Il est encore de temps de se réveiller, et de sortir de ce cauchemar

REPONSE A LA LETTRE « MARIANNE, IL EST IMPOSSIBLE QUE NOUS NE REAGISSIONS PAS FACE A LA CATASTROPHE ISLAMIQUE QUI SE PREPARE »

http://www.ripostelaique.com/Marianne-il-est-impensable-que.html
« Notre beau pays serait-il si riche pour accepter et se permettre tous ces abus, toutes ces dérives, toutes ces anomalies qui minent ma réputation et hypothèquent mon avenir au point de compromettre mon existence même.
J’en conviens, depuis des lustres, j’assiste, impuissante, à un déluge, à une frénésie d’abus, d’excès, d’outrances, de dérèglements, à une fuite des responsabilités, à une démesure dans les ambitieuses conquêtes du pouvoir. Certains osent évoquer une « décomposition civique », une inexorable descente aux enfers. Pour l’heure, certains de mes fils sombrent dans la sinistrose et le désespoir, prophétisant un déclin inéluctable de notre cher pays. D’autres, plus optimistes, ou naïfs, entonnent des cocoricos (à peine audibles), se complaisent dans une auto-satisfaction de circonstance, invoquent des embellies (pour conjurer le mauvais sort), et des lendemains qui chantent (plus ou moins faux)… Qui croire et à qui se fier ? Entre les vaticinations de quelques pythonisses et les anathèmes pernicieux de quelques négativistes, comment s’y retrouver.
Il est vrai que les difficultés et les problèmes ne manquent pas, que les refontes structurelles, toujours reportées sine die, se font attendre, que le bon peuple de France piétine d’impatience, que les revendications foisonnent, que les insatisfactions pénalisent toute entreprise, que toute tentative de changement est vouée aux gémonies, que tout effort d’innovation est suspect, voire condamnable…. J’ai l’impression que le bateau prend l’eau de toute part, et que l’équipage ne sait plus où donner de la tête pour colmater les brèches.
On sombre dans la schizophrénie généralisée. Les admonestations, les imprécations, pas plus que les prophéties et les incantations n’y changeront quelque chose. Notre pays a traversé bien des crises, des révolutions, des convulsions….. Aujourd’hui, notre doux pays traverse une crise profonde dans un monde en perpétuelle effervescence et je me désole de voir mes fils perdre une de leur qualité première, qui avait été, au cours de siècles, le socle du génie français, le bon sens , le sens de la mesure.
Aujourd’hui, nous sombrons dans la démesure, dans les excès les plus fous. Il ne se passe pas de jour sans observer des outrances, des exagérations dans tous les domaines. Je dois me rendre à l’évidence : beaucoup, de théoriciens, de dogmatistes, de démagogues, ont insufflé un virus virulent à nos concitoyens qui se propage de bouleversements irrémédiables…. façon insidieuse, à bas bruit, polluant et infestant tous les rouages et les rapports humains.
De nos jours nous ne vivons plus dans la pureté et dans la recherche du bien public. Maintenant c’est la quête perpétuelle et incessante de l’autorité, la chasse impitoyable pour la conquête du pouvoir.Nous étions jadis confronté à la lutte des classes, aujourd’hui on s’affronte pour la lutte des places. C’est une épidémie, une pandémie.Les plus belles illustrations en sont les périodes pré-électorales, où les candidats aux maroquins ou à d’autres fonctions , évidemment prédestinés , sont de plus en plus nombreux.
Alors que le nombre des abstentionnistes augmente à chaque élection, le nombre des candidats à ces élections augmente dans des proportions accrues. Aberration ? Paradoxe ? Qui me dira pourquoi il y a tant de candidats aux élections quelles qu’elles soient ? Qui pourra m’expliquer cette propension à vouloir briller dans le canton, la commune, le département, la région, puis dans tout le pays, et même dans l’europe entière .Surabondance de candidats, floraison de prétendants, inflation d’impétrants bouffis d’ambition pour qui la fin (et l’appétit). justifie les moyens.,des droits et privilèges à foison, au détriment des devoirs et obligations, au point de perdre toute sagesse et mesure.

