Il n’a rien d’autre à foutre, le Parquet de Versailles ?

Publié le 15 décembre 2018 - par - 8 commentaires - 1 724 vues
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Une fois de plus le parquet de Versailles,  juge d’instruction en tête, se distingue dans l’abject. Cette fois ci, il poursuit une grand-mère de 71 ans pour être allée en Afrique nourrir ses petits enfants de 6 et 11 ans que la France y avait  abandonnés, avec la mort à coup sûr. Comment en est-on arrivé à cela ?

L’affaire est ignoble.

Monsieur JDG, un officier du ministère de l’Intérieur, spécialiste de l’analyse de l’anti-terrorisme, et également formé à l’École de guerre économique, donc un homme dont on aurait bien besoin aujourd’hui, était parti en 2009 suivre une formation scientifique à Montréal avec femme et enfants de 2 et 7 ans. Or, Madame, encouragée par la Fédération des femmes du Québec, un nid de super-hystériques unies contre les mâles blancs, s’inventa un mari violent, le temps de  se faire attribuer les enfants. Rien là que de très banal. Pour la petite histoire, Madame avait été poursuivie à Paris pour agressions sexuelles sur des collègues. Au bout de 10 mois, les enquêtes reconnurent Monsieur innocent et le juge de la famille Zonatto écrivait dans son jugement n° 525-41-024190-118  du 24 mai 2012 qu’il fallait que Monsieur, n’étant pas l’homme décrit par Madame, « soit reconfirmé dans son rôle de père, responsable et compétent , un père qui reçoit l’affection de ses enfants et la mérite ». C’est tout dire.

Vous me direz : et le parquet de Versailles, dans tout ça. Attendez, on y vient. Mais précisons encore qu’a Montréal, durant l’enquête,  de février 2011 à mai 2012, le malheureux s’était vu imposer une trentaine de journées de procédures, à 200 dollars l’heure d’avocat. Il y perdit sa chemise, Madame le poursuivant sans cesse pour s’opposer aux visites du père. Bref, le juge lui rendit la garde partagée, un léger bonus étant accordé à la mère malgré ses parjures, ce qui la rendit folle furieuse. Aussi la harpie, encouragée par sa Fédération pour laquelle elle avait fait des levées de fonds, décida-t-elle d’utiliser l’ignoble argument selon lequel le père serait pédophile, lui, cet homme intègre, ce porteur d’armes, passé de nombreuses fois devant les psychiatres, compte tenu de son métier, pour constater son bon fonctionnement psychologique. Et afin de faire avaliser ses dires, cette mère devenue indigne viola elle-même, avec ses ongles, les enfants, et courut dans tous les hôpitaux pour tenter de convaincre. En vain. Non seulement elle ne fut pas crue, mais l’enquête que dut faire la police (c’était son rôle) sur Monsieur, soit le détecteur de mensonges, les analyses biologiques et les dires des enfants, montrèrent qu’une fois de plus on avait accusé un innocent. Monsieur, donc, conserva son droit de garde mais avec une grande inquiétude, craignant ce que l’ex-épouse ferait la prochaine fois.

