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Il dit tout et son contraire : je ne supporte plus Philippe Bilger !

Philippe Bilger nous fatigue, nous déprime. Sa prose molle et embrouillée, sans conviction, qui erre, n’apporte absolument rien qu’une mièvrerie affligeante, une manière de pactiser avec le pire. Assez !

C’est peu de dire que Bilger est assis entre deux chaises. C’est plus grave : il ne sait pas où il est assis. À droite ? À gauche ? Au milieu ? Nulle part ? Je pencherais plutôt pour nulle part. Car il ne sait pas où il est. Or s’il y a une chose qu’on demande à un écrivain, un essayiste politique, c’est de savoir où il est, où il en est.

Pour plagier Oscar Wilde : Bilger comprend-il lui-même ce qu’il écrit ?

Bilger attend toujours de savoir où le vent souffle avant d’écrire quoi que ce soit. Il commence par écrire dans une direction puis, tout à coup pris de vertige, il écrit dans l’autre. Ou tout simplement il sombre dans un gloubiboulga indéfinissable duquel il est excessivement difficile de décrypter ce qu’il a voulu dire. Rien, sans doute.

Il semble pris de vertige à l’idée d’exprimer une idée personnelle qui ne recevrait pas le satisfecit de l’idéologie dominante globalisante, mondialiste, déconstructiviste de gôche.

Mais c’est qu’en fait il ne sait pas lui-même ce qu’il veut écrire. Tétanisé par la peur de déplaire, il choisit d’aller toujours, en définitive, dans le sens de la doxa dominante. C’est plus prudent, croit-il.

Il avait été mis au mur des cons par ses pairs magistrats. Sans doute la seule erreur qu’ils n’aient pas commise.

Philippe Bilger, c’est un filet d’eau tiède, ça fait du bien quand il s’arrête.

Ainsi il vient de commettre un billet sur Causeur :

On imaginait Trump mauvais perdant, mais pas à ce point! – Causeur

Dans ce billet il commence très fort : « le seul mérite qu’a Trump est de n’avoir jamais dissimulé qu’il ne respecterait pas les résultats de l’élection s’il était déclaré perdant parce que pour lui ils seraient alors nécessairement truqués. » Pour Bilger, Trump a contesté l’incontestable.

« Peut-on être un mauvais perdant quand on a affaire à des tricheurs ? » dit très justement un commentateur.

On serait en droit d’exiger d’un magistrat, fût-il à la retraite, qu’il montre moins de détermination à plomber un dossier qu’il n’a pas eu entre les mains.

D’autant plus que chacun a pu prendre connaissance des chiffres : 40 % des Américains seraient convaincus qu’il y a eu fraude.

Mais Bilger a attendu pour s’exprimer de voir où tournait le vent. Quitte à trahir père et mère, il lui faut à tout prix aller dans le sens dominant.

Or on a assisté à une cascade de démissions, de condamnations, de trahisons de Trump, même parmi ses fidèles les plus proches. À se demander d’ailleurs ce qui les a motivées. C’est troublant.

Tout est à reprendre dans son billet. Voyons le plus significatif :

« Certains de ses partisans républicains, fanatiques et irrespectueux, chauffés à blanc par lui, ont pris à la lettre ce que Donald Trump continuait à proférer, malgré l’élection de Joe Biden : menaces et volonté sadique de battre en brèche une tradition et une civilité démocratiques trop honorables et honorées. »

Volonté sadique ? N’est-ce pas plutôt la voix du désespoir devant une élection volée ? Civilité démocratique, mais laquelle ? On voit bien que Biden ne respecte rien et surtout pas la démocratie.

