Ibn Warraq : « Pourquoi l’Occident est le meilleur » (*)

Nous ne savons pas si le Ministre de l’Intérieur, M. Claude Guéant, a pris connaissance du livre d’Ibn Warraq, « Why the West is the Best », publié en décembre 2011,  mais nous devons bien reconnaître une coïncidence étonnante quand nous venons de l’entendre déclarer devant l’association d’étudiants UNI :

« Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient », a-t-il argumenté, ajoutant : « Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique ».

Merci de soutenir notre action M. Guéant ! Un universitaire pakistanais a anticipé vos propos dans un livre audacieux où il défend sans langue de bois, sans ambiguïté, la civilisation occidentale. 

Sous le titre Why the West is the Best et avec le sous-titre A Muslim Apostate’s Défense of Liberal Democracy (Pourquoi l’Occident est le meilleur – Défense de la démocratie libérale par un musulman apostat), Ibn Warraq vient en effet de publier un ouvrage qui nous offre une franche défense de l’Occident, qui plus est vu de l’extérieur.

Ibn Warraq est un universitaire indépendant. Il est une figure de proue de la critique du Coran. Il a publié Pourquoi je ne suis pas musulman,  Que dit le Coran vraiment ? et Vierges ? Quelles vierges ?. Il a contribué par des articles au Wall Street Journal et au Guardian. Il vit à New York. Ibn Warraq est un apostat de l’islam. Grâce à cette religion d’amour, de tolérance et de paix …,  ses déplacements sont secrets, ses apparitions en public sont extrêmement rares. Car l’apostasie est punie de mort dans l’islam. Ibn Warraq n’est pas son vrai nom. Il a choisi, par provocation, le nom attribué au Pakistan à tous les apostats et qui signifie littéralement : fils de fabricant de papier ou fils de libraire.

Dans Why the West is the Best l’auteur assène des vérités que nous feignions d’ignorer.

Il constate d’abord qu’« Au cours des vingt dernières années, nous avons assisté à une érosion latente de la confiance que nous avons dans notre civilisation. Du post-modernisme au multiculturalisme, l’Occident a perdu toute assurance en ces propres valeurs ».

Il vient nous rappeler la supériorité de la civilisation occidentale et de sa culture. Il dénonce le racisme dans la culture asiatique, l’esclavagisme des arabes, l’impérialisme islamique. Il souligne que la recherche de transparence de l’Occident qui s’oppose à l’opacité d’autres cultures :

 « La liberté et l’ouverture des sociétés occidentales signifient que nos maux sont exposés publiquement alors que les pires aspects des sociétés islamiques sont cachées au monde extérieur ». Il donne des exemples : « Le Pakistan figure parmi les pays du monde où il y a le plus de dépendance à la drogue ». Aveu qu’al-Jazeera elle-même a fait en 2010. Il poursuit : « Selon le Guardian, ce pays musulman compte « 10 millions de consommateurs d’alcool ». De même, « l’Iran compte 11 millions de dépendants à la drogue et cela malgré la dose forte d’islam qui ne les éloigne pas de la drogue ».  Par ailleurs, « en 2005, la presse iranienne, sous le titre La prostitution derrière le voile, évalue à 300.000 les femmes « travailleuses de rue ». Dans ce même pays, depuis l’ère des mollahs, 10.000 femmes, dont des douzaines de femmes enceintes, ont été exécutées en raison de leur opposition au régime ».

Ibn Warraq soulève aussi le relativisme des valeurs universelles. Ainsi « les États islamiques n’étaient pas heureux des articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de1948 et notamment de l’article 18 qui défend le droit de l’individu de changer de religion ».

Ibn Warraq critique durement l’administration Obama, qui « non seulement collabore avec l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) dans sa campagne mondiale contre l’islamophobie  mais prend actuellement la tête d’un effort international pour faire approuver par l’ONU une résolution contre le « stéréotype » des religions, spécifiquement appliqué à l’islam. Le résultat de cette politique  sera une mise hors- la-loi de la liberté d’expression dans le monde entier si celle-ci déplaît aux musulmans ».

Ibn Warraq considère que le « multiculturalisme et le relativisme constituent un assaut continu, et de l’intérieur,  contre la civilisation occidentale ». « Nous devons défendre ces droits sans compromis, sans peur de heurter les sentiments des régimes islamiques supposés amis ». « Nous devons effectuer des pressions pour restructurer le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU afin qu’il ne soit plus contrôlé par les états islamiques. L’ONU est devenu un centre infect d’anti-américanisme et de haine de l’Occident ».

Ibn Warraq nous incite à nous tenir prudents et éveillés et cite volontiers Andrew Jackson, ancien président des États-Unis : «  La vigilance permanente du peuple est le prix de la liberté ». Il a sans aucun doute raison. Ce n’est pas de nos hommes politiques que nous devons attendre une réaction, car ils sont pris dans l’engrenage immédiat de l’électoralisme et n’ont aucune vision de notre avenir, c’est nous qui devons êtres alertes face aux dangers qui sont déjà dans nos murs.

Bernard Dick

(*)  Why the West is the Best, A Muslim Apostate’s Defense of Liberal Democracy, Encounter Books 2011, 286 pages.

 

 

 

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