Il est grand temps de tourner la page Sarkozy

Publié le 2 décembre 2011 - par - 1 225 vues
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Comme je le pressentais  dans mon dernier article paru le 30 novembre dans Riposte Laïque consacré à la crise de l’ Euro, Sarkozy nous a refait un discours démagogique, mensonger, en nous faisant croire qu’il n’y était pour rien dans ce qui arrivait à la France et que tout était la faute des autres.

Il tente de nous faire croire qu’il n’est nullement responsable des dérives de nos comptes publics, alors qu’il a contribué en quatre ans par une politique économique et fiscale  désastreuse à augmenter de 500 milliards d’euros notre dette souveraine.

Cet usurpateur n’est plus crédible et ne mérite pas que les Français lui accordent une nouvelle fois leur confiance pour un nouveau quinquennat et j’espère bien qu’il sera sévèrement sanctionné dans les urnes le 22 avril et le 6 mai prochains.

Nous avons vécu un cauchemar avec un tel président, qui aura été le plus mauvais Président que nous ayons eu depuis l’avènement de 5éme République.

Ce petit bourgeois libéral à la botte des oligarchies financières a bradé les intérêts français  au nom de la mondialisation, du libre-échange, de la concurrence déloyale qui aura eu pour conséquence de détruire nos emplois, de délocaliser nos outils de production et d’aggraver les inégalités sociales dans notre pays.

Pendant des années, il a vanté les mérites du libéralisme, de la déréglementation dans tous les domaines, et il vient nous dire aujourd’hui avec un culot éhonté que la solution à la crise  passe par plus de travail et plus d’Europe.

De qui se moque-t-il ce roquet prétentieux et imbu de sa personne ? Les Français ne seront pas dupes de ce discours sans consistance qui semble résigner à confier l’avenir de la France à l’Allemagne de Merkel.

Il n’a rien compris à ce qu’il se passait et ne veut pas voir que l’Europe libérale a détruit les nations et a appauvri les peuples de la Communauté Européenne emportés par la financiarisation de nos économies que les Politiques ont voulu et accompagné. Sarkozy a été un très bon VRP des puissances d’argent, mais il semble l’avoir oublié. Quel bonimenteur !

La mondialisation et son corollaire la globalisation financière: voilà les grands coupables, a désigné le chef de l’ État dans une attaque virulente. « C’est dans l’instauration, à partir de la fin des années 1970, d’une mondialisation sans règle autre que celles qui garantissaient la liberté du commerce que se trouve l’origine des difficultés actuelles », a-t-il assuré, en annonçant l’avènement d’un «nouveau cycle». «Ce sera un cycle de désendettement qui ramènera le balancier de l’économie vers le travail et la production que les pays développés avaient eu tendance à trop sacrifier », a-t-il lancé.

Cette mondialisation, il en a été un acteur et un fervent défenseur. Comment peut-il nous faire croire qu’il faudra lui faire confiance pour que cela change?

Depuis que nous sommes passés à la monnaie unique, la situation de l’emploi n’a fait qu’empirer, le pouvoir d’achat n’a fait que diminuer et notre protection sociale a été rognée et remise en cause par les défenseurs du libéralisme soit-disant au nom du réalisme et de la modernité.

Il vient de nous annoncer avec l’aplomb qui le caractérise que la retraite à 60 ans et les 35 heures avaient été une faute grave dont nous payons aujourd’hui les conséquences qu’il a fallu réparer.

Le progrès, la science, les nouvelles technologies, la robotisation, ont permis d’augmenter notre productivité et il était normal et socialement juste que les travailleurs puissent en bénéficier.

Sarkozy aura été le Président de la régression sociale et de la paupérisation du peuple de France.

Les profits n’ont jamais été partagés et ont servi à gonfler les poches des actionnaires qui ont exigé encore plus de profits, alors que ces bénéfices auraient dû être justement répartis afin que nos compatriotes puissent en récolter les fruits pour faire vivre décemment leur famille.

Il nous promet du sang et des larmes pour réparer les dégâts de la mondialisation qu’il continue à soutenir au nom d’un pragmatisme qui nous conduit tout droit au désastre voire au chaos.

Cet homme est dangereux pour la démocratie et se comporte comme un dictateur qui  veut nous imposer sa vérité, considérant que ceux qui ne  pensent  pas comme lui, seraient des utopistes, des irresponsables, des incendiaires  et que sais-je encore.

Il ose convier les partenaires sociaux début janvier 2012 pour parler des mesures à prendre pour créer des emplois alors que la politique qu’il a menée  pendant 4 ans n’a fait que détruire nos emplois. Si j’étais les partenaires sociaux, je ne me rendrai pas à cette invitation dont il essaiera une nouvelle fois d’en tirer avantage.

Cet homme est un camelot, un bateleur, un baratineur, qui n’est même pas capable d’écrire ses propres discours,  ayant besoin de « plumes » pour les écrire.

