Il faut expliquer à l'ignare Sifaoui, qui qualifie RL de "fasciste", ce qu'est réellement le fascisme !

Riposte Laïque gêne, c’est évident. La situation devient telle qu’elle ne permet plus ces ronds de jambes intellectuels qui ont permis à certains et certaines d’ouvrir de petits fonds de commerce, en particulier en monnayant la conviction féministe, laïque et/ou anti islamiste radicale contre des carrières, petites ou moins petites, voire des fonctions plutôt lucratives, alors que la laïcité est menacée dans ses fondements, alors que la situation des femmes est remise en cause, radicalement, par la lèpre du voile islamique, de la bourqua, du niquab, alors que l’islamisme radical impacte de plus en plus visiblement l’islam « paisible » et s’attaque à un fondement décisif de la démocratie et de la république : la loi est commune, la loi est la même pour tous.
Dans ces conditions, ceux qui gèrent ces petits fonds de commerce dans ces domaines se sentent menacés. L’angoisse de devoir fermer boutique et perdre les rentes de situation les fait tourner leur angoisse contre nous. Pour l’instant, ils préfèrent encore fermer les yeux et continuer le train-train ronronnant. Ils se fâchent contre Riposte Laïque qui refuse de jouer les aveugles et passe à l’action.
Quand je dis « ils se fâchent », je devrais plutôt dire qu’ils font dans le registre haineux, consacrant 50 pages de la revue Pro-choix pour tenter laborieusement d’étayer leurs critiques grotesques, allant jusqu’à porter les plus graves accusations contre Riposte Laïque et ceux qui l’animent.
C’est ainsi qu’un certain Sifaoui, écrit que la Riposte Laïque est fasciste.
Jusqu’à l’effondrement, dans la honte, du centre mondial du stalinisme, la bureaucratie de Moscou, en 1991, les staliniens des différents pays recourraient régulièrement à ce procédé : ils traitaient de fascistes tous ceux qui leur faisaient de l’ombre.
Je ne répondrais pas à cet ignare – que je ne connais personnellement pas – qu’il est lui-même un stalinien ; il ne saurait probablement pas ce que cela veut dire, et il ne l’est pas. Ce que je peux en dire : Il agit comme s’il était un compagnon de route honteux de ceux qu’il prétend combattre, à savoir les hommes de l’islam djihadiste.
Je rappellerai donc, pour cet analphabète politique et ses petites collègues et associées dans une entreprise de diffamation de Riposte Laïque que le fascisme est un système politique, et que les fascistes sont ceux qui le soutiennent ou le promeuvent, ou s’y résignent, par lâcheté ou opportunisme.

C’est quoi le fascisme ?

C’est un régime politique dans lequel, tous les éléments organisationnels de la démocratie politique sont traqués, interdits, écrasés, éradiqués. C’est un système totalitaire de relations sociales et politiques, n’accordant aucune existence légale à la moindre organisation politique, syndicale, associative qui n’émanent pas de lui, n’autorisant aucune publication indépendante du pouvoir. Le fascisme est un système d’encadrement policier totalitaire de la population. En ce sens, le régime des ayatollahs iraniens est un pur fascisme et leur révolution une contre-révolution archétypique ayant réprimé et écrasé le mouvement ouvrier, interdit tous les groupements de la démocratie dite bourgeoise et les organisations nationales des peuples vivant en Iran (par exemple, les Kurdes d’Iran qui ont subi des bombardements aériens massifs en 1981-82), ainsi que l’ensemble des éléments de la représentation populaire libre, même les plus modestes. Le fascisme et les fascistes, ce sont ceux qui répriment et même pendent publiquement des participants aux manifestations du printemps et de l’été 2009 à Téhéran et dans une quarantaine de ville d’Iran (jusqu’à sept millions d’habitants de Téhéran sont descendus dans la rue en juin 2009, protester contre le putsch électoral d’Ahmadinejad lors de l’une de ces manifestations).

