Hommage aux soldats français qui ont sauvé des harkis


À l’attention du président de la République, Emmanuel Macron, au sujet des « crimes contre l’humanité » qu’il attribue à la période coloniale.
Il fut une époque où l’armée française s’est déshonorée, c’était en Algérie en 1962. Une première fois le 26 mars 1962, et les jours précédents, en tirant sur ordre du chef de l’État et de leurs supérieurs hiérarchiques, sur des Français innocents, y compris femmes et enfants,  qui défilaient sans armes, puis, une seconde fois, en juillet de cette même année 62 à Oran, en restant l’arme au pied, toujours sur ordre du chef de l’État et de leurs supérieurs hiérarchiques, alors que des centaines de Français innocents, y compris femmes et enfants, se faisaient massacrer par des assassins du FLN et de l’ALN.
Il est nécessaire, à mon avis, de signaler tout de même qu’en dehors des officiers qui se sont dressés volontairement contre la trahison du chef de l’État de l’époque, et de son gouvernement : les généraux Salan, Jouhaux, Zeller, Gardy, Challe et d’autres officiers, colonels, commandants, capitaines, lieutenant et sous-officiers, il est d’autres officiers qui, malgré les ordres reçus en juillet 1962, ont fait passer leur honneur avant tout :
*Lieutenant RABAH KHELIFF, commandant la 4e Cie du 30e BPC, a conduit, contre les ordres reçus, ses soldats en camion jusqu’à la préfecture d’Oran, le 5 juillet 1962 et libéré des centaines de civils européens prisonniers du FLN, promis à une mort certaine.
* Colonel LALLEMAND commandant le 22e RI à Ténès, en juin 1962 , a pris sous sa responsabilité de faire embarquer tous ses harkis (qui ne voulaient pas rester en Algérie) avec femmes et enfants, sur un navire affrété à ses frais. Un de ses fils, le lieutenant Lallemand, a fait mettre en joue, à l’aide des FM de sa troupe, les gendarmes mobiles qui  voulaient empêcher ces harkis de monter sur le bateau.
* Sous-Lieutenant Maurice de KERVONAËL, du 28e dragons, avait 108 hommes sous ses ordres, dont 78 musulmans. Il a réussi à en rapatrier 30, avec leurs familles, (tous volontaires). Transportés par taxis d’Affreville vers Alger (interdit de se servir de moyens militaires). Sa sœur et son beau-frère, propriétaires d’un domaine dans le Minervois, ont accueilli tous ces rescapés.
* Lieutenant François MEYER, du 23e spahis, a rapatrié environ 350 harkis, familles comprises, en France et il s’est occupé de leur insertion.
* Lieutenant Armand BENESSIS de ROTROU, ancien du Commando Georges, puis au 81e RIA à Djidjelli.  Avec l’aide du capitaine Georges MARCE, a rapatrié 250 harkis et leurs familles par bateau, puis se sont occupés de leur hébergement dans l’Est de la France.
* Capitaine Maurice FAIVRE, commandant l’escadron du 20e dragons.  S’est chargé de rapatrier 53 familles de harkis, et fait les démarches en France pour faciliter leur insertion.
*André WORMSER, banquier de profession, officier de réserve en poste à Saïda, a tout fait pour faire rapatrier une partie des harkis du commando Georges. Il s’est ensuite occupé de les recaser en France dans des propriétés familiales.
* Général CASENAVE, commandant la 9e DI en 1960 à Orléansville. A fait tout ce qu’il a pu pour évacuer ses commandos de chasse, en liaison avec le colonel Lallemand, par bateau à partir de Ténès. « J’ai, suivant les ordres que je recevais, multiplié les efforts pour engager les éléments musulmans à nos côtés et leur donner les garanties touchant la protection que leur assurerait, en toute hypothèse, La France. Le 3 juillet, tout ce que j’avais ainsi dit s’est trouvé définitivement bafoué ou renié. Il m’en reste une blessure qui m’a enlevé le repos. »
