) de tendance socialiste. Rares sont les émissions de l’épanouie boulangère azyme où le Front national, son président et ses amis, ne soient pas agressés. ».  Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat mais nous étions subrepticement entrés dans la dictature médiatique : l’ère de la censure et du « politiquement correct » ; seules la gauche et les minorités avaient à présent le droit s’insulter ceux qui ne pensaient pas comme eux.

Lorsque éclate, début 1999, la chicaya entre les partisans de Jean-Marie Le Pen et ceux de Bruno Mégret, entre lesquels il ne voulait pas choisir, François Brigneau se résolut à quitter « National-Hebdo ». En semi-retraite, il a continué d’assurer une chronique régulière dans « Le Libre Journal de la France Courtoise », publication « décadaire » de Serge de Beketch (3).

Je vous parlais, au début de cet article de « Mon village à l’heure socialiste ». Je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer un court extrait :

« Jusqu’à ces dernières années, les villes avançaient d’est en ouest. Depuis que de Gaulle a mis un terme à l’ignoble colonisation, elles se déplacent du sud au nord. Ainsi le port d’Alger s’ouvre maintenant au métro Barbès… le XIIIe arrondissement est devenu la Petite Afrique. Ici, non colorés s’abstenir. Toutes les tribus grouillent dans les rues. Les Bochimans, les Bantous, Les Papous, les Cafres, les Peuls, les Kabyles, les Berbères, les Arabes, les Hottentots, les Pahouins, les Mandingues jacassent dans tous les idiomes, les sabirs de la terre, en ouolof, en demandé, en haoussa… Parfois on entend  quelques mots de français. Une petite communauté européenne existe encore, parquée dans un ghetto. Originaires de Saint-Flour, de Landerneau et même de La Chapelle, quelques individus vaguement franchouillards s’incrustent et résistent à l’invasion comme le bigorneau au bernard-l’hermite. L’odeur graillonneuse des merguez et douceâtre des pâtisseries au miel les imprègnent. La musique arabe les martèle. On  les voit à l’heure du ravitaillement qui glissent le long des magasins transformés en souks, rasant les murs, ombres furtives obsédées par la nécessité impérieuse de protéger leurs arrières. L’histoire est mal enseignée dans les écoles. Il est évident que Charles Martel a perdu la bataille de Poitiers… » .

Ceci a été écrit en 1981, soit il y a déjà 40 ans. Les naïfs (ou les imbéciles) qui ne sortent jamais de chez eux et qui prennent, aujourd’hui, des airs sentencieux pour nous expliquer que l’immigration massive est un problème récent, feraient mieux de la fermer : notre courant de pensée dénonce cette invasion depuis un demi-siècle. Certes, elle s’aggrave mais c’est à la racine qu’il fallait combattre le mal. Aujourd’hui, je crains hélas qu’il ne soit trop tard !

Avant de conclure, je vous livre la liste (d’une partie) des livres de François Brigneau.                                                                          

Une œuvre aussi monumentale que méconnue (et presque introuvable) :   

« J’ai descendu un flic » ; Froissart ; 1947.

« Les Propos de Coco-Bel-Œil » ; Froissart ; 1947.

« Belles amies du temps passé » ; Froissart ; 1949.

« Paul Monopol » ; Froissart ; 1949.

« La Beauté qui meurt » ; André Martel ; 1953 (Grand prix de littérature policière en 1954).

« L’aventure est finie pour eux » ; Gallimard ; 1960.

« Deux femmes » ; Albin Michel ; 1963.

« Mon après-guerre » ; Éditions du Clan ; 1966.

« Mon village à l’heure socialiste » ; La table ronde ; 1982.

« Jules l’imposteur » ; Éditions Dominique Martin Morin ; 1983.

« Le Notaire de Concarneau » ; Martel ; 1985.

« Le Criminel de guerre » ; Martel ; 1985.

« 1939-1940 : L’année terrible » ; Publications FB ; 1990.

« 1792-1794 : La Terreur, mode d’emploi » ; Publications F.B. ; 1991.

Et enfin, la collection « Mes Derniers cahiers ». Publications F.B. en…23 volumes.

Si nous n’étions pas une république maçonnique et un pays en totale dégénérescence, « Jules l’imposteur » – une démystification au vitriol de Jules Ferry – serait aux programmes scolaires.

