Hommage à Jean Raspail, honneur à un visionnaire exceptionnel

« Jean Raspail est mort. Il vient de rejoindre cet au-delà des mers si cher à son cœur, juste au moment où la barbarie raciste déferle sur notre civilisation. Honneur à un modèle… »

(Philippe de Villiers, ce jour sur Twitter)

Tous ceux qui défendent la France éternelle – je suis de ceux-là – et pensent que « le Trône et l’Autel » ont fait sa grandeur, sont en deuil aujourd’hui : le grand, l’immense Jean Raspail est mort, à un âge certes canonique et alors que l’état de la France n’est pas loin de celui décrit dans un de ses meilleurs romans, « Le Camp des Saints », un livre prémonitoire publié en… 1973 (1).

C’est ce roman, magnifique, qui m’a fait découvrir Raspail. Depuis, il est un des rares auteurs dont j’ai lu tous les livres. Je lui rendais déjà hommage, de son vivant, dans un des miens (2).

Il est peu probable que la grande presse et les médias télévisuels lui rendent l’hommage qu’il mérite : Jean Raspail était un homme libre. Catholique et royaliste, il incarnait tout ce que notre époque décadente honnit et vilipende. Disons un mot de sa vie.

Jean Raspail est né « coiffé »,  le 5 juillet 1925, à Chemillé-sur-Dême (Indre-et-Loire). Fils d’un grand bourgeois, Octave Raspail, président des « Grands Moulins de Corbeil » et directeur général des Mines de la Sarre, il fait des études chaotiques au collège Saint-Jean-de-Passy, à Paris, où il est l’élève de Marcel Jouhandeau, puis à l’Institution Sainte-Marie, à Antony et enfin à l’École des Roches à Verneuil-sur-Avre.

C’est tardivement qu’il se mettra à l’écriture car, s’il aime écrire, il ne pense pas avoir un quelconque  talent. Il a la chance d’être né dans un milieu aisé aussi décide-t-il de courir le monde en explorateur. Pendant vingt ans, il parcourt la planète à la découverte de populations menacées par la modernité. Le scoutisme, qu’il a pratiqué jeune, lui a inculqué des valeurs, le goût de l’aventure, de la simplicité et d’un minimalisme spartiate.

Son premier grand périple, en 1949, l’amène à voyager en canoë de Québec à La Nouvelle-Orléans, sur les traces du père Marquette. Il en rapporte des carnets qu’il ne publiera qu’en 2005 (3).

Il rallie ensuite la Terre de Feu à l’Alaska en voiture – du 25 septembre 1951 au 8 mai 1952 – puis il dirige une expédition française sur les traces des Incas en 1954, avant de passer une année entière au Japon en 1956. Il vit – mal à l’époque – de la publication de ses carnets de voyage.

En 1970, l’Académie française lui remet le prix Jean-Walter pour l’ensemble de son œuvre.

En 1973, après les récits de voyages, il revient au roman avec « Le Camp des Saints », livre dans lequel il imagine  la submersion de la France par l’arrivée d’une flotte de vieux rafiots venus d’Inde, chargés de réfugiés faméliques. Ce livre aura un énorme succès dans les milieux nationalistes.

Après « Le Camp des Saints », Jean Raspail, enfin écrivain reconnu, produira des romans qui seront, pour la plupart, couronnés de succès : « Septentrion », « Sire », « L’anneau du pêcheur », « le jeu du Roi ». Autant d’ouvrages – fort bien écrits – dans lesquels l’auteur développe ses thèmes de prédilection : la monarchie, le mythe de la frontière, la défense des races et des ethnies (4).

Plusieurs de ses romans évoquent la Patagonie. Il y défend  la revendication du « Royaume de Patagonie et d’Araucanie » par Orélie-Antoine de Tounens, un simple avoué du Périgord, au XIXe siècle (5). Dans « Qui se souvient des hommes » (6), qui obtiendra trois prix littéraires, il s’inquiète du destin de ces régions du bout du monde, menacées par le modernisme.

Raspail est un écologiste avant l’heure. Pour défendre les Royaumes « au-delà des mers », en 1981, alors que la France passe d’un socialisme larvé à un socialisme revendiqué, il se proclame Consul Général de Patagonie, ultime représentant du royaume d’Orélie-Antoine 1er.

Il crée même une  revue : « Le Moniteur de Fort Tounens »,  Bulletin de Liaison des Amitiés Patagones. Avec Jean Raspail, tout citoyen qui rêve au retour – fort improbable – du Trône et de l’Autel  peut s’autoproclamer  vice-consul de Patagonie.