* Marine nationale : vice-amiral d’escadre Jean BARTHELEMY, commandant la base de Mers El Kébir. A mobilisé le porte-avions LAFAYETTE et les BDC « Cheliff, Trieux, Blavet et Argens » pour évacuer tous les harkis (qui le désiraient) de la DBFM, avec femmes, enfants et bagages. Plus un millier de personnes, également des civils européens et musulmans (19 300 personnes entre le 1er juin et le 31 juillet 62). Il a eu un entretien téléphonique orageux avec le général KATZ, commandant la place d’Oran le 5 juillet, ce dernier laissant faire les massacres de Français par le FLN, puis a envoyé des fusiliers-marins en camion à Oran afin de tenter de sauver ce qui pouvait encore l’être. Tous ces officiers DBFM ont contribué à la protection, au transfert vers la base aéronavale de Mers El Kébir, à l’embarquement pour la France et à l’installation sur place, en particulier à Largentière.
*Lieutenant Yves DURAND, chef de la SAS de Thiers près de Palestro. A créé par la suite 2 autres SAS à Maala El Isseri et Ouled Gassam. Au début de 1962, il rassemble tous ses harkis et leurs familles et les fait transporter par camions à la ferme Begenen, près d’Alger. Il fait partir par bateau plus de 2 500 personnes et attend que tout le monde soit embarqué pour en faire autant le 30 juin, avec sa femme et sa fille. De 1962 à 1968, il devient inspecteur du service des Français musulmans au sein du ministère des Rapatriés et reclasse tout son monde dans différents villages construits près d’Antibes, Cannes et Manosque, mais également à Onglet (Alpes-de-Haute-Provence) et à Sallerans (Hautes-Alpes).
* Lieutenant Daniel ABOVILIER chef de SAS en Kabylie. Président national de l’Association des anciens SAS. « En mars 62, pour moi abandonner mes hommes, c’était impensable, il me fallait les sauver à tout prix, ma seule question c’était comment ? Avec l’aide de fonctionnaires, le sous-préfet d’Akbou a été très bien et m’a fourni de vrais faux papiers et mon ancienne entreprise des certificats de travail, j’ai donc pu rapatrier en métropole mes 50 moghzanis et leurs familles ». Il faut savoir qu’après le 19 mars, tous les harkis devaient être désarmés. *
*Capitaine Léopold AYGUEPARSE, commandant la SAS de Toudja. A désobéi aux ordres officiels pour obéir à l’impulsion de son cœur et rapatrié 196 personnes (harkis et leurs familles) en juin 62.
*Lieutenant Bernard MOINET, commandant de SAS. Muté comme beaucoup d’entre eux, en métropole avant le 19 mars 1962. « Lorsque j’ai appris la liquidation de ma harka , j’étais furieux et écœuré par la lâcheté criminelle du gouvernement et des officiers disciplinés. Je ne voulais plus porter l’uniforme, j’ai donc renvoyé ma Légion d’honneur et démissionné de l’armée le même jour. » Depuis, il n’a cessé de se battre contre la falsification de l’histoire des harkis. Pour lui comme beaucoup d’autres, il était possible de faire respecter les accords d’Évian, de rapatrier les supplétifs menacés. Il aurait suffi de faire sortir des casernes des commandos et des blindés, l’ALN ne faisant pas le poids. Il a œuvré pour aider à l’installation des harkis en France.
* Lieutenant SENAT, officier SAS près d’Affreville. A aidé le sous-lieutenant Kervonaël à évacuer ses harkis jusqu’au port d’Alger. En France, devenu capitaine, il œuvre pour recaser et loger les harkis en Auvergne (tout le monde ne pouvait être accueilli dans le domaine familial de la sœur de Kervonaël).
* Lieutenant d’AGESCY, a aidé le lieutenant Meyer à évacuer ses harkis de Geryville à Oran le 9 juillet 62, par la route. Le colonel FRESSON, commandant  le 23e spahis, a fourni une escorte blindée commandée par le chef d’escadron de Colstoun, avec consigne d’ouverture de feu sur l’ALN en cas de barrage routier ! Les commandos marine avaient dit à Meyer « on ne te laissera pas tomber », effectivement tout le monde a été hébergé puis embarqué à Mers El Kébir, le 13 juillet.
