Honte à Stora, qui confond cavaliers arabes et envahisseurs islamistes

Mandaté pour rédiger, pour Macron, un rapport sur l’épine algérienne plantée dans le pied de la France (épine appelée pudiquement la « question algérienne »), voici ce que ledit historien Benjamin Stora écrit sur la reine guerrière berbère Dihya, la Jeanne d’Arc des Kabyles, surnommée « Al Kahina », une icône vivante pour tous les peuples berbères :
« Les Berbères, qui ont été islamisés à partir du VIIe siècle, se souviennent qu’ils ont jadis appartenu, pour beaucoup, à des communautés juives ou à des tribus berbères judaïsées, d’où est issue la Kahina, la célèbre reine des Aurès qui entreprit un combat contre les cavaliers arabes. »

Cette affirmation a dû irriter beaucoup de monde, dont Gisèle Halimi qui a consacré un livre à l’héroïne berbère à qui elle vouait une admiration toute particulière. Mais Gisèle ne va pas se retourner dans sa tombe. Certes, se retourner dans sa tombe est une astuce qu’on recommande aux morts pour leur permettre d’exprimer leur indignation vis-à-vis d’un événement qui se serait produit après leur disparition, mais Gisèle ne va pas se contenter de faire une demi-galipette dans sa tombe. Elle va se lever et aller administrer une bonne torgnole à ce Benjamin de l’histoire.

Dénigrer celle qui, 14 siècles après sa mort, est toujours considérée comme un exemple de bravoure, de résistance, de loyauté et de patriotisme est, pour Gisèle comme pour tous les Berbères et tous ceux qui souffrent de l’oppression islamique, un affront insupportable.
La reine Dihya, que ses ennemis, les envahisseurs musulmans, ont surnommée Al Kahina (étym. de Cohen, prêtre du dieu d’Israël, ici la voyante juive), a mené une guerre implacable contre les armées islamiques qui ont envahi l’Afrique du nord au VIIe siècle.

Elle a été magnifiée par tous les historiens de tous les âges. Mais ne voilà-t-il pas que le petit benjamin de la story la présente, sans vergogne, sous les traits d’une brigande des grands chemins !
Méchante « Kahina » ! S’attaquer à des cavaliers arabes, paisibles comme tout, qui faisaient juste une randonnée équestre dans la région, c’est inadmissible.

Les pacifiques « cavaliers » arabes ne lui avaient rien fait. C’est elle qui « entreprit » un combat contre eux, écrit le benjamin chéri de l’Élysée. Elle leur est tombée dessus sans crier gare.
Mais pourquoi ledit historien Benjamin falsifie-t-il l’Histoire ?
Ce n’était pas de paisibles « cavaliers arabes » qui se retrouvaient sur le chemin de la reine Al Kahina, mais une armée islamique sanguinaire qui a dévasté l’Afrique du Nord à partir de 642, tuant, pillant, incendiant et détruisant tout sur son passage. Elle était arrivée, en l’an de disgrâce 681, sur les rivages de l’Atlantique où son commandant Oqba aurait, dit-on, avancé son cheval dans les flots de l’océan et pris Dieu à témoin qu’« il n’y avait plus d’ennemis de la religion à combattre ou d’infidèles à tuer ».
Il sera tué sur son chemin de retour par Al Kahina.

Mais les Berbères ne vont pas pouvoir résister longtemps devant les hordes islamiques qui arrivaient de plus en plus nombreuses en renfort aux paisibles cavaliers du petit Benjamin.
L’existence d’Al Kahina – et la résistance qu’elle a opposée aux armées de l’invasion islamique  – doit déranger le Benjamin qui se considère comme un historien spécialiste de l’Algérie et du Maghreb.
Il veut la gommer de l’histoire de l’Algérie en même temps qu’il s’agite pour insérer l’émir Abdelkader dans l’espace français, dans la rue comme à l’école. Il préconise de lui ériger une stèle. Comme on érigerait une stèle en hommage à Yasser Arafat à Tel Aviv ou, inversement, une stèle en hommage à Yitzhak Shamir.