Et maintenant nous arrivons  à l’indigne parquet de Versailles. Monsieur obtint l’autorisation d’amener ses enfants en France en juillet 2014 pour les grandes vacances. Et l’aîné des enfants, M., qui était maintenant âgé de 12 ans, s’étant plaint à son père des mauvais traitements de la mère, fut amené devant la police judiciaire de Versailles pour en témoigner. Quel juge n’aurait pas sanctionné cette mère française, et rendu justice à ce père, en écoutant les plaintes de l’adolescent ? Plaintes déposées aussi devant le Dr Sarfaty, pédopsychiatre de l’hôpital de Créteil, et devant le Dr Pereira, psychiatre expert nommé par le tribunal, lequel écrivit dans son rapport du 4 novembre 2014 que l’adolescent lui avait déclaré : « Ma mère me rentrait deux doigts dans l’anus et me griffait. J’étais allongé sur ma mère. Elle me retenait. Je luis disais : arrête maman, cela me fait mal. Elle m’a dit d’accuser mon père ». Quant à sa déposition devant le commissaire Roy, du tribunal de Versailles (PV2014/007632/5), elle fut encore plus circonstanciée : « Ma mère me fait du mal. ». Il raconte que sa mère a exigé qu’il dise que son père met « son truc » dans ses fesses, mais qu’ayant refusé de faire ce mensonge, « ma mère m’a griffé le visage au niveau des joues, elle m’a tiré les cheveux en les prenant derrière ma tête et elle m’a poussé sur le mur. Après, elle m’a mis les doigts dans les fesses et elle m’a griffé à l’intérieur ». « Je sais qu’il y avait deux doigts parce que je les sentais, et en plus elle avait des griffes sur les doigts et c’est comme ça qu’elle m’a griffé. Moi, j’ai eu mal et j’ai crié. » « J’ai eu des blessures dans les fesses. Ça faisait mal quand je m’asseyais ou me levais ».

On comprendra qu’à la lueur de ces déclarations, monsieur JDG n’ait pas voulu ramener ses enfants à Montréal. Il aurait dû être soutenu par la France, par le parquet, par sa hiérarchie. Or, il n’en fut rien. « Vous êtes résident canadien, lui dit-on, vous ramenez les enfants là bas ». Pis, le juge rendit un jugement dans lequel il écrivit qu’il ne pouvait tenir compte des déclarations d’un enfant de 9 ans alors que celui-ci en avait 12. Très inquiet pour ses enfants, Monsieur partit en octobre 2014 avec eux au Sénégal où des amis avaient proposé de l’accueillir. Et puisque Monsieur était résident canadien et que la justice  française prétendait ne pas pouvoir intervenir, elle aurait dû en rester là.

Eh bien, non ! La France lança un mandat d’arrêt international contre ce père qui ne faisait que protéger ses enfants et avait accepté de tout perdre pour eux. Il inscrivit ses enfants à l’école, l’aîné au lycée français de Dakar. Et la petite famille y coula des jours tranquilles durant près de deux ans, jusqu’au 2 août 2016 où, sur demande du parquet de Versailles, Monsieur fut arrêté et incarcéré dans la barbare prison de Reubeuss. Barbare parce que la mortalité y est effroyable du fait que les détenus n’y sont pas nourris et y meurent donc de faim. L’ambassade ne se soucia pas d’aller nourrir cet officier français, ce qui signifiait sa condamnation à mort. Oui, le parquet de Versailles avait condamné un officier français à mort, coupable du seul crime d’avoir protégé ses enfants. Et les enfants, qui avaient alors 6 et 11 ans ? Eh bien, eux aussi avaient été condamnés à mort, puisque le parquet,  en arrêtant le père, ne s’était pas soucié de les récupérer.

De bonnes âmes sénégalaises appelèrent en urgence la grand-mère en France et elle prit le premier avion le 5 août 2016 pour sécuriser sa famille, dans un pays dans lequel elle n’avait jamais mis les pieds. Cette femme, qui n’avait rien fait dans toute cette affaire, avait été plusieurs fois en 2015 et 2016, convoquée par la police judiciaire de Versailles sur ordre du juge d’instruction, afin de témoigner sur son fils, ce qu’elle avait toujours refusé de faire. En effet, les conventions internationales aussi bien que la morale interdisent à un parent de témoigner sur ses enfants. Mais cette femme n’avait, quant à elle, rien à se reprocher. Monsieur JDG, officier de renseignement de 40 ans, ne consultait pas sa mère pour organiser sa vie, et cette femme n’avait pas organisé ni aidé son départ vers le Sénégal.

