Hortefeux se déplace pour les carrés musulmans vandalisés, mais pas pour les églises protestantes incendiées !

La profanation du 29 juin 2010 et son exploitation politique

Le 29 juin, on a découvert 18 tombes dégradées (1) dans le carré musulman du cimetière nord de Strasbourg, qui en compte 61 au total. Aucune inscription ne signe le forfait, aucun indice ne mène ni vers un auteur ni vers un mobile mais l’affaire est quand même entendue d’avance : l’acte est raciste, forcément raciste.
Lu sur le site de la Grande Mosquée de Strasbourg :
« De son côté, le maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, qui s’est rendu sur place dans la matinée, a annoncé que la municipalité prendrait à sa charge les frais de remise en état des sépultures. Un acte «odieux et inadmissible» pour le Parti socialiste qui affirme que «ces actes interviennent dans un contexte de recrudescence de faits à caractère raciste à Strasbourg».
La mairie prendra les réparations à sa charge … on croit rêver …. Y aurait-il par hasard responsabilité collective ? Le contribuable strasbourgeois serait-il débiteur de dommages et intérêts, voire de la repentance qui va avec ?
Le CRCM Alsace parle d' » un acte raciste et islamophobe » commis par « des irresponsables et des criminels ».
Des criminels, rien que ça ! de plus, ces prétendus criminels, Abdelaziz Choukri, délégué général de la Grande Mosquée de Strasbourg, crut devoir désigner nommément, au nom de celle-ci et du Conseil régional du culte musulman d’Alsace, portant des accusations explicites autant que gratuites (1) :
« La Grande Mosquée de Strasbourg et le Conseil Régional du Culte Musulman d’Alsace font une corrélation entre cet évènement et le lancement, samedi 26 juin devant le chantier de la future Grande Mosquée de Strasbourg, du « Comité NON à l’islamisation de l’Alsace Lorraine » par Patrick Binder et Thierry Gourlot du Front National. Plusieurs plaintes seront déposées si l’enquête de la police judiciaire devait confirmer cette hypothèse. »
Aucun officiel français ne vint lui rappeler que les accusations calomnieuses sont interdites par la loi.
Nous aurons l’occasion de commenter plus loin cet usage, qui n’a rien d’innocent, du mot « criminel », tant par le CRCM que par Hortefeux, qui le reprendra.

Le Grand raout du 2 juillet 2010

A Strasbourg, le 2 juillet 2010, grand tralala. Tout le haut de l’affiche politique et religieux vient tonitruer en choeur le grand air de l »indignation vertueuse à l’invitation de la mosquée de la ville (1). Brice Hortefeux arrive pour 45 minutes en jet privé (oubliée la rigueur !) accompagné de toute une suite :
« Le ministre était accompagné de Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, mais aussi de très nombreux élus alsaciens, parlementaires, conseillers régionaux, locaux et municipaux, et également de représentants des cultes juif, protestant et catholique, parmi lesquels Monseigneur Grallet, archevêque de Strasbourg, dont c’était l’une des toutes premières apparitions publiques après sa convalescence. »
Qu’est-ce qui explique ce grand raout ? Est-ce pour condamner l’attentat survenu un mois plus tôt à l’église protestante du quartier de Hautepierre (2) ? Rappelons que le feu avait été mis à l’entrée de cette église alors qu’il y avait des fidèles à l’intérieur (c’est en raison de cette mise en danger de la vie d’autrui que je m’autorise ici le terme « attentat », dont je n’ignore pas qu’il est fort). Rappelons aussi, sous réserve de ce que dira l’enquête, que les premiers indices délivrent un message islamique ou islamo-gauchiste, puisque le feu a été mis à un panneau d’affichage présentant un voyage en Israël. Cet attentat justifierait donc bien une visite ministérielle. Il justifierait aussi que le CFCM saisisse l’occasion de se démarquer de ses auteurs et de les condamner, voire de s’interroger sur les responsabilités morales qui sont les siennes dans un climat de dénigrement permanent des autres Français auxquels se livrent certains musulmans, peut-être minoritaires mais jamais dénoncés par leurs responsables religieux.