Là, conscient d’exagérer un peu quand même, Bilger se fend de quelques compliments envers Trump. Qu’il regrette aussitôt. Aussi tempère-t-il par un : « Je me doutais qu’il serait mauvais perdant mais pas à ce point. »

Bilger sait qu’il y a eu une fraude massive, mais dénie à Trump le droit de s’en plaindre. Réclamer qu’on fasse droit à une demande, réclamer que la justice fasse son travail, pour Bilger c’est être hystérique. Encore une fois, la justice américaine a refusé d’examiner les plaintes. C’est un déni de justice. Mais pour le magistrat Bilger, tout est normal. Bilger a l’esprit de corps avec ses pairs américains, qui n’ont pas voulu examiner les plaintes. Il a été inscrit au mur des cons, mais il en redemande.

« C’est un peu de notre rêve américain qui nous a été volé » : certes, mais pas par l’action de Trump et de ses partisans comme le pense Bilger, mais bien par l’action de Biden et des siens.

« Je ne crois pas une seconde que le futur démocratique sera obéré par cette catastrophique fin de mandat ». Quelle manque de vision ! Bien sûr, ce vol délibéré d’une élection au profit d’un politicien usurpateur, corrompu, sans colonne vertébrale, une potiche qui ne sait même pas distinguer sa femme de sa sœur, va non seulement obérer mais dramatiquement influencer l’avenir des USA et aussi le nôtre !

« Une forme de normalité reprendra ses droits ». La promotion des Black Lives Matter, des LGBTQI puisqu’on va rayer du dictionnaire les mots père, fils, mère, fille, la promotion d’un socialisme échevelé, la régularisation de onze millions de clandestins, la réconciliation avec l’Iran, une islamisation du pays, la fin du « America First », il n’y a que Bilger pour trouver cela normal. Sur quelle planète vit-il ?

(Bilger contorsionniste)

« Elle ne sera sans doute pas géniale mais reposante. Il nous rendra à sa manière un peu du rêve américain ».

Reposante ? Le vol d’une élection, c’est reposant ? Au contraire, cette élection illégitime et illégale de Biden nous prive désormais du rêve américain. On croyait les Américains honnêtes, manquant certes un peu de finesse, en cowboys qu’ils sont, mais épris de démocratie. C’est fini. C’est la fin de la démocratie en Amérique et en Occident. Déjà Macron a fait subrepticement modifier ces jours-ci la loi électorale pour faciliter le vote par correspondance. On imagine dans quel but : 2022 n’est pas loin. Il fera comme Biden !

On ne voit pas ce qu’il y aura de reposant dans un retour à la politique d’Obama : se rapprocher de la Chine, s’éloigner au contraire de la Russie, ne plus soutenir inconditionnellement Israël, on doute que ce soit reposant. Trump est le seul Président qui n’ait pas lancé son pays dans un mouvement guerrier. Obama, lui, a carrément trahi son prix Nobel de la paix. Toutes les inquiétudes sont permises.

Soutenir à nouveau le plan des climatologues fous du genre de Greta, non plus. Trump avait remis l’emploi au cœur des préoccupations américaines. Surtout, il défendait le peuple américain. N’est-ce pas le rôle d’un Président ? Biden ne sera pas à la hauteur, on le sait.

« si Marine Le Pen l’emportait en 2022, mille manifestations se dérouleraient dans la rue mais son adversaire battu ne contesterait pas le résultat de l’élection et n’inciterait pas ses soutiens à investir l’Élysée ? »

Comme Bilger est naïf, cela fait peur. On sait très bien que si Marine était élue, ce serait la guerre. Certains de ses opposants ont déclaré qu’ils prendraient les armes. Bilger a la mémoire très courte.

Les commentaires de l’article ne sont pas décevants. « Pauvre, pauvre M. Bilger » dit l’un. « M. Bilger essaie-t-il de nous démontrer que l’on ne peut pas avoir fait une belle carrière de magistrat en France sans être profondément conformiste ? Si c’est le cas il y réussit brillamment » dit un autre.

Que Bilger se méfie, à force de conformisme, de contorsionnisme, de dislocation, on a du mal à se redresser et on finit définitivement plié, soumis, cassé. En morceaux difficiles à remettre dans le bon sens.

Sophie Durand