Le catholicisme (traditionaliste) de Raspail est la trame de plusieurs de ses romans.

Dans « Sire » (7), il imagine qu’après l’échec des idéologies – communiste et libérale – la France choisit de revenir à une monarchie catholique : Philippe Pharamond de Bourbon, âgé de 18 ans, descendant direct des derniers rois de France, est couronné à Reims. Ce livre est un régal !

Comme il fallait s’y attendre, cet auteur couvert de prix littéraires s’attire la haine des médiocres. Le 17 juin 2004, Jean Raspail publie une tribune dans « Le Figaro » intitulée « La patrie trahie par la République ». Il y critique sévèrement la politique d’immigration menée par la France.

Au nom de notre sacro-sainte « liberté d’expression », il est aussitôt attaqué en justice par la Licra pour « incitation à la haine raciale ». Il est finalement relaxé par une décision de la 17e  chambre du tribunal de grande instance de Paris le 28 octobre 2004.

Jean Raspail appartenait au Comité d’honneur du « Cercle National Jeanne-d’Arc ». Il était également membre de l’association « Les Écrivains de Marine », fondée par Jean-François Deniau et cofondateur de « TV Libertés ». En 2000, l’Académie française n’a pas voulu de lui pour succéder à Jean Guitton. Féminisation oblige, les Immortels lui on préféré Florence Delay.

Mais son œuvre – immense – restera. Un jour peut-être Jean Raspail sera reconnu comme l’un des monuments de notre littérature contemporaine.

Maurice Barrès, Charles Maurras et quelques autres, finalement peu nombreux, ont été mes maîtres à penser. Vous, Monsieur Raspail, vous aurez été l’un de mes « maîtres à rêver ».

Je vous adresse ces quelques lignes, écrites à la hâte. Un hommage trop court au regard des bons et longs moments de lecture, de bonheur, que je vous dois.

Au revoir, Monsieur Raspail, en grand seigneur, vous tirez votre révérence au moment où une faune allogène se répand dans nos rues en insultant notre passé colonial.

Vous n’avez pas voulu voir ça : on vous comprend !

Éric de Verdelhan

1) « Le Camp des Saints » a été réédité en 2011

2) « Cœur chouan et esprit para » publié chez Dualpha (Éditions de Philippe Randa)

3) « En canot sur les chemins d’eau du Roi » 2005 ; éditions Albin Michel – Prix littéraire de l’armée de terre – Erwan Bergot (2006) et Grand prix des explorations et voyages de découverte (2007) de la Société de géographie

4) Certains imbéciles ont vu du racisme dans l’œuvre de Raspail, ce qu’il prouve tout simplement… qu’ils ne l’ont pas lu

5) « Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie » ; 1981. Grand prix du roman de l’Académie française

6) « Qui se souvient des hommes.. ». 1986. Prix Chateaubriand (1986), prix Charles Oulmont (1987) et prix du Livre Inter (1987)

7) « Sire » publié en 1991.

N.B : Dans l’œuvre de Jean Raspail, en plus des livres cités, je recommande : « Le Président » (1985) ; « L’Île bleue » (1988) ;  « Pêcheur de lunes » (1990) ;  « Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l’Ouest qui n’était plus gardée » (1993) ; « L’Anneau du pêcheur » (1995) ;  « Hurrah Zara ! » (1998) ; « Le Roi au-delà de la mer » (2000) ;  « Adiós, Tierra del Fuego » (2001) ; « Les Royaumes de Borée » (2003)  « Terres Saintes et profanes », (2017). « La Miséricorde », (2019).

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66 Commentaires

  1. Kouj karassakal, albasti Jouïounachi .!

    Que le dieu des petits hommes protège les hommes du petit dieu !

  2. L’écrivain-explorateur qui a réenchanté notre jeunesse. Au moins, un « facho » qu’on ne peut taxer de racisme. Il était le « vice-consul » de toutes les causes perdues, car elles en étaient d’autant plus belles. c’est le français qui a le plus défendu les véritables « minorités ». Entre les Incas, les Uros du lac Titicaca, les Allakalufs de la Terre de feu, les Oumiâtes de la Taîga, les Algonquins des grands lacs, Merci aussi de nous avoir offert ce bel exemple de la famille (fictive) Pikfendorff, modèle d’honneur à travers les siècles, dont la devise était : « je suis d’abord mes propres pas »
    A relire : l’enquête de terrain sur les Indiens d’Amérique du Nord. En bon prophète, Jean Raspail avait prédit ce qui nous arriverait, à nous de mourir avec honneur, les armes àla main.