He bien non ! Ce n’est pas pour elle que tout ce beau linge se déplace (3). C’est pour la profanation supposée raciste du cimetière. Ni Hortefeux ni Moussaoui n’ont eu un mot pour déplorer, condamner ou même citer clairement l’attentat de Hautepierre ; on n’entendit que des plaintes et des revendications du côté de Moussaoui, et des promesses de faire encore plus pour l’islam du côté du ministre. On vit même, chez nos deux compères, des manipulations des faits pour nous fabriquer de toutes pièces une « série » de profanations racistes anti-musulmanes, série en réalité inexistante. A l’heure où nos banlieues brûlent, à l’heure où des pans entiers issus de l’immigration musulmane refusent de s’intégrer et se font un grief de tout, à l’heure où la haine de notre pays se saisit du moindre prétexte, était-il vraiment nécessaire de fabriquer des actes racistes là où il n’y en a pas ?
On notera les interventions suivantes :
Intervention de Roland Ries
Roland Ries, sénateur-maire socialiste de Strasbourg, a quand même daigné parler de Hautepierre, mais brièvement et en oubliant l’essentiel :  » Il en a été ainsi lorsqu’un acte sacrilège a été commis, il y a peu, à l’église protestante Martin Bucer du quartier de Hautepierre… « . Hurler au sacrilège, c’est quand même un peu bizarre pour un socialiste, d’autant plus qu’à Hautepierre, il n’y a pas eu seulement un sacrilège (la destruction de la Bible). Il y a eu, surtout, un début d’incendie volontaire alors qu’il y avait des fidèles à l’intérieur.
Ayant ainsi assuré le service minimum sur Hautepierre, il abonda dans le sens de Chroukri, en rapprochant la profanation du cimetière des protestations citoyennes contre la grande mosquée, portant ainsi des accusations gratuites. Il avait auparavant (1) fait le lien avec «  le climat délétère de notre société qui encourage malheureusement les extrémistes de tous bords et ouvre la voie à ce type d’actes inqualifiables « .
Intervention de Hortefeux
De leur côté, ni Hortefeux ni Moussaoui, dont le CFCM donne les interventions en texte intégral (1) n’ont trouvé l’occasion de prononcer le nom de Hautepierre.
Hortefeux n’eut pas un mot pour dénoncer les accusations gratuites d’Aldelaziz Choukri. Plus encore, il manipula la présentation des faits pour intégrer la profanation du cimetière de Strasbourg dans une supposée série d’actes racistes, en réalité construite artificiellement :
« La profanation commise ici, à Strasbourg, porte à trois le nombre de violations de cimetières musulmans depuis deux mois. Je pense, en effet, aux sept stèles de soldats musulmans morts pour la France lors de la première guerre mondiale qui ont été dégradées, le 7 mai dernier à Tarascon dont les auteurs ont pu être identifiés et interpellés dès le lendemain de la cérémonie de recueillement. Je pense, aussi, aux inscriptions racistes découvertes quelques jours plus tard, le 15 mai, sur trois tombes musulmanes du cimetière de Vienne, dans l’Isère. »
Hortefeux joue sur les mots. Certes, la séquence Tarascon/Vienne/Strasbourg présente bien des profanations de tombes de musulmans, mais il n’y a pas eu pour autant trois cas de racisme anti-musulmans.
Apportons les précisions nécessaires :
Les auteurs de la profanation de Tarascon (4) se sont révélés être des collégiens sans mobile raciste (« Malheureusement », souligna naïvement le Procureur). Ils avaient d’abord tenté d’arracher des croix chrétiennes, mais elles étaient trop solidement plantées ; qui plus est, l’un d’entre eux serait issu d’une famille maghrébine. Ceci n’empêche que l’affaire de Tarascon continue d’être exploitée, tant par Hortefeux que par Moussaoui, pour contribuer à construire une pseudo-série de profanations anti-musulmanes, et continue d’une façon plus générale à être instrumentalisée politiquement et médiatiquement, par exemple par des communiqués de SOS Racisme et du MRAP présentant cette profanation comme raciste, communiqués toujours en place, sans la moindre mise à jour, ou mise en garde, au mépris des résultats de l’enquête, lors de notre vérification du 9 août 2010 (4). Extrait du communiqué de SOS Racisme : « SOS RACISME compte saisir un avocat pour se constituer partie civile dans le cadre de cette procédure et demande au Parquet de mener une enquête approfondie pour retrouver les auteurs de ces actes inqualifiables. En particulier, il apparaît nécessaire de s’interroger sur les éventuelles influences de groupes néonazis qui déversent leur haine, et notamment sur le réseau internet. » Extraits du communiqué du MRAP : « Cet acte n’est pas isolé, mais vient après toute une série d’attaques racistes, qu’ils soient islamophobes ou antisémistes, qui ont émaillé l’hiver dernier et le printemps 2010 … Ces agressions viennent s’ajouter à la libération de la parole raciste encouragée par la dérive xénophobe du « débat sur l’identité nationale « .