Sur place, elle dut trouver un logement, aller tous les jours porter son repas et son eau à son fils incarcéré, faire travailler les enfants qu’elle inscrivit au CNED, ne pouvant faire autrement, tandis que la France continuait à abandonner Monsieur et ses enfants. Entre-temps, Monsieur contractait dans cette effroyable prison une terrible hépatite, et ce fut son avocat qui réussit à l’en arracher pour l’emmener à l’hôpital, in extremis, en décembre 2016. Des mois durant, il fut très diminué et dans l’incapacité de s’occuper de ses enfants abandonnés scandaleusement par l’État français, Madame G. continuant a s’en occuper. Elle s’était fait inscrire à l’ambassade de France à Dakar sur le registre des Français à l’étranger et avait donné son numéro de téléphone. Mais elle ne fut nullement contactée. Ce n’est que le 17 février 2107 que l’État français fit arrêter avec la plus extrême brutalité les enfants en pleine rue pour les remettre à leur mère et la grand-mère, épuisée, put enfin rentrer chez elle, son devoir accompli, tandis que Monsieur, constatant que le Sénégal n’était toujours pas indépendant, la Françafrique continuant à y sévir, partait au Moyen-Orient, s’y promenant entre divers pays.

Ne pouvant mettre la main sur Monsieur qu’anormalement le parquet de Versailles poursuivait de sa haine, même les enfants étant chez leur mère, on s’en prit à Madame G. Celle-ci m’a raconté que, sans vergogne, le commissaire de police judiciaire lui avait dit que c’était pour faire pression pour obtenir d’elle des témoignages sur son fils. Ce à quoi elle se refusa, comme il se doit. Mais Madame G., convoquée devant le juge d’instruction pour une fausse complicité d’enlèvement, fut placée sous contrôle judiciaire, après avoir été mise en garde à vue, lacets, soutien-gorge et slip ôtés, sous prétexte qu’elle pourrait se pendre avec, puis jetée sans ménagement sur le trottoir avec ses sous vêtements dans les bras après s’être vu refuser le droit de se rhabiller dans les locaux du palais de justice.

Si l’on y regarde de plus près, attendu que Madame G. n’a ni hébergé son fils en France (il était chez l’arrière-grand-mère), ni su quelles étaient les intentions de celui-ci (il avait fait, alors en France, plusieurs voyages à l’étranger, Italie, Angleterre, Sénégal) et rien n’indiquait qu’il veuille s’installer  à l’étranger, qu’elle avait fait des démarches pour demander un titre de séjour pour la compagne de Monsieur (un témoin digne de foi l’a déclaré), ce qui signifie qu’elle n’imaginait pas qu’il ne revînt pas, ni envoyé à Monsieur d’argent ou d’objets au Sénégal, ni mis les pieds au Sénégal jusqu’à l’incarcération de Monsieur, et qu’en outre, elle s’était inscrite sur le registre consulaire de Dakar, il est clair et évident que le harcèlement contre cette femme est inhumain et n’a pour but que de faire pression sur son fils qui n’a pourtant rien d’un criminel. En tout état de cause, Madame G. est piégée : soit elle n’allait pas au Sénégal pour y nourrir sa famille, en contravention avec son devoir alimentaire, et cela lui aurait été reproché ; soit elle y allait, mais cela lui était également reproché comme une complicité alors que la France avait abandonné sa famille qui ne pouvait pas se nourrir dans les conditions qui étaient les siennes.

Donc, que madame G. fasse ou qu’elle ne fasse pas, on lui donne tort. C’est kafkaïen. Le juge d’instruction a même réclamé son incarcération ce 10 décembre, car cette dame, dont la retraite est très insuffisante pour survivre, comme pour beaucoup de retraités, a passé les frontières de la France pour essayer de monter une petite affaire d’import-export. Elle n’a pas, pour autant, quitté la France, continuant à y résider. Est-ce cela, la justice de notre pays ? S’étonne-t-on que les Gilets jaunes veuillent tout renverser, politiques et magistrats confondus dans l’oppression du peuple ? Il n’a rien d’autre à faire, le parquet de Versailles, que de poursuivre de braves gens qui n’ont rien à se reprocher ?  À moins que cela soit pour cacher les crimes du parquet, car abandonner une famille en Afrique noire en lui enlevant tout moyen de se nourrir, oui, c’est un crime contre l’humanité. Fort heureusement, après la scandaleuse affaire d’Outreau, le corps des juges de la liberté et de la détention a été institué pour calmer l’ardeur des juges d’instruction à détruire la vie des braves gens et madame G. a pu rentrer enfin libre de ses mouvements. Nous ne pouvons que nous en réjouir en pensant que nous nous devons d’apporter notre soutien à cette famille. Et faire éclater au grand jour ce genre de scandales. Les victimes doivent parler. Nous leur ouvrons ici l’occasion de se faire connaître. N’hésitez pas à nous contacter.

