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Il s’interroge sur la blancheur de nos footeux : Lesquen condamné !

 

 

Henry de Lesquen, qui fut président de Radio Courtoisie de janvier 2007 à juillet 2017, a été condamné mercredi 6 juin 2018 par la Cour d’appel de Paris à un total de 7000 euros d’amende pour « provocation à la haine » et « contestation de crime contre l’humanité ».


Soulignons d’emblée que la Cour d’appel n’a pas condamné M. de Lesquen pour des propos tenus à l’antenne de la Radio libre du Pays réel et de la Francophonie, mais pour des tweets émanant d’un compte intitulé Henry de Lesquen 2017, créé par l’ancien haut fonctionnaire et président du Carrefour de l’horloge pour soutenir sa « candidature virtuelle » à l’élection présidentielle de 2017.

 

Dans un tweet du 16 juillet 2016, Henry de Lesquen s’était interrogé sur le degré de « blancheur » de l’équipe de France de football et sur la manière de la « franciser ». La Cour d’appel l’a condamné au chef de « provocation à la haine » à 1000 euros d’amende et à un euro de dommages et intérêts à six associations anti-racistes, dont le Mrap et la Licra, et à verser 1000 euros à chacune d’elles au titre des frais de justice.

 

Dans des tweets postés les 27 et 28 avril 2016, il s’était dit « émerveillé de la longévité des rescapés de la Choah (sic) morts à plus de 90 ans ». « Ont-ils vécu les horreurs qu’ils ont racontées ? ». « La plantureuse Simone Veil a 88 ans. A ma connaissance, elle va bien ». Des propos pour lesquels sa condamnation à une amende de 6000 euros pour contestation de crime contre l’humanité a été confirmée en appel. M. de Lesquen a par ailleurs été condamné à verser 1000 euros de dommages et intérêt au Mrap et 500 euros à d’autres associations parties civiles, et à s’acquitter des frais de justice.

 

En revanche, infirmant le jugement de première instance, la Cour d’appel de Paris l’a relaxé du chef d’injure publique pour ses propos sur « la musique nègre » et sur « le racisme des juifs »


« Centrée sur le rythme, la musique nègre s’adresse au cerveau reptilien », avait ainsi écrit M. de Lesquen dans un tweet de décembre 2015. La cour d’appel a considéré que le prévenu n’avait en cela émis qu’une « opinion sur un genre musical ».

 

« C’est le racisme des juifs qui les a conduits au monothéisme quand ils ont privé de leurs dieux les goyim qu’ils haïssaient », avait-il par ailleurs tweeté en janvier 2016. La cour d’appel a considéré que ces propos ne visent pas « un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance (…) à une prétendue race ou une religion déterminée », mais s’inscrivent « dans le contexte historique de la période antique ».

Rappelons que lors de l’assemblée générale du CDARS Radio Courtoisie du 1er juillet 2017, M. de Lesquen n’a pas été réélu au sein du conseil d’administration. L’ancien président quitte alors toutes ses fonctions au sein de la Radio, dénonçant « un putsch manigancé par un trio d’individus envieux et incompétents » et qualifiant la nouvelle direction d’« équipe de bras cassés ». A la suite d’un recours intenté par deux membres du nouveau conseil – et par ailleurs vice-présidents du Carrefour de l’Horloge –, le tribunal administratif de Paris prononce l’annulation de l’élection du 1er juillet 2017. Le 30 mai dernier, l’assemblée générale du CDARS Radio Courtoisie, convoquée par l’administrateur judiciaire provisoire, a procédé à l’élection du nouveau conseil d’administration de la Radio. Ont été élus : MM. Jean-Noël Audibert, Rémi Bonnevialle, Pierre-Alexandre Bouclay, Mmes Anne Collin et Dominique Paoli-Latil et M. Patrick Simon. A l’issue de cette assemblée générale s’est tenu un conseil d’administration qui a investi Mme Paoli-Latil, Mme Collin et M. Audibert respectivement des fonctions de président, secrétaire général et trésorier de l’association. Ces résultats, identiques à ceux de l’assemblée générale du 1er juillet 2017 qui avait vu la non-réélection de M. de Lesquen au conseil d’administration, devraient, sauf nouveau coup de théâtre, marquer une sortie de crise pour Radio Courtoisie.

 Saturnin Bosco