Hommage à Joseph : à toi l’esprit libre, totalement libre

Publié le 7 novembre 2015 - par - 6 commentaires - 990 vues
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joseph

Cher Joseph,

Te voilà donc parti et me voilà devant ton fait accompli. Je me tiens là, devant ta mort, toi l’avocat et militant à mes côtés, défenseur d’une certaine idée de la justice, contre l’islam et contre ses flagrantes injustices faites aux femmes, donc à tous les humains, partout où il s’introduit. C’est dans notre lutte commune contre l’islam et contre l’islamisation de la France que nous nous sommes retrouvés.

Aujourd’hui, je déplore ton absence et j’ai un grand regret : ne pas t’avoir connu de plus près. Je m’en suis tenu, comme toi d’ailleurs, à une relation de client à avocat et vice-versa. Ton « Journal indélicat », m’éclaire tout de même sur certains aspects de ta personnalité que je n’ai fait qu’entrevoir. Tu es sensible, très sensible, à tel point que tu en étais certainement malade. Et tu étais sincère à en mourir, souvent contre tes propres intérêts. Tu as le courage de ne pas nous cacher tes fragilités, ta maladie, tes insomnies. Tu oses nommer ta négligence et tu prends bien ta part de responsabilité dans la descente aux enfers. Notre système légal et fiscal a fini par t’y précipiter, comme tant d’autres de tes clients qui se suicidaient, en silence, sans que personne n’en parle. Tu as au moins le mérite de faire réfléchir ta profession sur les rapports de force qui la régissent et de nous faire réfléchir sur les rapports de force qui font que notre « Etat de droit » risque d’être un trompe-l’œil.

C’est à travers ton testament que se dessine un peu mieux ta personnalité dans mon esprit. Tu es un esprit libre, totalement libre. Tu m’impressionnes par ta droiture, inflexible, à la limite de la raideur. Surtout lorsqu’il s’agissait de défendre notre système judiciaire contre les critiques violentes de certains de nos amis. Pourtant, tu connaissais mieux que quiconque les limites de ce système judiciaire et de notre « Etat de droit ». Mais cela ne t’empêchait pas de tempérer la fougue de nos amis et de nous ramener, à chaque fois sur le chemin de la tempérance. Tu te révèles finalement comme un être, plutôt complexe. Tu cherches toujours la juste position, même si tu sais qu’elle est intenable ou du moins difficilement tenable.

Mais voilà que tu t’es révélé un peu excessif, selon mon jugement humain : tu t’es épuisé dans la bataille au lieu de t’épargner, un tant soit peu, de prendre un peu de recul et de te veiller au maintien de ta santé. C’est ce que je reproche à beaucoup de nos amis communs qui se tuent, à petit feu. J’avoue que je préfère avoir des amis militants qui s’épargnent, ne s’épuisent pas et ne se mettent pas dans des situations intenables vis à vis des différents pouvoirs et adversaires.

En tant qu’esprit libre, comme toi, je ne vais pas cacher ma petite vérité face à ta mort. La justice avec un grand J n’est pas de ce monde, tu le savais et nous le savons tous. Nous n’avons que la justice que nous méritons et que nous façonnons à travers nos propres luttes sociales et politiques. Tu ne pouvais pas attendre que notre système judiciaire soit totalement juste et tu n’avais pas le droit de tirer sur un être humain, même s’il avait été jugé coupable par nos semblables.

J’aurais préféré que tu continues de militer à nos côtés, quitte à mettre beaucoup d’eau dans ton vin et accepter quelques compromissions avec notre monde, bancal comme il est. C’est de cette façon, je crois, que nous pouvons nous épargner et contribuer à redresser quelques torts et préparer les consciences de demain.

J’espère que ton acte, avec lequel je ne suis pas tout à fait d’accord, fera réfléchir mes amis qui se tuent à la lutte et prennent beaucoup de risques pour leur santé et avec nos adversaires qui détiennent différents pouvoirs, surtout celui de nuire aux militants libres que nous sommes.

Malgré ces divergences, je m’incline devant toi et te salue, cher Joseph. Nous continuerons ta lutte et nous ne cèderons pas. Voilà la fidélité que je te dois.

