Il faut karchériser le mammouth

Trop gros pour être vrai ?
Quelquefois, un observateur sensible à l’actualité sociétale peut s’interroger sur la véracité des informations qu’il reçoit quand elles surgissent, furieusement démentes, en corroborant de façons trop parfaites ce qu’il soupçonnait déjà. Ce ne peut être possible ; on subodore des fakes news. Et pourtant, le poncif  se voit une fois de plus validé : la réalité dépasse souvent la fiction.

Rentrée scolaire de l’an de disgrâce 2020
Quelle fiction bien réelle, va, cette fois-ci, nous donner le tournis ? Homo antipodus aurait-il encore fait des siennes ? L’apparition cauchemardesque de « Freaky Hoody » dans une école de l’Essonne en est une confirmation… éclatante ! « Freaky » dans la langue de Shakespeare signifie « bizarre » dans celle de Lucchini. C’est le moins qu’on puisse dire quand on examine le phénomène. Tatoué du blanc des yeux jusqu’aux petits orteils, il semble s’être échappé d’un film de « Star Wars » où il aurait joué le rôle d’un « Sith » malfaisant voulant éliminer notre cher maître d’école « Yoda » vêtu d’une blouse grise, austère et républicaine.
« Bonne nuit, mon petit… fais de beaux rêves en compagnie de Freddy, les griffes de la nuit » Peuvent toujours chantonner les parents des gamins.
« P’pa, M’man, vous pouvez me laisser la lumière ? »

Il convient de se remémorer, en tant que piqûre de rappel, la dernière folie transgressive – et donc progressiste – du mammouth laineux.
Vendredi 25 mai 2018 à Savigny-le-Temple. Département de Seine-et Marne.
Assis dans la classe, les enfants perçoivent les claquements sonores des pas de leur professeur de primaire se rendant à son cours de français monté sur talons hauts. Polis, ils se lèvent et disent, conditionnés :
Bonjour, Monsieur la professeure.
Le basculement de genre opéré par cette personne ne poserait aucun problème s’il n’avait été réservé qu’à sa seule vie privée. Mais imposer, en cours d’année scolaire, son choix personnel à ses jeunes élèves peut pousser à s’interroger. Un homme, ça s’empêche ! Un homme, oui, mais pas un homme en pleine mutation. On ne peut s’empêcher d’imaginer que ce coup d’éclat a été concocté par d’efficaces militantes d’un lobby minoritaire en recherche d’une exhibition médiatique.

Ces affaires pathétiques sont surtout symptomatiques d’une totale inversion des référentiels. Les orbites sont à présent follement excentriques et pourtant totalement autocentrées, en forces centrifuges plutôt que centripètes. Ces tensions contradictoires ne peuvent que provoquer des désagrégations en particules élémentaires, en individus atomisés affranchis de toutes contraintes sociales plutôt que des agrégations en communauté nationale ; la recherche du sens commun (common décency orwellienne) impliquant la subordination volontaire du particulier au collectif. En vérité – et ça leur est intolérable – la seule façon d’être libre est d’être seul sur une île déserte car, dès que l’on est deux, des compromis s’imposent pour pouvoir vivre ensemble… et quand on ne peut plus se comparer si ce n’est qu’à soi-même, Narcisse occupera tout l’espace vacant en tant que seule référence. Les nouveaux maîtres du tout-à-l’ego qui établissent leurs normes autour de leur nombril, unique centre de leur monde, pourraient dire :

Dorénavant, ce sera à la majorité de la société à s’adapter à nos différences. Nous sommes de purs Narcisses, enfin aboutis. Nous aimons tant notre reflet que nous sommes prêts à nous y noyer… sans nous soucier des spectateurs désolés des éclaboussures provoquées par notre sublime saut de l’ange…
… qui, dans un immense ridicule, toujours s’achève par un gros plat fort peu ragoûtant !

Naguère, l’Éducation nationale était comparée, à juste titre – tant par le nombre que par l’idéologie – à l’armée soviétique. Aujourd’hui, d’autres créatures y éclosent et prennent souche, encore plus inquiétantes que les barbus à pulls Jacquard et aux paires de lunettes trotskistes.
Une seule solution : karchériser le mammouth ; non pas pour le dégraisser, c’est peine perdue, mais a minima pour redonner à sa fourrure un peu de propreté. Comme la douche froide que l’on inflige aux fous, ce pachyderme enragé, sous cette haute pression, pourrait basculer cul par-dessus tête pour retomber sur ses pattes et recouvrer ainsi un peu de raison.

Frédéric Sahut

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17 Commentaires

  1. J’ai rien compris, c’est qui ce bonhomme? Un instit transsexuel tatoué?

    • Ultra tatoué, oui mais pourquoi transexuel ? Vous avez de curieuses obsessions .

      • Pas plus que vous qui n’avez pas lu l’article. L’auteur avait l’air de dire que c’est un trans.
        Faut suivre.

    • Et bien, mon cher Georges, vous avez raison. Ce texte est aussi claire que de l’huile de vidange…

  2. Quand en 2014 j’ai découvert riposte laïque, résistance républicaine et fdsouche pour ne parler que de ceux-là j’avais les yeux en billes de loto. Ou comme deux ronds de flan etc… Et pourtant je ne peux pas dire que j’ai grandi dans une bonbonnière. A cette heure plus rien ne m’étonne, même le pire, surtout le pire!

    • Justement,Gaviva,le drame,c’est que l’on s’habitue à tout,au lieu de s’insurger; « a force de tout voir,on finit par tout supporter.A force de tout supporter,on finit par tout tolérer.A force de tout tolérer,on finit par tout accepter.A force de tout accepter,on finit par tout approuver. » Saint Augustin.

  3. Quand on vous dit que le tatouage peut se comparer à une drogue, là on a vraiment un cas démonstratif !

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