  3. Quel être extraordinaire nous perdons ici bas! Il eut fallu que beaucoup d’autres soient doués de cette infinie intelligence pour représenter notre France. Un Philippe DE VILLIERS et quelques autres… Pourquoi? Eternelle question et jamais de réponse… Les prophètes ne sont pas bien accueillis dans les cercles politiques, ou bien il est indispensable de faire table rase des inutiles parasitant le pays et plébisciter son alter égo.
    Nos hommages.

  4. Cet homme m’a tant apporté, que j’ai de la peine d’apprendre sa disparition, mais également de vérifier qu’il n’est pas ou mal connu des plus jeunes, et surtout de ceux qui font des études d’ethnologie.
    Je diffuserai auprès de ceux-là, tous les livres que je possède de Jean Raspail.
    J’ai lu toute son oeuvre, et regrette par ailleurs que l’on se soit fixé uniquement sur le camp des Saints, qui ne donne pas une image bien comprise de l’axe principal de ses écrits.

  5. Oui un extraordinaire visionnaire nous l avions lu en 75 mais à l époque je n avais pas trop cru que cela aurait pu être possible et pourtant oui c est tout à fait possible l Islam arme de destruction massive des civilisations et des populations qui les composent même la terre change de nature nous dit le grand philosophe musulman Ibn Khaldoum don’t la statue trône à Tunis dans ses citations à propos des contrees conquises par l Islam depuis les temps les plus reculés
    . Ce qui fait la force de l Islam c est son Droit musulman Fiqh qui considèrent que vie privée et vie publique sont in sécables que la laïcité est une innovation malsaine bida Lire Droit musulman Henri de Wael tout y est tout est dit Henri de Wael

  6. Ancien chef et lointain successeur de Jean Raspail chez les scouts de la 36ème Paris, son souvenir restait très vivace chez eux.
    Ce chevalier moderne va nous manquer.
    Vive Dieu et le Roi.

  7. Dans un avenir qui n’est plus si éloigné, dans deux siècles peut-être, les historiens qui se pencheront sur les raisons de la disparition de la France ne manqueront pas de remarquer plus particulièrement deux livres, également prophétiques :
    – le Camp des Saints de Raspail,
    – et Soumission de Houellebecq.

    • ‘Le grand Remplacement’ de Renaud Camus, à placer avant « Soumission’, tous visionnaires.

  8. On se doute bien qu’il ne manquera pas aux gauchistes et autres médiocres…

  9. Cher Jean Raspail, tu nous a ouvert les yeux il y a longtemps, mais presque personne ne t’a cru et maintenant nous sommes devant ce que tu nous avais prédit. oui nous allons commenter à tour de bras ce qui nous arrive et puis….. Rien (à part les Identitaires), rien de rien la vie continue, les racailles s’enhardissent de jour en jour et quoi …… RIEN. Quel peuple sommes nous devenus pour rester là, sans bouger et laisser faire, même si cela nous enrage, nous assomme, nous révolte……. ALORS QUOI…. On se bouge ?

  10. Quand l’Emotion se mêle à l’indignation….
    Emotion des Patriotes face à l’indifférence des médias.
    Le « Camp des Saints » sur ma table de chevet depuis 47 ans.
    Dépoussiérée régulièrement pour des relectures totales ou partielles?
    « Chevalier de l’Apocalypse » avant l’heure, il avait tout prévu, tout ressenti.
    Nous en sommes à la phase finale du Roman… qui devient Vérité.
    Puissent les rares Derniers « Saints » que nous sommes, nous rassembler dans un Ultime Hommage, par la Pensée.
    Nous serions sûrement violemment dispersés en nous rendant à ses Funérailles !
    Monsieur Jean Raspail, « je mets un genou à terre », pour Vous.

    • Bravo pour cet hommage que l’on sent venir des profondeur de votre âme…

    • Le « Camp des Saints » sur ma table de chevet depuis 47 ans./ dixit

      Pas autant d annees pour moi…( je crois vers le milieu des annees 80 ? )
      C est le livre de chevet de STEVE BANNON.. ( je crois que ronald reagan l avait lui aussi en rayon )

      C est un livre tres apprecie en amerique…( enfin chez les republicains )

  11. il nous avait demande de ne plus combattre les russes car il estimait qu’ils etaient notre ultime rempart face aux masses asiatiques

  12. Adieu Jean Raspail, comme un paysan, vous avez semé. Vos livres comme les graines, ont germés, votre vision du monde est unique, vous rejoignez François-René de Chateaubriand au panthéon des grands Français monarchistes légitimistes, qu’il vous accueille dans le royaume des Cieux.