Al Kahina est ancrée dans l’imaginaire collectif berbère (le prénom d’Al Kahina est répandu autant en Algérie qu’en France et ailleurs), alors que l’émir Abdelkader n’apparaît que dans le discours officiel.
Elle est avec le chef kabyle Koceila, tuée lors de combats avec les envahisseurs musulmans et à qui elle a succédé à la tête des troupes berbères, les deux seules personnes, à travers toute l’histoire du monde, à s’être opposées à l’islam et à l’islamisation de leur pays et à avoir donné leur vie pour préserver l’intégrité de leur peuple.

Le benjamin semble bien redouter que Gisèle ne sorte de sa tombe et ne vienne lui administrer ce qu’il mérite. Il propose donc de l’enfermer au Panthéon d’où elle ne pourrait pas sortir. Benjamin sait que le Panthéon, c’est comme la Bastille dans le temps. On y entre mais on n’en sort jamais. Le benjamin serait donc en sécurité si Gisèle y entrait.
La panthéonisation de Gisèle est l’une des « préconisations » qu’il avance dans son rapport pour soulager la France de l’épine algérienne.

Mais le benjamin doit savoir que Gisèle n’est pas la seule à être indignée par ce qu’il a écrit.
Beaucoup d’historiens doivent l’être aussi. Et pas seulement des historiens.
Le grammairien Maurice Grevisse doit souffrir de ce rapport plus que personne d’autre. De sa vie, il n’a jamais vu autant de fautes de grammaire chez un historien ou même chez un écolier.
Le rapport de la Stora est en effet un magma de fautes. De grammaire, d’orthographe, de syntaxe, de ponctuation, bref, de tout ce que doit comporter un texte destiné au président de la République : plus de 200 fautes…

Le rapport que tu as rédigé est un torchon, Benjamin.
Honte à toi.

Messin’Issa

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14 Commentaires

  1. 1200 évêchés une lutte entre donatistes et fidèles à Rome, Augustin tentant de les concilier, même trois siècles après les « cavaliers arabes » n’arrivaient pas dans un désert spirituel, aussi le rapport Stora est d’une ignorance sans nom, voir sur ce point le dernier numéro de la revue Dogma : https://dogma.lu/

    • D’après certains spécialistes, lors de l’invasion arabe, beaucoup de Berbères étaient pratiquement monothéistes, adorant le Baal de Carthage. Devenant musulmans, ils n’auraient pas eu clairement conscience de changer de religion.

  2. Aucune certitude sur la judéité de cette reine. Certains berbères prétendent qu’elle était chrétienne. Sinon je ne vois pas en quoi la phrase de Stora est problématique. Vous brodez autour de pas grand chose.

    • En effet, Stora ne dit pas que ces cavaliers étaient des touristes. Certains musulmans perçoivent les chrétiens comme une secte juive dissidente.

  3. encore un mensonge de stora
    une réécriture de l’histoire familière aux trotksyste et islamogauchistes actuel

    • 40 ans que ses islamos collabos,dit,historien,desinforment grace aux mediats,cet ancien stroskistes a porter les valises du fln,honte a la classe politique aussi bien de gauche que de droite qui le soutiennent dans les mediats

  4. l’agitation de stora pour « insérer l’émir Abdelkader dans l’espace français » est inutile parce que l’émir a déjà son espace à Amboise, où ‘on peut visiter son bureau au château d’Amboise, avec une rue à son nom !

    • Voici la proposition de Benjamin Stora, telle que formulée dans son rapport (page 96):
      – La construction d’une stèle, à Amboise, montrant le portrait de l’Emir Abdelkader, au moment du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie en 2022. Restitution de l’épée d’Abdelkader à l’Algérie.

  5. Stora est connu pour arranger l’Histoire comme ça l’arrange ou, pire, comme on le lui demande. Il y a longtemps qu’il a perdu toute crédibilité en tant qu’historien.