*Sous-lieutenant Alain de la MORANDAIS , chef de la SAS de Bou Alam. A rapatrié ses hommes et s’est occupé de les recaser en France, il a aidé le lieutenant MEYER a recaser les siens.
* Capitaine CROGUENNEC, commandant la 2e Cie du 2e zouaves à Oran. Le 5 juillet 62, il porte secours et fait libérer 400 civils retenus au commissariat central par le FLN.  Il les accueille dans son cantonnement, sis à l’école Jules Ferry, les sauvant d’une mort certaine.
* Capitaine Roger-Pierre MENARDAIS. Jusqu’en août 1961, son commando 292 relevait du 3e RIA (régiment d’infanterie alpine). Ce commando, qu’il a ramené en métropole, devait être rattaché au 93e régiment d’infanterie et correspondait au commando en charge de la zone Nord Oranie (ZNO). Ce commando a pu être ramené légalement, car en une nuit il a transformé illégalement les contrats de supplétifs en contrats d’engagés de l’armée régulière. La ventilation de ces faux et nouveaux soldats dans d’autres régiments dès leur arrivée en France a permis de limiter la supercherie à seulement quelques chefs traumatisés par le massacre en cours des harkis. De même, il a réussi à sauver quelques harkis du commando Georges abandonnés par son chef et à récupérer en France.
* Colonel Guy LEBORGNE, commandant le 3e RPIMa (ex-3e RPC de Bigeard jusqu’en 58). C’est le seul régiment para de la 10e DP, resté légaliste pendant le putsch d’avril 61. Après le 19 mars 1962, le 3e RPIMa fait du maintien de l’ordre dans la plaine de la Mitidja et Alger. Rappel : selon les accords d’Évian, il était interdit à l’armée française de faire usage de ses armes, de fouiller les individus et les maisons. Le 15 juin 62, la Cie du sergent Alain SAICHE de passage à Daouda en convoi perçoit des voix plaintives, provenant d’une mechta au bord de la route ; les paras investissent le bâtiment et trouvent deux civils européens pieds et poings liés, prisonniers de l’ALN et promis à une mort certaine, ils sont libérés sans coups de feu. La Cie portée du capitaine LANGLOIS reçoit pour mission de voler au secours de civils européens, enlevés et maintenus prisonniers dans une villa proche de Staoueli, sous pression l’ALN libère les prisonniers. L’honneur du colonel Guy LEBORGNE et de son régiment, fut à l’heure du départ de la base de Sidi-Ferruch, le 20 juillet, de ramener en France sa « katiba » (tous les harkis de la 5e Cie). Harkis courageux qui avaient fait le choix de rester français (environ une centaine, pas de précision pour les familles).
* Lieutenant-colonel Michel MANY, commandant le 159e BIA (1961-62) Bataillon d’infanterie alpine, issu du 159e RIA de Briançon et créé spécialement pour la guerre d’Algérie. Composé de 10 % d’Européens et de 90 % de musulmans, basé à Boghni en Grande Kabylie. Après le 19 mars 62, a rapatrié un certain nombre de ses supplétifs désirant partir en métropole.
*Clara LANZI, présidente fondatrice de SECOURS de France, le 15.08.61. OBJECTIF : secourir toutes les victimes de leur foi en la patrie et particulièrement les harkis rescapés des massacres, parqués au début dans des camps insalubres ; Clara s’est occupée d’eux sans relâche avec l’aide et le soutien, entre autres, du Bachaga Boualam, des avocats Tixier-Vignancour et Isorni, de messieurs Georges Bidault et Jacques Soustelle, et des officiers supérieurs Château-Jobert et Hélie Denoix de Saint Marc, etc.
Voici donc la liste de ces Français qui non seulement n’ont pas commis de crimes contre l’humanité mais ont sauvé quelques milliers d’Algériens musulmans des crimes contre l’humanité commis par l’État français en abandonnant, désarmés, des dizaines de milliers d’Algériens musulmans aux assassins du FLN et de l’ALN.
Manuel Gomez