La profanation de Vienne a touché des tombes de harkis ; Le texte précis des inscriptions trouvées (et rapidement effacées) est sous omertà : le Figaro parle, sans plus de précisions, d' »inscriptions racistes visant notamment la communauté harkie ». Il est donc au nombre des hypothèses légitimes d’envisager que ce soit leur engagement en faveur de la France, et non leur religion, qui ait motivé la profanation. Parmi les gens qui n’aiment pas les harkis, il y a quand même pas mal de musulmans. N’allons pas pour autant accuser sans preuve la communauté musulmane ou algérienne de la profanation de Vienne : nous respectons la présomption d’innocence. Mais nous aimerions quand même que ladite présomption d’innocence fonctionne aussi en faveur des non-musulmans, des Français de souche et des souverainistes. Tant que la justice n’a pas rendu ses conclusions, il n’y a pas de raison que les harkis de Vienne se voient annexer et instrumentaliser sans états d’âme par Hortefeux (et Moussaoui) pour construire cette fameuse « série » anti-musulmane.
Quant à la profanation de Strasbourg, elle n’était accompagnée d’aucune inscription. Il n’y a donc aucune conclusion politique à en tirer en l’état actuel de l’enquête.
Dans notre belle série apparente de trois profanations anti-musulmanes, nous trouvons donc, à l’analyse :
– un acte de collégiens en principe purement « ludique » (Tarascon) dont un des auteurs est d’origine maghrébine;
– un acte (Vienne) dont le message est en principe anti-Français plus qu’anti-musulman;
– un acte sans indice parlant (Strasbourg).
Ces accusations sans fondement, répêtées ad nauséam, qui restent en place même quand l’enquête les a contredites, constituent une véritable stigmatisation de la population de souche et en particulier de sa composante souverainiste. Passe encore de les lire dans la littérature des associations communautaristes, mais il est inadmissible de les voir relayées par un ministre.
Hortefeux mentionne « 314 faits de violence raciste hostiles aux musulmans recensés en 2009 ». On se doute que leur caractère raciste anti-musulman n’est pas plus avéré que dans le cas des profanations de Tarascon, Vienne et Strasbourg. Chaque fois qu’on creuse un cas de « racisme anti-musulman » dans le détail, il se délite.
En revanche, Monsieur Hortefeux n’a pas l’air d’avoir remarqué les actes racistes perpétrés contre des Français de souche. Et, quand un acte vise des Musulmans ayant fait le choix de la France contre le FLN (la profanation de Vienne), il escamote cette caractéristique en le relatant.
Hortefeux conforte ses interlocuteurs musulmans dans une attitude d’éternelle victime et dans un refus de se remettre en question.
On note aussi une tendance à victimiser les religions en tant que telles. Cette sur-victimisation est à rapprocher du terme de « sacrilège » utilisé par Roland Ries pour qualifier l’attentat de Hautepierre. Les religions, toutes les religions, sont placées d’office du côté des victimes. Elles se voient reconnaître un droit à un surcroît de protection, discours particulièrement dangereux à l’heure où les enceintes internationales, à commencer par l’ONU, bruissent de revendications tendant à limiter la liberté d’expression en criminalisant (ici, et ici seulement, ce mot est juste : certains demandent très sérieusement la peine de mort) le blasphème (6).
Le vocabulaire du ministre est outrancier :  » Face à ces criminels, face à tous ceux qui offenseraient ainsi l’un ou l’autre des membres de la communauté nationale, nous ferons toujours preuve de la plus ferme résolution« . Le mot « criminel » a un sens précis en droit pénal, et Hortefeux ne l’ignore pas. Au niveau de responsabilité qui est le sien, il devrait réserver ce terme aux infractions passibles de la Cour d’Assises (meurtres, viols) et rendre aux dégradations leur qualification de délit. Très choquante également, la façon dont il amalgame dans la même phrase le mot « criminel », et la notion d’offense, comme si c’était un crime passible des Assises que d’offenser des musulmans.