  6. Bravo pour cet article Messin Issa

    Le pays de la Kahina est brutaement envahi par une armée de Musulmans venus d’Arabie et elle s’interpose mais, selon le fourbe Stora, c’est elle qui « entreprit » le combat. C’est elle qui a commencé, quoi! Oh la vilaine, la querelleuse. Surement une princesse d’Extrême Droite!

    Et contre qui entreprit-elle le combat? Contre des « cavaliers » arabes; Eh oui, ils étaient venus d’ Arabie à cheval peut-etre pour faire du tourisme, ou bien participer à un concours hippique, qui sait?

    Quelle méchante cette princesse Berbère d’attaquer ainsi de paisibles cavaliers arabes!.

    Paisibles, peu-etre pas, car après une longue bataille dans les Aures, les enahisseurs musulmans ont réussi à tuerla princesse Diyha et les derniers défenseurs de sa troupe qui avaient fait rempart autour d’elle, et ilsont jeté son cadavre dans un puit, après l’avoir décapitée pour envoyer sa tête au Caliphe.

    Le choix des mots est important, Monsieur Stora. Mais vous etes un spécialiste du vrai- faux, de l’omission par occultation, etc. C’est pour cela que Macron vous a choisi, et pour cela aussi que les vrais patriotes Français vous détestent et vous méprisent.

  7. « Elle est avec le chef kabyle Koceila, tuée lors de combats avec les envahisseurs musulmans et à qui elle a succédé à la tête des troupes berbères, les deux seules personnes, à travers toute l’histoire du monde, à s’être opposées à l’islam et à l’islamisation de leur pays et à avoir donné leur vie pour préserver l’intégrité de leur peuple. »

    A travers toute l’histoire du monde, carrément.
    Alors les ibères, les grecs, tout les peuples d’Europe, du Caucase et d’Asie qui ont tenu des siècles et plus, et ont magistralement écrasés la vermine islamique, comme récemment les braves birmans, n’ont jamais existés ?
    L’algérien n’ayant pas d’histoire, il ne veut pas concéder que d’autres peuples en aient. Les berbères ont tenu quelques décennies avant de se convertir en masse, vu que le culte du bédouin leur promettant pillages, massacres et réduction en esclavage des blancs allait bien dans le sens de leurs coutumes de nomades médiocres.
    Quand les vikings (pirates et esclavagistes) allaient jusqu’aux amériques,les berbères (pirates et esclavagistes), tel Oqba, n’ont jamais fait plus que tremper leurs pattes dans l’atlantique.
    La race prime l’idéologie. Quoi que, les blancs, ceux de l’ouest du moins, étant maintenant des moutons soumis à leurs maîtres musulmans (et judéo-berbères), dans quelques générations ça sera retour vers le paléolithique. On ne distinguera plus un européen d’un maghrébin.
    Un Jean-Mouloud regardera les ruines de ce que fût la France, et dans son sabir arabo-berbère, plastronnera « wallah, c’est nous qu’on a fait ça. Ouane tou tri, viva la frankalgérie ».

  8. La Kahina de même que Koceila étaient des habitants de l’Aures, donc des Chaouis qui peuplent ces montagnes et non pas des Kabyles dont l’habitat se situe dans la chaîne littorale de L’Algérie. Il y a souvent cette confusion entre les Kabyles et les Chaouias qui ont certes des affinités en tant que Berbères mais dont les langues sont assez différenciées au point de vue du vocabulaire et dont le mode de vie est aussi différent car les Chaouias pratiquent la transhumance entre l’Aures et le Sahara suivant les saisons et qui adoptent un mode de vie alternant la sédentarité et le nomadisme. D’ailleurs dans le passé de L’Algérie la plupart des personnages historiques connus sont Chaouias ou d’origine Chaouie à l’exemple de Saint Augustin Massinissa, Jugurtha etc..

  9. Le rapport de Stora bourré de fautes d’orthographe et de grammaire ?
    Et alors ? Manu ne s’en apercevra même pas.

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