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47 Commentaires

  1. MERCI MR GOMEZ DE RAPPELLER LES NOMS DES PERSONNES QUI ONT PARTICIPE AU RAPATRIMENT DES HARKIS ET A LAMIRAL BARTHELEMY avec qui j ai eu affaire apres l assasinat de ROSETTE ORTEGUA ET DE SES DEUX ENFANTS AU STADE DE LA MARSA A KEBIR lui je peus dire qu il etait pour l algerie francaise ET L AUTRE CETAIT MON COLONEL A PAU A L ETAP EN 65 GUY LE BORGNE

  2. Par la suite, les harkis qui avaient pu être sauvés et qui n’avaient pas encore été rapatriés, ont été regroupés essentiellement au camp du Colonel Jeanpierre à Zeralda, sous la protection du 152e R.I., les célèbres Diables Rouges. Jeune officier du contingent, durant mon séjour en Algérie d’avril 1963 à janvier 1964 , j’ai été appelé à convoyer des harkis de Zeralda jusqu’au quai Fedallah à Alger, en vue de leur rapatriement en France.

  3. Il n’y a que ceux qui ont connu et vécu cette tragique histoire de l’Algérie Française qui peuvent témoigner et en parler et raconter ce qu’il s’est réellement passé là bas.

  4. Voilà les « vrais Crimes POUR l’Humanité ». Ils ont désobéi !
    Par contre, Renverser le sens de l’Histoire à son profit, alors qu’il n’était pas né, est bien un Crime CONTRE l’Humanité !
    Ca, plus le reste ? Destitution !

    • Excellemment bien dit, courageux de vérité… Y-aura-t-il un seul militaire de haut rang pour approuver et en tirer les conséquences ?
      Je ne parle pas des journalistes ; ils sont de vrai vendus mais y-en-aura-t-il un seul pour sauver l’honneur ?

  5. Merci tout d’abord de rendre hommage à des militaires qui ont œuvré pour sauver des harkis et leurs familles, c’est tellement rare qu’en parler aujourd’hui est presque justiciable….Par certains.
    Mais la liste que vous fournissez n’est heureusement pas complète, et le lecteur doit savoir qu’elle ne se limite pas à cela.
    Pour’ beaucoup, ce fut une question de moyens, sachant que tous les officiers ne possédaient pas les moyens financiers ou autres pour finir leur projet. En effet si des SAS ont pu effectuer ces sauvetage, c’est aussi qu’ils avaient des budgets à gérer et pouvaient ainsi en profiter pour la bonne cause.
    Beaucoup comme moi sans moyen durent se contenter de la parole des officiers supérieurs et furent ainsi floués par des gens sans honneur.

    • Je vous remercie, Pierre, de vos précisions, il est évident que nombreux sont restés dans l’ombre mais l’essentiel est que ce sois dit.

  6. Des Justes parmi les nations.
    Alors que tous trahissaient, ils surent rester fidèles à la parole donnée.
    Je suis un Oranais…J’ai donc une pensée personnelle pour le lieutenant RABAH KHELLIF, le héros du 5 juillet, qui sauva plusieurs dizaines de nos compatriotes et qui affronta la trahison de l’infâme KATZ…

  7. J’étais dans l’ignorance presque totale de tous ces faits.
    Regis Guillem, l’auteur de  » Et la levêche souffla sur l’Oranie », vient de m’offrir cet ouvrage, dans lequel il retrace son vécu, son parcours personnel dans cette sanglante histoire. Je découvre donc un versant de cette réalité et cela m’ouvre des portes et en referme d’autres. Quel enfer ces gens ont vécu ! Cette histoire des pieds noirs me touche beaucoup !

  8. JE ME SOUVIENS TRES BIEN DE CE TEMPS LA , MON REGIMENT ETAIT QQUE PART ENTRE BOUGIE ET BONE anaba et certains d’entre-nous avions ete designes pour partir certainement pour aider ces patriotes l’attente a dure xxxheures puis nous etions donc tous en camions puis un autre ordre est arrive qui nous a demande de retourner dans nos tentes ./

  9. merci beaucoup, Monsieur Gomez pour ces informations en donnant les noms des soldats, officiers de l’armée française qui ont sauvé leurs hommes harkis du FLN algérien, qui voulait les tuer, jamais on nous en parle de ces évènements pendant cet épisode, il faudrait développer plus encore ces histoires par les témoins, et leurs descendants qui peuvent nous raconter encore mieux

  10. cher monsieur Gomez.
    vous allez finir par devenir une personne dangereuse vous aussi….(sourire)
    merci pour ces faits historiques de derrière les fagots de l’oubli., et vos comptabilités statistiques criminelles (presque) très incorrectes et…. illégales bien entendu.
    merci de vos contributions, bon courage à vous.

  11. Merci Monsieur au nom de toute ma famille et des mes 7 cousins germains qui n’ont jamais revu leur papa et leur maman depuis le 5 juillet 1962 à Oran. Dans les pires tourments du monde, il y a toujours des justes et des braves.
    Honte au général Katz !