Pascal Hilout

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Notifiez de

Me Joseph SCIPILLITI est mort parce qu’ il ignorait qu’ amendes, impôts, taxes, redressements douaniers et fiscaux pouvaient être réglés par lettre-deux-chèques-manuels-en-euros-sur-la-banque-de-Polynésie-à-l’-ordre-du-trésor-public et sans doute aussi parce qu’ il voulait sauver la république véritable parti de l’ étranger depuis 1792 à ce jour et qu’ il faut donc détruire.
Il était donc à la fois victime de la république et victime de lui-même par son républicanisme.
Tout porte à croire qu’ il y aura de nombreux autres Joseph SCIPILLITI parce que soit ils ignoreront comme lui la possibilité de régler amendes, impôts, taxes, redressements douaniers et fiscaux par lettre-deux-chèques-manuels-en-euros-sur-la-banque-de-Polynéséie-à-l’-ordre-du-trésor-public et donc de ruiner ce dernier, soit parce qu’ ils refuseront de détruire la république.
J’ éprouve de la peine pour les ignorants mais je n’ ai aucun regret lorsqu’ un républicain meurt. Je soutiendrai activement ceux qui veulent ruiner le trésor public et détruire la république en réglant amendes, impôts, taxes, redressements douaniers et fiscaux par lettre-deux-chèques-manuels-en-euros-sur-la-banque-de-Polynésie-à-l’-ordre-du-trésor-public.
FCDC Cercle Légitimiste de France fcdc@bbox.fr Tél.: 06 04 08 46 36

Herbert Sogno

Moi aussi je crains que le sacrifice de Me Scipilitti fût vain, bien que je l’admire ( l’acte )beaucoup – tout en le déplorant -, ainsi que celui au quotidien des acteurs de RL et RR qui s’esquintent à la tâche, et que j’appelle pourtant, comme Pascal Hilout, à se ménager. Si ce pays ne doit pas être sauvé, c’est qu’il ne le méritait pas.

Et surtout, l’une des morales de cette histoire, je pense, c’est qu’il faut savoir appeler à l’aide. Il n’y a pas de honte à être dans la détresse quand on donne tout pour les autres ; et en l’occurrence, solliciter le partage de son fardeau, dans le combat qui nous occupe, peut souvent se ramener à étendre la mobilisation à d’autres forces, toujours plus nombreuses, et il ( le combat ) n’en aura jamais de trop. Bien sûr, elles ne sont pas faciles à trouver, loin de moi cette naïveté, mais il faut pas s’enfermer dans l’orgueil de renoncer à dégoupiller les feux de détresse.

Alix

Je ne connais personne de RL.
Je ne pense pas que Pascal Hilout encense cet acte.
Il rend hommage à un ami car il sait encore ce que le mot camaraderie veut dire.
L’absence de solidarité est une des causes du délitement actuel de notre civilisation.
Oui dans le combat on rend hommage à ses camarades !

Noway

Malgré son action pour les patriotes et son talent reconnu, je pense que cela suffit !
Marre des sujets sur Joseph.
Une tentative réelle d’assassinat (3 tirs ?) Suivie d’un suicide, je ne vois pas de quoi l’encenser. J’ai lu les premiers articles, la victime s’ en sortira, c’est une raclure de la justice, certes, mais le geste de Joseph tient du désespoir et non de la bravoure.
Trop c’est trop, n’en jettez plus !
D’autre part cela n’a rien à voir avec l’article de Pascal Hilout dont j’apprécie les posts.

agathe

Noway; je suis à 100% de votre avis et j’ai tenté de le dire plusieurs fois. Nous ne pouvons encenser un acte… semblable aux attentats terroristes islamistes qui nous révulsent à juste titre.

Herbert Sogno

@ Noway et @ RL

Je suis d’accord avec vous sur le trop plein, et d’une manière générale sur la répétition des articles redondants sur un même sujet, qui dénote probablement d’une absence de concertation au sein de la rédaction de RL. Ainsi, le gain de temps produit par les rédacteurs comme par les lecteurs pourrait être mis à profit pour l’élaboration d’actions constructives, lesquelles sont beaucoup plus génératrices d’efficacité que la production d’articles d’opinion, sur lesquelles nous sommes généralement tous d’accord. On a une fois de plus la preuve ici qu’on pâtit d’un défaut de communication et d’organisation extrêmement couteux dans cette lutte. 6 articles quotidiens, concentrés sur l’information, suffiraient largement.

Par contre, je ne peux l’affirmer faute de preuves, mais je suis convaincu que Me Scipilitti s’est bien gardé d’essayer de tuer sa victime ; il avait tout loisir de le faire et a forcément préféré choisir d’endosser lui-même le statut de victime. Il a tiré 3 fois dans l’espoir que le coupable finisse quand même par payer un peu un prix pour son crime. Et malgré cela, je redoute que d’ici un an, tout cela ne soit plus pour lui que de l’histoire ancienne et qu’il retourne à ses moutons comme si de rien n’était, auréolé en plus d’une gloire usurpée dans le sang d’un autre. Mais j’ai l’intime conviction qu’on ne devrait pas parler entre nous de tentative d’assassinat. Je suis sûr qu’il n’en est rien. Néanmoins cela reste une erreur stratégique majeure dont le bilan pour la lutte est certainement négatif.