Sarkozy voulait refonder le capitalisme, comme il n’y est pas arrivé, il veut maintenant refonder l’Europe, alors que pendant une  bonne partie de son discours il s’en est pris à ses partenaires de la zone euro dont il juge qu’ils n’avaient pas su gérer correctement leurs pays. C’est l’hôpital qui se moque de la charité. Ce n’est pas en critiquant ses partenaires, qu’il se sera audible et crédible. Sarkozy n’a pas à donner des leçons de bonne conduite, il ne me semble pas  le mieux placé pour le faire. N’oublions pas que la France est sur le point de perdre son triple A. Alors, un peu de modestie, Monsieur Président…

Cet homme n’aime pas  notre patrie, car il est prêt à se soumettre  au diktat allemand pour défendre un euro ravageur qui tue à petit feu nos économies.

Un sondage organisé par l’IFOP  vient d’être publié par le JDD et qui révèle que les Français sont sceptiques sur l’avenir de l’Euro :

Les Français apparaissent dubitatifs et pessimistes quant à l’avenir de la zone euro. Ainsi, 52% pensent que la zone euro risque de se séparer en deux parties, l’une autour de l’Allemagne avec un euro fort, et l’autre autour des pays du Sud, avec un euro faible ; seuls 33% estiment que cela n’arrivera pas, et 15% ne se prononcent pas. Dans le même ordre d’idée, 4 Français sur 10 (41%) considèrent que dans quelques années, l’euro n’existera plus sous sa forme actuelle (monnaie unique). Sur ce dernier point, une majorité relative (46%) exprime tout de même sa confiance dans la survie de l’euro.

Voici les principales réactions des opposants à la clique  de l’UMP :

La réaction de Marine Le Pen en vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=Rw7mq9xr6DE

La candidate frontiste pour 2012 a dénoncé jeudi soir sur Europe 1 le « vide sidéral » du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Toulon. « En réalité, les seules mesures concrètes » annoncées par le président, « c’est l’annonce de l’Europe à la ‘Schlag’, c’est-à-dire l’Europe qui entraîne la perte de notre souveraineté », a déclaré la présidente du Front national, fustigeant « le refus des protections aux frontières ». « Monsieur Sarkozy prend la tête de l’intégration fédéraliste et de l’abandon de toute souveraineté française », a-t-elle ajouté.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République
« C’est un discours schizophrène, d’un côté il y a des grands principes presque souverainistes et puis de l’autre, une capitulation en rase campagne. Il habille ses capitulations par des effets de manche très nationaux », a dénoncé le candidat à la présidentielle sur I-Télé. « C’est ce que j’appelle une véritable imposture, faire passer un abandon colossal de souveraineté, car c’est l’impôt forcé, c’est la fin de notre démocratie, derrière des grands drapeaux tricolores », a-t-il ajouté.

La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a estimé à Lille que le président n’était « pas à la hauteur de la situation ».

Nicolas Sarkozy « n’a tiré aucune conséquence de son échec qui est terrible pour les Français, il est temps que ça change », a ajouté devant la presse Mme Aubry pour qui « ses propositions n’ont jamais été suivies d’effet ».

« On attendait un président qui tire les leçons de la crise, on a eu un candidat qui a essayé d’auto-justifier son échec et de reporter la responsabilité sur les autres », a poursuivi Martine Aubry.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle, a jugé que le discours de Nicolas Sarkozy n’était qu' »un disque rayé » d’un « homme perdu et dépassé par la situation ».

« C’était un discours totalement défensif » et un « spectacle déplorable de dissertations socio-économiques devant une foule excitée de réactionnaires » qui sont opposés aux 35 heures, à la retraite à 60 ans et « aux autres acquis sociaux », a-t-il dit aux médias avant un meeting à Talence (Gironde) avec Pierre Laurent (PCF) et Clémentine Autain (La Fédération).

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS de l’Assemblée, dans un communiqué
« La maîtrise de notre destin, c’est Nicolas Sarkozy qui nous l’a fait perdre. C’est lui qui a abaissé la France financièrement, économiquement et socialement. C’est lui qui a privé la France de sa souveraineté économique et financière. C’est lui qui a dégradé la signature et le rang de la France. C’est lui, qui avec les autres gouvernements conservateurs européens, a systématiquement baissé pavillon devant le diktat des marchés. C’est lui qui a privé la France de la capacité de traiter d’égal à égal avec Mme Merkel et avec les autres puissances du monde. C’est lui qui a déclassé les Français.
« Ce qu’il nous a proposé ce soir, c’est que la France se redresse avec la politique qui l’a abaissée. Ce qu’il a proposé à l’Europe, c’est de la sauver avec le carcan d’austérité qui l’asphyxie. »

L’ Europe telle que nous l’avons connue, ne survivra  pas  à ses dettes souveraines.  Quant à l’ Euro  il ne résistera pas  au pouvoir des marchés que les politiques auront contribué à créer  il y a maintenant à peu prés 30 ans. Le discours de Toulon de Sarkozy ne changera rien au cours de l’histoire qui s’écrit sous nos yeux tant l’impuissance de tous nos dirigeants est devenue affligeante.

L’élection de Sarkozy en 2007 aura été une erreur de casting. Il est grand temps que nous tournions cette page mémorable de notre histoire et que les Français confient le pouvoir à un candidat qui sache défendre  notre Patrie, notre souveraineté et notre indépendance, en redonnant au peuple de  France la liberté de choisir sa destinée.

Fabrice LETAILLEUR

Voir son blog

http://lebloglaicdechamps.over-blog.com

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