En utilisant le mot « criminel », le ministre reprend imprudemment un terme déjà utilisé par le CRCM (1), terme qui n’est pas innocent dans un contexte international actuel. On sait en effet, qu’au plan international (6), ont lieu des manoeuvres permanentes, menées par l’organisation de la Conférence islamique (OCI) pour faire sanctionner, voire criminaliser le blasphème anti-musulman, entendu comme tout ce qui offense un musulman. A l’heure où des organisations étrangères, extrémistes mais ni marginales ni groupusculaires, vont jusqu’à demander à l’ONU la peine de mort pour blasphème (6), à l’heure où l’Assemblée nationale pakistanaise l’a demandée à l’unanimité pour crime de caricatures (6), on aimerait que nos responsables politiques, ainsi que les responsables musulmans admis sur notre sol, soient particulièrement circonspects dans l’usage de termes tels que blasphème, sacrilège, offense, et surtout dans l’usage de la qualification criminelle.
La France est-elle toujours une et indivisible pour M. Hortefeux ? On en doute quand on lit cette phrase qu’il a prononcée : « La politique de la France est claire : soutenir toutes les communautés qui la composent autant que combattre les communautarismes qui cherchent à la faire éclater. ».
Soutenir toutes les communautés …
Intervention de Moussaoui
Moussaoui ne sut que revendiquer pour les siens. Lui non plus ne trouva pas l’occasion de mentionner l’attentat de Hautepierre.
« Faut-il encore le rappeler? Oui, nous sommes indignés par la triste série de profanations qui frappent nos mosquées, les tombes de nos morts et les stèles de nos soldats« .
Quelle série ? Comme nous venons de le voir, la supposée « série » est fabriquée de toutes pièces. Dès qu’un site musulman est touché, le mobile raciste est présumé, non seulement sans preuves ni indices (profanation de Strasbourg), mais, le cas échéant, à rebours des résultats de l’enquête comme à Tarascon (4) ou en oubliant, dans le cas de Vienne, de préciser qu’il s’agit de harkis (5). Ce qui n’empêche pas Moussaoui de citer Tarascon à l’appui de sa série supposément anti-musulmane : « Monsieur le Ministre Hortefeux, le 9 mai dernier au cimetière Saint-Lazare de Tarascon, .. « . La baudruche Tarascon a été judiciairement dégonflée, mais son exploitation médiatique et politique continue.
Moussaoui poursuit, soucieux de conforter les privilèges obtenus :
« Monsieur Le Ministre, le 17 juin dernier, vous avez signé avec le Conseil Français du Culte Musulman une convention-cadre pour la mise en œuvre d’un suivi statistique et opérationnel des actes hostiles aux musulmans de France. Ce fut une première. Cette convention-cadre constitue la condition d’une meilleure prise en compte de la réalité d’un phénomène auquel ni les pouvoirs publics ni les représentants de l’islam de France ne sauraient se résoudre« .
De telles statistiques communautaires limitées aux victimes procèdent d’une confusion volontaire entre un acte dont un musulman est la victime et un acte raciste, c’est à dire un acte délibérément dirigé contre un musulman en tant que musulman. Certes, en théorie, cette distinction existe, mais, dans la pratique, comme nous l’avons vu, la distinction n’est pas faite, et toute profanation touchant un site musulman est présumée raciste sans attendre les résultats de l’enquête, et continue de l’être même si la thèse raciste est infirmée par l’enquête. En poussant les choses à l’extrême, un crime d’honneur pourrait entrer dans ces statistiques, puisque la victime est musulmane. Le nombre des actes racistes s’en trouve artificiellement gonflé ; la population musulmane est confirmée dans son attitude souvent revendicative et victimaire ; et les accusations de « racisme » et d' »islamophobie » portées en permanence à l’international contre la France et l’Occident (6) ont de beaux jours devant elles, puisque, dans une population ayant une forte composante musulmane, il y aura toujours des musulmans parmi les victimes d’infractions. Avec l’appareil statistique obtenu au profit des musulmans, la France n’a pas fini de se voir vilipender à l’international pour de prétendus actes racistes, de se voir placer sur la défensive, de devoir rendre des comptes à des censeurs auto-proclamés, de devoir en faire toujours plus, sans aucune chance de prouver suffisamment son innocence du « crime » de racisme, puisque la liste des victimes musulmanes d’infractions a vocation à n’être jamais vide ; même si chaque acte faussement raciste venait à disparaitre de la liste après enquête (et nous avons vu qu’on n’en prend pas le chemin), il sera remplacé par un autre, le cas échéant tout aussi douteux, mais occupant sa place et allongeant la liste. Et les cas non élucidés auront vocation à rester des actes racistes présumés.