Depuis des années, j’assiste, avec mépris et inquiétude, une dégradation de la vie politique de notre beau pays. Je m’insurge de voir combien mes fils ont dénaturé la Res Publica, ont perverti cette science du gouvernement pour en faire un simple moyen de s’enrichir ou de satisfaire des ambitions purement égocentriques, démesurées, exorbitantes.
Comment s’étonner et constater les abus, les outrances de nos « politiques » dont l’appétit est démesuré, inextinguible, les cumuls de fonction, la collection des postes à pourvoir, le jeu des chaises musicales, les titres dont ils s’enorgueillissent, cette folle propension à être omniscient et omniprésent partout et tout le temps.Il est dommageable pour notre douce France de voir un fossé se creuser de plus en plus entre le peuple et ses représentants. Nos hommes politiques ont été trop longtemps adulés, aujourd’hui ils se révèlent gâtés. Le peuple de France est de plus en plus déconnecté de ses représentants, et ceux-ci sont de plus en plus honnis .La démocratie a perdu peu à peu ses qualités tant les hommes l’ont défigurée, torturée, corrompue à un point tel que le peuple n’y croit plus.
Comme l’avait dit W.Churchill « la pire démocratie est préférable à la pire dictature. La démocratie étant le meilleur des pires systèmes ». Notre démocratie est malade, affaiblie par la perte de ses vertus, par la dégradation de ses qualités Cette paranoïa de pouvoirs, cette démesure dans l’ambition, ce culte irraisonné de l’Ego ne sont pas sans conséquences. Aujourd’hui, je sus confrontée à un épouvantable dilemme :
– Ou mes enfants, dans un élan de lucidité, tenteront d’inverser ce lent pourrissement et retrouveront la voie du salut par une remise en cause de toutes leurs valeurs. Il s’agira alors de faire de la politique autrement, de voir dans l’accomplissement d’une tâche électorale, d’un rôle politique, non plus un gagne-pain, mais une charge, une mission, un contrat à assumer.Il faudra redonner du lustre à la fonction politique qui, hélas, au cours des annéesn’est devenue qu’une coquille vide, entachée de trop de vices.Peut-on encore croire en la rédemption de tout un peuple
– Ou bien mes enfants chercheront un nouvel eldorado ailleurs, sur terre ou sur mars, laissant notre douce France en jachère ou probablement colonisée par quelques peuplades en quête d’espace vital.
Les solutions à notre naufrage, à notre décadence ne sont pas très nombreuses :
– Attendre le venue d’un « messie », d’un homme providentiel, comme il en existe un par siècle.
– Créer un nouveau parti politique. Utopie que caressent certains élus, persuadés de leur foi et de leur succès, mais qui s’essouffle vite.Les partis politiques ont tous le même défaut, ils tombent très vite dans le sectarisme, le dogmatisme, créant leur propre anticorps.
– Désirer et favoriser un sursaut, un élan, une prise de conscience de tout un peuple. Mais quel en serait le déclic, et le catalyseur ?
Faudrait-il souhaiter une révolution pour que nos mentalités changent, que nos façons de penser et de vivre évoluent ?
Faut-il admettre et se résigner en constatant que toutes les civilisations ont eu leur heure de gloire et leur moment de déclin ?
Je ne peux m ‘y résoudre. Faisons ensemble un vœu : retroussons-nous les manches, retrouvons un climat plus serein, revenons à notre raison et à notre bon sens Assez de théoriciens, de « grosses têtes », de spécialistes, misons sur la sagesse mesurée, et le sens commun.
Inutile de regarder sans cesse dans le rétroviseur, et cessons de nous lamenter et de nous invectiver. La France de demain c’est celle de tous les Français qui s’engageront sans restriction pour le bonheur de tout un peuple. Aujourd’hui c’est déjà demain et il est encore temps de se réveiller, de sortir de ce cauchemar. Puissiez-vous m’entendre aujourd’hui car je suis malade, très malade. Et je crains fort de ne pas survivre très longtemps.
Marianne

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