Pierre Chamboud

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8 réponses à “Il n’a rien d’autre à foutre, le Parquet de Versailles ?”

  1. Ivan Greindl dit :

    Mme le Juge Chloé Delalle est une véritable honte pour sa profession !
    Comment laisse-t-on des magistrats aussi lamentables et obtus, sévir dans les tribunaux d’une nation « démocratique » ??

  2. Clamp dit :

    Et pendant ce temps là, les enfants sont toujours avec leur mère ? Waow ! C’est dur de ne pas s’enfoncer dans des rêves de violence à cette lecture. Il faudrait des noms quand même, parquet de Versailles, juge d’instruction en tête, c’est des gens, comment s’appellent-ils ? Il faut bien être conscient que toute cette caste de coupables n’a aucun intérêt à voir la victoire des GJ qui signifie une justice vert de rage à leur encontre et ils s’emploieront à lutter au maximum pour les empêcher d’aboutir. Dieu que ça va être long et difficile. Il faut partager cette histoire et de manière plus générale faire informer les GJ des forfaitures de la justice française car tous ne sont pas forcément au courant de l’urgence de lui faire rendre des comptes. Moi, je partage cet article à mon petit nivea

  3. Jelesavé dit :

    Depuis quand les juges rendent la justice aux victimes d’attentats et autres délits.Tous les juges et autres suceurs de fric, ne sont que des carriéristes éhontés qui sont à la solde des gouvernements succéssifs, ils tiennent trop à leur situation de serf du pouvoir en place, et change de veste et d’avis selon le moment se sont de véritables girouettes sans honneur, leur ego les mange sans aune retenue.
    A QUAND DES GENS HONNETES DANS LES TRIBUNAUX……..

  4. Camarade Ogilvy dit :

    Les diverses monstruosités de la justice sont monnaie courante. Complice de maltraitance et faisant l’apologie du mensonge, elle n’en est pas à son coup d’essai. Ma fille a dix-huit ans dans un mois, je peux me lâcher.

    Un extrait ?
    « Cependant le discours actuel de l’enfant, âgée de 9 ans seulement, -et dont la capacité de discernement n’est pas certaine-est tellement excessif et vindicatif à l’égard de sa mère dont les mesures d’instruction ont démontré les capacités, qu’il en est
    caricatural et ne peut qu’être une fois de plus porteur du discours du père… »

    Il a fallu un juge des enfants ayant décidé de vraiment entendre ma fille pour que cette dernière soit placée chez moi avec un droit de visite restreint pour sa mère.

  5. saintongeais dit :

    histoire ahurissante! mais pour quelle raison ce monsieur était-il toujours « résident canadien »? Pour quelle raison ne veut-il pas vivre en France avec ses enfants?

  6. Joël dit :

    Histoire incroyable ! On a du mal à imaginer que cela se passe en France. Quoique lorsque l’on lit les compte-rendus d’audience des procès, on n’est qu’à moitié étonné.
    Juge d’instruction ou d’inquisition ?

  7. montecristo dit :

    J’autorise Riposte Laïque à donner mon adresse mail à toute personne ou association qui serait concernée par ce genre d’affaire dans le but d’organiser la défense.envers cette escroquerie sentimentale, morale et financière. Merci