  13. Très bel hommage à un auteur trop oublié, je croyais décédé depuis longtemps. N’est-ce pas lui qui avait créé l’expression : »secouons le cocotier « ?

  14. HS : Sur bfm, 45 cas de covide 19 découverts en Chinetoquie sur une population d’un myard 400 myons d’habitants. Alerte rouge ! Ils reconfinent ! Traduction : « restaurateurs franchouilles qui pleurez de ne pas pouvoir rouvrir et avez peur de crever, vous voyez bien que c’est nous qu’on a raison ! et surtout, fermez là hein ! »
    Restaurateurs, vous n’avez toujours pas compris ?

  15. Un visionnaire mal connu pour ses positions de soutien aux divers peuples persécutés.
    Le « Camp des Saints » a un peu occulté le reste de son oeuvre qui est surtout axé sur l’étude des minorités en voie de disparition à travers le monde.
    Ayant lu tous ses livres, je dois beaucoup à ce grand écrivain, qui m’a fait aimer profondément l’humain, quand il est dans SON milieu, et sens sa triste fin arriver envers et contre tout . . . . . comme bientôt pour nous, si nous n’y prenons garde !

  16. Espérons que la mort de Jean Raspail va relancer l’intérêt pour son oeuvre, d’une qualité étonnante. Raspail était un virtuose de la langue et un narrateur d’exception. Le Monde et Libé ont déjà craché leur venin sur lui, cela ne peut qu’être bon pour sa renommée.
    En son temps Druon lui avait annoncé, avec regret: « tu ne rentreras jamais à l’Académie Francaise, car tu as écrit le Camp des saints » ; le politiquement correct fonctionne depuis longtemps.
    Je forme le voeu que ce livre prophétique trouve une 2ème jeunesse et ouvre enfin les yeux des Français et leur fasse dire « bon sang mais c’est bien sûr !  » avant de mettre leur bulletin de vote dans l’urne.

  17. Je n’ai lu que le Camp des Saints, un roman prémonitoire.

  18. Le « camp des saints  » oeuvre qualifiée sans la nommer de « sulfureuse » par une liseuse de prompteur de France Intox, je sais que la connerie est sans limite mais a ce point !!

    • Entendu aussi cette gourde qui se prétend « journaliste » ! Elle n’était sans doute pas née quand a paru Le Camp des saints.
      Mais on a droit au rappel de la mort d’un rocker toutes les 10 minutes alors que Raspail n’a eu droit qu’à une annonce…

    • Bedos manquera uniquement aux gauchiasses et agenouillés devant les envahisseurs tribaux.

  19. la preuve qu’on peut tout savoir à l’avance et ne rien savoir éviter, il l’a donnée, et nous n’en avons rien apprit…

    • Comme JMLP, Raspail n’a pas été entendu par les français..Ils en payent le prix aujourd’hui…

      • Hé non puisqu’ils ont été diabolisés par qui l’on sait. On en revient toujours au même « problème » !

  20. Peut-être, pour ne pas voir sa prophétie en train de se réaliser, Jean Raspail a rejoint, hier, le seul vrai camp des Saints : auprès de son Dieu et Seigneur. Paix et joie à son âme.

  21. « Le camp des saints » œuvre prophétique majeur de l’historie contemporaine qui décrit mot pour mot notre misérable présent. Une œuvre incontournable. Dans un pays normal, le « camp des saints » devrait être enseigné dans tous les collèges et lycées et son auteur devrait avoir sa place au Panthéon. Mais nous sommes non pas en France, mais en Francarabia avec des « heros » qui s’appellent Traoré ou Bellatar. Reposez en paix Mr Raspail et Merci…

    • C’est clair que nous n’avons pas su tirer les leçons de l’enseignement prophétique de l’immense Jean Raspail. Nos enfants nous le reprocheront à jamais et ils auront raison.

      • Une de mes fiertés : mes trois fils sont des admirateurs jamais rassasiés des oeuvres de Jean Raspail.

  22. Merci pour cet hommage à Jean Raspail. « Qui se souvient des hommes » est un des livres les plus bouleversants que j’ai eu l’occasion de lire!!!

