Hommage à Weill-Raynal, l’autre Clément

Publié le 27 juin 2013 - par - 1 175 vues
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J’en apprends une bien bonne, en 2013, en France,
A l’ère d’internet et aux pays des droits,
En l’an plus un et de twitter, sans redondance,
Qu’une espèce qui était plutôt en bonne voie
Et de disparition et d’éradication
Se serait maintenue et ce, sans perfusion.

Dans un milieu hostile et malgré la pression,
Au grand dam de ceux qui souhaitaient sa suppression,
Elle aurait survécu, on ne sait trop comment,
Parmi des prédateurs, dans des sables mouvants.

S’adaptant sans ciller à l’environnement,
Son faible nombre laissant le monde indifférent,
Elle aurait même attiré des sympathisants,
Toute animale soit-elle, la cause vaut combattants.

Parce qu’entre les chacals, les rapaces, les vautours,
Les chefs de meute, les loups, son avenir est sombre,
On aurait recruté des snipers au long cours,
Pour leur faire la peau faute de leur faire de l’ombre.

Des primes sont offertes à qui débusquera
La bestiole dangereuse, les langues ne manquent pas !
Et les esprits s’enflamment, les actes de délation
N’ont, par bonheur, jamais été autant légion.

Les voilà qui se pressent les serviles serviteurs,
« Il faut faire quelque chose » nous disent-ils en chœur,
« Ça ne peut plus durer », il faut trancher au cœur,
« Il faut les supprimer ». Cette espèce fait peur.

Ils sont là tout tremblants face à cette menace
Prêts à faire des battues et à se mettre en chasse,
A hurler à tout va, à crier à tue-tête.
Mais quel est ce danger qui donne tant de frissons ?
Un vélociraptor, une gorgone, un dragon ?
Que nenni, simplement… un journaliste honnête !

Oréliane

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