  12. Nous savions certaines choses lors de l’abandon de l’Algérie par la France, mais vous apportez des faits et des détails sur cette épopée peu glorieuse de nos gouvernants de l’époque.
    A que oui, mille fois oui, que les Américains avaient raison d’avoir choisi et voulu installer aux destinées de la France le Général Giraud au lieu du félon De Gaulle, au moins le cours de l’histoire ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

  13. Il y a 6 ou 7 décennies je me méfiais de De Gaulle, je n’ai jamais voté pour ce type que je trouvais nombriliste, s’écoutant parler, imbu de sa personne.
    Au fil des ans, j’ai appris à connaitre ce type, sa constitution de 58 où il octroyait à la « gauche » le pouvoir sans partage et sans alternance en France pour des dizaines d’années, sa traitrise du « je vous ai compris » disant une chose et faisant le contraire lorsqu’il tournait les talons.
    Il n’avait que mépris pour nos libérateurs de 1944, n’hésitant à aucun moment à leur tirer dans les pattes, d’ailleurs, il éjecta les Américains de leurs bases Françaises dès qu’il put s’en donner les moyens.
    Non, si la France est dans cet état aujourd’hui, c’est De Gaulle qui en est à l’origine.

    • Surement pas, l’appel du 18 juin, cela signifie quoi pour vous. Vous préferiez peut etre les collabos et défaitistes du gouvernement Pétain.

      • C’est bien De Gaulle qui a décidé l’abandon de nos harkis, qui a interdit que l’armée intervienne lors des massacres d’Oran et qui donné l’ordre de tirer sur la foule algéroise rue d’Isly. Les aveux sont nets et sans aucune bavure.
        Il a même permis dans de nombreux cas que l’ALN soit associée aux CRS pour le maintien de l’ordre.

        • D’accord pour l’abandon des harkis par de Gaulle mais pour la rue d’isly etant present dans cette fameuse fusilliade elle n’etait pas de de gaulle direct mais d’un autre general que je ne dirais pas le nom

      • le de Gaulle de Londres n’était pas celui de la guerre d’Algérie,il était devenu un vulgaire politicien.

      • @OCTAVE
        Vous essayez de nous dire que c’est Deux Gaulle qui a débarqué avec ses troupes en Normandie?.
        MDR comme disent les jeunes!.
        Et les libérateurs Canadiens, Polonais, Anglais et Américains qui ont débarqué sur les côtes Noramande et qui sont morts pour nous délivrer du joug nazi, vous en faites quoi?.

        • Votre énumération serait complète si vous incluiez le rôle majeur joué par l’URSS à l’est . Ce sont bien les troupes soviétiques qui ont fait tomber Berlin et provoqué la fin de la seconde guerre mondiale. Quoi qu’on puisse penser de ce que fit l »URSS communiste après 1945. Quant au mythe de De Gaulle sauveur de la France, on nous le vendit pendant de nombreuses années en France

  14. En lisant cet article fort passionnant et sans comparaison possible et réelle, je me demande si de crimes contre l’humanité, ce ne serait pas le « général » de Gaulle qui en serait l’auteur. Le « maréchal » Pétain a sacrifié « ses » juifs de nationalité française et étrangère (entres autres) et là, nous assistons à la faillite de l’éthique militaire par le sacrifice des harkis qui se sont battus aux côtés des français. Si c’est le cas; Pourquoi les descendants des harkis ne portent-ils par plainte contre Mr de Gaulle, à titre posthume ? Bien à vous.

    • Vous comprendrez sans doute le paradoxe lorsque vous saurez que tous les harkis n’ont pas tous compris que De Gaulle les avait trahis, car cela paraissait impensable. L’un d’entre eux en 1965 parlait encore de lui comme leur sauveur…..

  15. ORAN POUR NE JAMAIS OUBLIER…
    Rappelons nous que depuis le 19 mars 1962 des milliers de Français d’Algérie ont été enlevés dans la plus grande indifférence sans que les « bonnes consciences » de ce monde n’élèvent la moindre protestation. Ne les oublions pas.
    http://popodoran.canalblog.com/

  16. Un grand merci, Monsieur Gomez, de nous donner ces précisions que l’histoire officielle occulte encore !
    Mon appui total dans votre contentieux contre les socialo- islamistes qui veulent vous empêcher de parler.

