Il ne peut plus y avoir la moindre confiance entre des élus qui ont détruit la France et le peuple

L’affaire Cahuzac, dont on ne connait que les premiers balbutiements, a jeté une véritable grenade dégoupillée dans les rangs de nos élus. La transparence des patrimoines voulue par François Hollande, laquelle ne pose pourtant aucun état d’âme aux élus des pays nordiques ou des Etats unis, donne lieu chez nous à des échanges qui atteignent des sommets d’hypocrisie, tant à gauche qu’à droite. Ce qui est parfaitement légitime pour certains n’est qu’enfumage et diversion pour d’autres.

affiche 2 provisoire  complèteCette polémique en dit long sur l’état d’esprit de nos politiques pour qui les mots « république exemplaire, démocratie, égalité, justice, transparence, morale, vérité ou liberté » ne sont que des notions à géométrie variable qu’ils interprètent à leur façon, le plus souvent au détriment des citoyens. Et si le désamour entre les élus et le peuple grandit de jour en jour, c’est qu’il y a une raison majeure à ce divorce : c’est le déni permanent de démocratie et le mépris de nos responsables politiques envers leurs électeurs. Car contrairement aux belles paroles et aux postures moralisatrices de ceux qui prétendent se draper dans le manteau de la vertu, la réalité est accablante pour la classe politique dans son ensemble. Pour une majorité de citoyens, tout le monde est à mettre dans le même sac et les griefs sont multiples.

Où est la république exemplaire quand de nombreux élus, voire des ministres, sont des repris de justice ?

Où est la démocratie quand on confisque au peuple son « non » au référendum sur la Constitution européenne ?

Où est l’égalité quand certains citoyens français sont moins bien moins  soignés que les étrangers ?

Où est la justice quand les voyous ont toujours plus de droits que les victimes ?

Où est la transparence quand tous les gouvernements maquillent les chiffres explosifs de la délinquance ou du chômage ?

Où est la morale quand on refuse aux enfants adoptés leur droit élémentaire d’avoir un père et une mère ?

Où est la vérité quand un candidat présidentiel trompe ses électeurs et leur fait des promesses intenables pour être élu ?

Où est la liberté quand la dictature de la pensée unique juge et condamne tous les contradicteurs du politiquement correct ?

On pourrait ainsi égrener pendant des heures les multiples maux et les mensonges qui gangrènent notre démocratie. A force de tromper la confiance des électeurs depuis des décennies, nos dirigeants ont fini par détruire le contrat social qui unissait l’Etat et le peuple. Comment pourrait-on avoir encore confiance en des politiques qui ont mené le pays à la ruine, mettant ainsi en danger la cohésion sociale ? Chaque Français, bébé compris, a 30000 euros de dettes, le chômage est à ses plus hauts historiques, l’insécurité explose, l’intégration a totalement échoué, tous nos comptes sociaux sont dans le rouge et notre croissance est nulle ! Tout cela, à qui la faute, si ce n’est à ceux qui ont mené depuis si longtemps une politique irresponsable ?

Alors, avec un tel bilan, tous ces élus qui se disent aujourd’hui victimes du populisme, devraient la jouer modeste. Car les véritables victimes de ce désastre national, ce sont en priorité les citoyens.

Jacques Guillemain

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