Il faut signer la pétition Baby-Loup

Publié le 28 mars 2013 - par - 2 207 vues
Share

Lorsque j’ai reçu l’invitation de Michèle Vianes à signer la pétition de Marianne, j’ai comme vous sursauté à la lecture des premières  « personnalités » signataires. Mais Michèle Vianes, présidente de « Regard de Femmes » est en matière de voile du même côté que nous. C’est elle le soutien de la première heure de Natalia Baléato. Et témoignage de son engagement, elle bataille contre la LIcra à laquelle elle a intenté un proçès pour avoir traité son association de mouvement « racistes », « xénophobe », « révisionniste », « cachant derrière un discours antimusulmans un renouveau du racisme anti-arabe ».

Et puis je me suis souvenue qu’ Anne (Zelensky) s’est bien alliée le temps d’une campagne contre la pornographie avec Christine Boutin et Anne était pourtant une des « 343 Salopes », comme elle s’est malicieusement complue à le rappeler lors des Assises, au grand dam de certains identitaires d’ailleurs.

Et comme le disait Yvette Roudy en février 2004 lors du meeting gymnase Auguste Renoir, « une loi contre le voile c’est toujours bon à prendre ». Surtout si elle pouvait s’appliquer à tout le secteur privé, et pas seulement à celui de la petite enfance. Dans la configuration actuelle du gouvernement et du parlement, ces signatures donnent plus de chances d’aboutir à une loi : souvenez-vous des cris de « hyènes » soulevés par l’initiative prise par le Sénat en janvier 2012 de voter une loi contre le voile des nounous. C’est au PRG de Jean Michel Baylet (un des signataires) que nous devons cette courageuse proposition, qui hélas n’a pas été reprise à l’Assemblée Nationale. Si vous voulez une loi, alors que sévissent Taubira à la Justice et le troupeau rose-vert-rouge au parlement et au gouvernement, il faut trouver des alliés parmi leurs soutiens habituels pour dégager une majorité. Si 1,4 millions de manifestants ne les font pas plier, alors rien ne sera possible sans la caution de ceux dont nous dénonçons le double langage. A nous d’utiliser celui qui sert nos convictions. 

L’utilisation par la Cour de Cassation de l’argument européen , oh combien dangereux car préfigurant la condamnation du blasphème, doit nous pousser à agir de toute urgence.  Et pour toutes ces raisons je signerai la pétition de Marianne, comme Michèle, comme Malika Sorel, et invite tous ceux qui ont quelque prétention à se dire laïque ou à soutenir les droits des femmes à en faire autant.

Agnès Lequime

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.