Mais, me direz-vous « si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle ». Or, par les temps qui courent, je me garderais bien d’émettre un jugement sur les tantes. C’est trop risqué !

Eric de Verdelhan   

1)- Bien qu’elle soit née en 1968, soit 6 ans après la fin de la guerre d’Algérie.      

2)- « Mon village à l’heure socialiste » de François Brigneau ; Table ronde ; 1982.

3)- Ce « décadaire » était un vrai bonheur ; j’en suis resté abonné jusqu’au décès de son fondateur et rédacteur en chef, Serge de Beketch.

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16 Commentaires

  1. Une belle pourriture de milicien antisémite. On a les héros qu’on peut.

    • C’est à cause de médiocres gens comme vous que la Nation France a sombré ! Ne jamais oublier que lHistoire souvent se répète.

      • NON « GAULOIS 92 » !
        La France à sombré uniquement A CAUSE des FRANCAIS qui sont dans L’INCAPACITE de REFLECHIR pour ce qui SERA BON POUR LEUR PAYS et sa POPULATION !
        Voyez le bordel ambiant !
        Toute la population devrait être dans les rues de TOUTES les VILLES et VILLAGES…
        Que faut-il de plus pour que tous les FRANCHOUILLARS se BOUGENT LE Q ?…
        Faire en sorte que ce gouvernement démissionne, ne pas attendre 2022, année où MACRON va rouler une fois de plus tout le monde dans la farine pour une destruction massive annoncée de NOTRE NATION !
        Vis à vis de NOS AÏLLEUX le DESHONNEUR est REUSSIT
        Des millénaires ont été nécessaires à bâtir la FRANCE, nos générations contemporaines n’aurons mis que 50 ans à tout détruire…
        FRANCS soyez fiers de vous…

        PS/ NATIONALISME n’est pas un gros mot !

    • Exprimez vous en français
      Ne faites pas de votre inculture crasse une généralité
      Stuntman est un troll

  2. la Mafia socialo-maçonnique sévit en toute liberté comme en toute impunité
    à la PACA en général et à Marseille en particulier … en délits et en crimes
    et ceci/cela depuis des lustres déjà !
    de Defferre à Payan en passant par Mennucci
    et qui sont tous des mafieux francs-maçons/socialistes

  3. Eric de Verdelhan@
    Merci pour cet article. J’ai découvert Brigneau quand il écrivait dans National-Hebdo et si j’ai voté FN pour la première fois en 1988, c’est grâce à lui.Seul Zemmour atteint aujourd’hui son talent de polémiste.
    Mais ce dernier est avant tout un honnête homme très cultivé. Mais en 2002, il en était encore à voter pour cet abruti de Chevènement…Brigneau était un visionnaire, un homme qui a annoncé tout ce qui allait se passer et qui avait le courage de désigner les Forces de destruction du pays. L’hommage que vous lui apportez est amplement mérité.

    • Eric de Verdelhan…Merci pour cette évocation de Patriotes comme on n’en voit plus! Serge de Beketch,François Brigneau, que de plaisir à lire leurs articles ! Abonnée à National Hebdo puis au décadaire Libre Journal de la France Courtoise,leur disparition a signé la fin d’un monde,pour moi. Qu’est devenu Jean Pierre Cohen qui signait dans Le Libre Journal des articles humoristiques réjouissants?

    • Quelle déception ! J’ai des boutons rien que de penser une seule seconde qu’un « vrai français » ait pu voter pour ce déchet de Chevènement !

  4. c’est celle qui disait qu’il fallait envoyer l’armé dans les cités Nord de Marseille
    mais qui depuis que Samia Ghali est adjointe au maire PS de Marseille
    On ne l’entend plus mais à contrario On continu à voire son cul de socialope

    • Si ! il y a bel et bien une armée à Marseille
      mais c’est l’armée des islamo-narcotrafiquants
      et l’armée des trafiquants de drogues
      et des dealers de drogues islamo-racailles

    • Exact … mais ce gros Q au Qi insignifiant
      a envoyé l’armée des narcotrafiquants
      et des dealers de drogue islamo-racailles
      en se trompant de numéro de téléphone !

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