Parallèlement, on ne recense évidemment pas les actes de racisme anti-blanc, et l’on s’interdit les statistiques ethniques ou communautaires quand elles portent sur les auteurs d’infraction.
Pour la profanation de Strasbourg, Moussaoui n’a pas les résultats de l’enquête, mais il parle quand même de racisme : « En réalité quelque soient les raisons de cette agression, elle n’est que l’expression d’une haine innommable et d’un acharnement raciste et odieux qui n’ont pas leur place dans la République. »
Le vocabulaire de Moussaoui est marqué par l’outrance :  » … actes inqualifiables dont les musulmans de France sont trop souvent victimes … » ; « A chaque fois que la barbarie s’est exprimée à travers ces actes odieux … » ; on en oublierait qu’il s’indigne d’une affaire qui n’a fait ni mort ni blessé, et que les vrais actes de barbarie sont tout autre chose, à savoir des tortures sur des personnes.
Il appelle, bien sur, à la condamnation, non pas des seuls auteurs des dégradations, mais aussi de tous ceux qu’ils trouve insuffisamment acquis à la cause musulmane : « Nous savons que nous pouvons compter sur votre détermination et votre volonté pour combattre tous les individus et tous les groupuscules qui cherchent à attiser la haine, au mépris des principes et des lois de la République. » ; « Les Musulmans de France ne comprennent pas et n’acceptent pas que certains, ouvertement ou insidieusement, sèment le doute sur leur adhésion pleine et entière aux valeurs de la République« .
Il parait que Monsieur Moussaoui est un musulman modéré …

La problématique des profanations de sépulture

Les profanations de cimetières sont un sujet lié au dossier des sectes, et plus particulièrement du satanisme, régulièrement dénoncées à ce titre par la Miviludes, l’organisme chargé de la lutte contre les dérives sectaires. Elles sont le plus souvent le fait d’adolescents se donnant un genre satanique, gothique ou black-métal, sans intention politique, et c’est de façon malhonnête qu’on les relie systématiquement au dossier du racisme quand elles touchent des tombes juives ou musulmanes, tout en montrant la plus grande indifférence quand elles touchent des tombes chrétiennes, ce qui constitue plus de 90 % des profanations.
D’après le rapport de la Miviludes, il y a eu, en 2009, 216 profanations anti-chrétiennes, 4 profanations anti-sémites et 6 profanations anti-musulmanes.
Les profanations de sites chrétiens donnent lieu à un silence institutionnel assourdissant, à propos duquel le député vendéen Louis Guédon a posé une question écrite au gouvernement, sans réponse à ce jour à notre connaissance.