    • Je sens que je vais me faire toute la collection des livres de JR .. 😋

    • Oui un livre puissant ou l’architecture du verbe et la force du naturel nous fait découvrir une épopée de la douleur et de la solitude. L’histoire des Indiens Alakaluf (les hommes) du cap Horn, qui sillonnaient les canaux de Patagonie, détruits par le monde moderne après des millénaires de survie dans le vent noir, le froid fou et les tempêtes monstres.Un peuple isolé, perdu, oublié dans l’immensité des solitudes glacées de la terre de feu. D’outre-tombe, ces fantômes, pauvres d’entre les pauvres, nous parlent. Et nous comprenons trop bien ce qu’ils ont à nous dire… Par ailleurs a lire ou voir le travail de l’ethnologue Francais José Emperaire et Anette Leming ainsi que de Anne Chapmann Plus qu’un récit, un long cri magnifique de fraternité pour restituer un destin, et rendre justice

      • Les rares survivants du peuple Mapuche de la Terre de Feu ,très sensibles au covid19 ,sont à ce jour menacés d’extinction.

  23. À l’occasion de la mort de l’auteur du prophétique « Camp des Saints », rappelons un autre ouvrage qui l’est également : « L’invasion noire » du capitaine Danrit.

    • A peu près complètement tombée dans l’oubli. Est-ce le sort qui attend, à son tour, « le Camp des Saints » ?

  24. Adios terre de feu et aux indiens disparus. Magnifique livre très émouvant . Adios monsieur jean raspail en canot sur les chemins d’eau…. L’Amérique française avec Jean raspail quel bonheur d’avoir découvert et lu ces deux livres et je compte en lire d’autres. Jean Raspail mériterait d’être dans la Pléiade… Un jour espérons le

  25. N’oublions pas non plus qu’il était un grand ami des Amérindiens !Cela n’interpellera pas tous les gauchistes, anti-colonialistes enfin toutes les sous-merdes soi-disant progrèssistes etc…qui ne verrons en lui que l’essayiste d’Extrême Droite.

  26. Peut-être un des derniers grands auteurs français à la pensée libre non polluée par le courant, dit progressiste, des droits de l’homme et du contrôle de l’opinion (pour ne pas être volontairement plus précis), à qui la mort permettra d’échapper aux délires terrifiants des lois liberticides et de rejoindre son compagnon de routes : Dominique Venner ; tous les deux auront eu l’honneur de n’avoir jamais été invité par les « Grands médias ».
    Un dernier salut à ce grand écrivain, très français, que je croisai quelques fois sur mon chemin…

    • Dans mon commentaire, plus haut, j’avais hésité à citer le Dominique Venner de ND. Merci de les associer !

  27. Quelle triste journée, je suis effondré! C’était plus qu’un visionnaire, carrément un mage tellement le camp des saints est devenu réel. Quant à ses écrits sur la Patagonie, les mots me manquent, quand on va là-bas, il nous accompagne à chaque pas. Merci Monsieur Raspail.

    • Magnifique souvenir de la journée du 21 janvier 1993 place le la Concorde malgré la médiocrité de Chirac, maire de Paris !

  28. « le Trône et l’Autel » ont fait la grandeur de la France !!
    C’est exact !!!!!

  29. Triste journée, il est parti pour ne pas voir les dégats du tchernobyl « multiculturel ».

  30. Retenons aussi son ouvrage « Secouons le cocotier »sur les outre mers de la Métropole dans les années 1960/70!Souvenons nous de l’émouvante immense assemblée réunie en hommage au Roi Louis XVI pour le bicentenaire de sa mise à mort sur la place de la »CONCORDE »le 21 janvier 1993!Ces deux faits ont fait de moi un sujet patagon et m’ont entrainé dans le »Jeu du Roi »MERCI JEAN RASPAIL,ÉCRIVAIN MAGNIFIQUE et » Consul Général de Patagonie »!

    • Je peux dire que j’y étais le 21 janvier 1993 !
      Je me souviens de la prise de parole poignante de Jean Raspail.

    • Le dernier et actuel roi d’Araucanie mene une vie dignement et modestement bourgeoise a Graulhet,commune moyenne du Tarn,ou vous pourrez le rencontrer ,si un jour vous passez par la.Un site internet lui est consacré.

  31. Paix a son ame. Un GRAND visionnaire. RESPECT

    « Se croyant coupable en bloc, depuis le temps qu’on le lui affirmait, l’opinion occidentale s’imagina, cette fois, être coupable pour de bon, avec un motif précis à la clef. » Jean Raspail
    Le Camp des saints

    Cela vous rappelle rien ? en reference a l actualite..

  32. Je suis en train de lire Le Camp des Saints. Un livre exceptionnel. Merci Jean Raspail. Reposez en paix.

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