Le fascisme, le plus brutal, c’est aussi ce dernier exploit des Talibans, exécutant huit médecins, des allemands et des anglais, venus soigner bénévolement les populations isolées des montagnes d’Afghanistan, à la demande d’ONG chrétiennes. La justification des assassins ? Un pur argument totalitaire, produit par une doctrine défendant un monopole religieux par tous les moyens : normal qu’on les ait criblé de balles, « ils faisaient du prosélytisme, nous avons tué des missionnaires chrétiens »…

Le stalinisme était-il un fascisme ?

Par ses manifestations extérieures totalitaires, oui ; du fait de sa base économique, résultant de l’expropriation révolutionnaire du capital privé, les marxistes indépendants des PC ont défini l’URSS comme étant « un état ouvrier dégénéré bureaucratiquement », et totalitaire, devant être renversé par la classe ouvrière et la société au moyen d’une révolution qu’ils qualifiaient de « révolution politique », mais non comme un fascisme.
On voit que notre censeur se sert des concepts et des mots comme les poules et les canards jonglent avec les perles, pour les gober s’ils en trouvent, et les recracher par en bas.
Pour être fascistes, encore faut-il préconiser le fascisme et, surtout, constituer des troupes de choc s’attaquant physiquement à la population et à ses organisations indépendantes. De ce point de vue, si l’on cherche où sont les fascistes, en France, au mois d’août 2010, il faut plutôt regarder du côté équipes de chocs issues, à Grenoble, Villiers-le Bel…, du lumpen prolétariat. Comme on le voit, presque quotidiennement, ces groupes de choc s’attaquent à la police – pour le « gauchisme » sénile ce serait plutôt sympathique – mais ils s’attaquent aussi à la population qu’ils tentent d’intimider et sont fiers de terroriser. Où sont les fascistes ? Quand à ceux qui trouvent des circonstances atténuantes à ce fascisme fragmenté au quotidien, comment les qualifier ? Et ceux qui trouvent racistes de ne pas lui trouver des excuses légitimes à ce fascisme particulier, comment les appeler?
Les censeurs de Riposte Laïque, ici des petits satellites des partis gouvernementaux ou des pseudos oppositions, dénoncent la dérive « extrême droitière » et la stigmatisation qui la caractériseraient désormais.

Qui stigmatise qui ? Qui discrimine qui ?

Qu’ils m’expliquent comment il est possible de continuer d’accepter certaines choses ?
Prenons un seul exemple : l’attribution de la couverture maladie universelle et de sa complémentaire (CMUC). Celle-ci est fondée sur des éléments strictement déclaratifs ; elle est basée sur la confiance entre l’institution sécurité sociale et le demandeur. Aucun contrôle n’intervient à postériori, les tricheries sont donc possibles et tout le monde dans l’assurance maladie sait qu’il y en a.
Par contre, le demandeur retraité modeste ne peut pas « tricher», parce que ses revenus (montant de sa pension de retraite) apparaissant sur l’écran de l’employé de sécurité qui examine sa demande de CMUC.
Il en va différemment pour les autres demandeurs, en particulier pour ces « jeunes » dont on parle chaque jour, ils obtiennent la CMUC sans difficulté, même s’ils roulent grosses cylindrées et arborent grosses bagues style « ganstarap » et manifestent ostensiblement d’autres signes de moyens financiers importants et non occasionnels.
Ne travaillant pas, ils sont victimes, toujours et forcément, nous dit-on ici et là, de la discrimination. Dans le cas considéré ici, comme ils n’ont pas de revenu vérifiable, pas de revenu supérieur au plafond établi par le gouvernement pour attribuer la CMU et la CMUC, ils ont donc droit à l’assurance maladie, couverts à 100%, sans jamais contribuer à ses moyens financiers de remboursements des soins médicaux, des actes chirurgicaux et des prestations maternité, ne cotisant pas. Normal ?
Alon Gilad

image_pdf
0
0