Catherine Ségurane
Références et sources
(1) Réactions à la profanation de Strasbourg
Page de la Mosquée de Strasbourg :
http://www.mosquee-strasbourg.com/index.php/content/view/919/
Les accusations gratuites d’Abdelaziz Choukri au nom de La Grande Mosquée de Strasbourg et du Conseil Régional du Culte Musulman d’Alsace :
http://oumma.com/20-tombes-musulmanes-profanees-a
Roland Ried fait le lien avec un « climat délétère » :
http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/article/3406290/Des-tombes-saccagees-au-carre-musulman-de-Strasbourg.html
Article sur la visite de Hortefeux et de Moussaoui à Strasbourg :
http://www.lecfcm.fr/?p=1735
Roland Ries amalgame la profanation avec une conférence du FN contre la mosquée :
http://ladroitestrasbourgeoise.blogspirit.com/archive/2010/06/30/tombes-musulmanes-profanees-de-l-amalgame-a-la-caricature.html
Communiqué du CRCM Alsace :
http://lermf.com/Actualité-France/profanation-de-tombes-musulmanes-a-strasbourg-communique-du-crcm-alsace.html
(2) Feu mis à l’église protestante de Hautepierre :
http://actua.unitariennes.over-blog.com/ext/http://www.20minutes.fr/article/578141/Strasbourg-L-eglise-protestante-de-Hautepierre-a-ete-degradee-deux-fois-ce-n-est-pas-innocent.php#commentaires
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-le-temple-erf-de-hautepierre-vandalise-le-protestantisme-fran-ais-serait-il-au-prise-avec-l-islamo-gauchisme-52320453.html
(3) Profanation au carré musulman de Strasbourg :
http://www.lalsace.fr/fr/article/3404361/Strasbourg-profanation-du-carre-musulman-au-cimetiere-nord.html
(4) Profanation de Tarascon : pas de connotation raciste, mais la propagande continue :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/10/97001-20100510FILWWW00658-profanationtarascon-1-interpelle.php
Un profanateur de Tarascon n’a pas les origines souhaitées :
http://www.mediaslibres.com/tribune/post/2010/05/17/Cimetiere-de-Tarascon-les-Tartarins-en-action
Ils avaient d’abord tenté de renverser des croix chrétiennes :
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2010-05/profanation-de-tarascon-un-garcon-de-14-ans-interpelle-5847517.html
« Profanations » dans les Bouches-du-Rhône : la création de toutes pièces d’un complot « islamophobe » :
http://www.ripostelaique.com/Profanations-dans-les-Bouches-du.html
Article de Causeur :
http://www.causeur.fr/profanation-malheureusement-pas-raciste,6251
Communiqué SOS Racisme (toujours en place le 9 août 2010) :
http://www.sos-racisme.org/Profanation-de-tombes-a-Tarascon.html
Communiqué du MRAP (toujours en place le 8 août 2010) :
http://www.mrap.fr/communiques/document.2010-05-07.0169852379
(5) Profanation de Vienne : inscriptions anti-harkies :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/15/97001-20100515FILWWW00438-isere-des-tombes-musulmanes-profanees.php
Saphirnews parle de la profanation de Vienne en oubliant d’en signaler le caractère anti-harki :
http://www.saphirnews.com/Profanation-de-trois-tombes-dans-le-carre-musulman-de-Vienne-le-CRCM-Rhone-Alpes-appelle-au-rassemblement-le-mardi-18_a11510.html
(6) Offensive islamiste à l’international sur les notions de blasphème, islamophobie et notions voisines ; faible résistance des Européens :
Stratégie générale de l’offensive :
http://www.ripostelaique.com/A-l-international-la-liberte.html
Le Pakistan multiplie les persécutions de chrétiens et attaque l’occident devant l’ONU :
http://www.ripostelaique.com/Le-Pakistan-multiplie-les.html
La demande de peine de mort à l’international pour blasphème par de grandes organisations islamistes :
http://www.ripostelaique.com/L-ONU-va-etre-saisie-d-une-demande.html
Et par l’Assemblée nationale pakistanaise :
http://www.dailytimes.com.pk/default.asp?page=2008\04\16\story_16-4-2008_pg7_6
La faiblesse de la résistance européenne :
http://www.ripostelaique.com/Islam-islamisme-et-islamophobie-au.html
(7) Problématique des profanations, en particulier de sépultures :
Les satanistes, rois des profanations :
http://www.metrofrance.com/info/les-satanistes-rois-des-profanations/pjgh!k8nTvB67T00wLnQP2Zytw/
Site de la Miviludes :
http://www.miviludes.gouv.fr/
Le mouvement métal se plaint d’être confondu avec les satanistes :
http://fr.metalship.org/dossiers/15-Le_Metal_face_aux_prejuges
Les symboles chrétiens, cible principale des profanations :
http://ladroitestrasbourgeoise.blogspirit.com/tag/miviludes
Question écrite de Louis Guédon, député, sur le silence institutionnel devant la profanation de sites chrétiens :
http://indignations.org/profanations/index.php?2010/05/10/278-un-depute-vendeen-interroge-sur-le-silence-entourant-les-profanations

image_pdfimage_print