Il faut virer la caste politicienne et assainir le politique !

Les vautours persistent et signent !
Tous ensemble, tous ensemble, ouais ! (1) sénateurs et députés de la majorité (et ses satellites) et de la pseudo opposition socialiste et écolo (et ses commensaux attitrés de « gôche ») ont définitivement rejeté la simple idée de participer, sur leurs « fonds propres », à l’effort national imposé par la rigueur et le poids de la dette…
Le comique de cette situation, c’est que, parallèlement, le nommé Hollande a proposé de diminuer nettement les indemnités du président de la République et des ministres…s’il est élu en 2012 !
Mais le Hollande en question, il n’est pas député et président de conseil général ? Mais alors, pourquoi, là où il est élu aujourd’hui, il ne demande pas le même effort financier et il ne montre pas l’exemple ?
Ne serait-il qu’un prébendier grassement nourri par la manne publique qui ne veut pas prendre en charge les conséquences désastreuses et financières des décisions qu’il a votées, des engagements européens qu’il a pris, des lois dont il est à l’origine ?
Ne serait-il qu’un hypocrite manipulateur agitant une moralité d’ouate de cellulose jetable afin de mieux piéger l’électeur distrait ou naïf ?
Ne montrerait-il pas, par ce seul exemple, que toutes les promesses qui nourriront son discours électoral ne vont engager que ce qui les prendront pour argent comptant et que, dans le droit fil du Jospin de 1977, il fera ce que la mondialisation, l’européisation, l’atlantisme qu’il représente lui commanderont de faire ?
En voilà encore un qui n’est guère différent des autres membres en vue de cette caste politicienne qui a confisqué le pouvoir pour se le repasser alternativement au fil de scrutins biaisés et pour en jouir pleinement de manière personnelle.
Et ce ne sont pas les récentes transactions électoralistes, entre le PS et les « écolos de posture », pour se partager, par avance, les sièges juteux de l’Assemblée Nationale qui vont démentir que la vie politique de notre pays n’est, d’abord, qu’une lutte de places pour soi, la famille et le clan…
Et ce n’est pas non plus l’ affaire encore toute chaude (si l’on ose dire…) du « Carlton de Lille » (où le « Figaro.fr » du 19 /11/11 voit « neuf mois d’investigations qui ont permis de démanteler un réseau au carrefour du proxénétisme, de la politique et de la franc-maçonnerie ») mettant en cause un ex-candidat à la présidence de la République qu’un simple proxénète de « banlieue » aurait pu tenir par les parties viriles, qui va nous réconcilier avec la moralité publique manifestée par ces élus, trop nombreux, qui confondent intérêt public et satisfaction personnelle….
A l’instar de ce sénateur socialiste, président du conseil général des Bouches du Rhône, poursuivi par la justice pour avoir confondu « intérêt général » et préférence familiale, clanique, individuelle… sans parler des ramifications affairistes d’une situation qui fleure bon la dérive mafieuse.
Combien sont-ils, actuellement, à la tête de mairies de grandes villes (et de petites communes), des départements, des intercommunalités, des régions, à se comporter ainsi ? Combien sont-ils à refuser que l’on touche de la moindre manière à leurs indemnités, prébendes de toutes sortes, jetons de présence divers, avantages « en nature » multiples, pour participer, ne serait-ce que « symboliquement » à l’effort demandé (indûment, à notre sens) à ceux qui travaillent comme à ceux qui ont travaillé ?
Il serait souhaitable que l’électeur lucide et responsable intègre cette donnée de la moralisation du politique dans « le logiciel » qui va formater son vote pour 2012… et qu’il exige, enfin, que cette moralisation passe par un certain nombre d’axes majeurs dont l’affirmation doit être prise en compte par les futurs candidats à l’élection présidentielle.
Axes essentiels que nous pouvons esquisser ici :
Un seul mandat par élu, une seule fois renouvelable, et mise en place d’un statut très précis de l’élu fixant, en particulier, le plafond de ses indemnités et le non cumul de ses avantages,
Resserrement des échelons administratifs (commune – fusion département/région pour un espace intermédiaire- échelon national resserré),
Contrôle permanent des citoyens (organisés ou non en forme « d’opposition ») et des organismes officiels (type « chambres régionales des comptes » aux moyens accrus et aux pouvoirs élargis) sur les décisions des élus (légalité, choix, distribution de l’argent public, répartition des emplois, attribution des logements ….),
Limitation des « pouvoirs des partis » en ouvrant et favorisant les possibilités électorales ( notamment le référendum d’initiative locale et l’élaboration par le citoyen ordinaire de listes pour les présenter aux différents scrutins), les moyens de blocage, les outils d’information et de contrôle par les citoyens organisés ou non,
Mise en place de toutes les mesures légales permettant d’empêcher tout ce qui pourrait faire naître le carriérisme politique…
Il ne s’agit ici que de quelques pistes, chacune demandant approfondissement et précisions… débat large, aussi. Mais ce début de moralisation permettrait, déjà, de séparer le bon grain de l’ivraie, et de casser le cycle infernal mis en place par la caste politicienne depuis quarante ans qui a transformé le « personnel politique » en professionnels affairistes plus aptes à construire un plan de carrière qu’à œuvrer dans le sens de l’intérêt de la Nation, du peuple qui la fonde et la justifie, des citoyens qui l’animent et la font vivre…
Et cela nous éviterait, peut être, ce type d’affirmation péremptoire, mensongère, nauséeuse, prononcée sans broncher à la fin de son interview sur TF1, face à une pseudo journaliste en forme de carpette humide et complaisante, par le millionnaire mondialiste socialo-bobo compatible « oligarchie financière » Strauss Kahn : « mais toute ma vie a été consacrée à essayer d’être utile au bien public »…
Faut-il en rire de mépris ou en pleurer de rage ?
Empédoclatès
1 – Enfin, presque, hors une petite trentaine dont le député du 06 Lionnel LUCA à l’origine de la proposition de diminution de 10% des indemnités parlementaires.

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