  17. J’étais trop jeune en 62 pour connaitre bien ce qui s’est passé lors de notre départ d’Algérie.
    Ce que je sais par contre :
    – Tout ce que nous devons aux dits Harkis, et à leurs descendants Africains qui se sont battus à nos côtés lors des 2 dernières guerres mondiales. (entre autre)
    – Mais aussi que les générations suivantes, implantées sur notre sol ont tout foutu en l’air avec leur comportement inqualifiable vis à vis de notre Pays.
    Tous ces voyous déshonorent leurs aïeux qui doivent bondir dans leurs linceuls !…
    Même partis, ils ne sont pas en paix.

  18. j’ai entendu le récit du maire d’une petite commune raconter qu’il avait payé de sa poche le billet pour marseille à deux harkis en juin 1962, il les a vu revenir quelques jours plus tard , ils avaient été interdit de débarquer et refoulés bien qu’ayant une carte d’identité française !
    il a su par la suite qu’ils avaient été attachés sur un ane, les yeux crevés, déambulant dans le village où la population avait le devoir de cracher dessus, pour ensuite les lapider à mort en fin de journée!

    • À la même époque , la gendarmerie a interdit le débarquement au port de SETE de plusieurs bateaux de harkis avec famille , les obligeant à retourner en ALGERIE ou ils furent massacrés par l’ALN: le véritable crime contre l’humanité, il est là , avec la complicité des autorités politiques gaullistes

  19. O tempora, o mores : aujourd’hui on rend hommage à ceux qui ont « porté assistance » aux ennemis de la France que combattaient nos militaires de carrière et nos soldats du contingent et l’on rapatrie nos ennemis de DAECH qui ont pris les armes contre la France et participé ou acquiescé aux attentats commis contre des civils français !
    Jamais nous ne pardonnerons au Président Macron d’avoir assimilé la « colonisation » (pour nous « la mise en valeur » de départements français et la protection des populations française, indigène ou immigrée contre les mafias » rackettrices ») à la Shoah et d’avoir parlé de « crime contre l’Humanité » à propos de la guerre d’Algérie…
    Ceux qui sont morts pour ces territoires ne peuvent plus cracher à la figure de ce chef des Armées qui se comporte comme

    • un traître à la Nation, et ceux qui sont encore vivants sont trop âgés pour le faire…

    • Reprenez vous Patrick Verro, les harkis ont combattu avec nous, ils combattaient les fellouzes du FLN et ceux qui leur ont porté assistance étaient leurs camarades de combat….

      • Mais où ai-je écrit le contraire ? Reprenez-vous Pierre ESCLAFIT, vous n’êtes pas le seul à avoir aidé les harkis !

  20. Voilà qui est dit et bien dit, et efficacement écrit. À garder sous le coude.

  21. Un grand MERCI à Monsieur Manuel Gomez, de donner cette liste complète des officiers de tous grades, ayant contribué à sauver la vie de leurs harkis, ce qui était le moins que des hommes d’honneur puissent faire.
    On savait qu’un certain nombre d’officiers avaient malgré les ordres et menaces reçus, entrepris de rapatrier leurs homme, ce qui est tout à leur honneur, et une honte éternelle pour De Gaulle, et ses valets serviles, mais nous n’en connaissions pas le détail.
    Le seul doute qui m’est venu en lisant cet article avec toute l’attention requise, et le grade de Bernard Moinet, qui pour avoir lu des documents le concernant devait être capitaine, ce qui ne change pas grand chose, au fond de cette épouvantable affaire. Merci encore Monsieur Gomez pour le travail de recherche effectué.

    • J’ai servi sous les ordres du capitaine Moinet, à Rochambeau dans le sud oranais. Je me réjouis d’avoir connu un tel homme. A l’époque (j’ai quitté l’Algérie en début 1962), je me comportais sottement en antimilitariste d’opérette, je ne comprenais rien à ce qui se passait. Si je le pouvais, je lui présenterais mes excuses les plus plates. Merci, Mr Gomez, de votre article.

      • Ils nient et reportent tout sur le 18 Juin 1940. Ils oublient seulement les massacres que De Gaulle a autorisés.

    • Non Monsieur, la liste n’est pas complète, il y a eu plus que cela d’officiers qui ont permis le sauvetage.

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